Junya Yume (Terminé)
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(#) Sujet: Junya Yume (Terminé) 20.07.16 4:34
Image Présentation 600*200
Yume & Junya

Informations
Année de Naissance : An 18 (32 ans.)
Genre : ♂.
Race : Requin-Tigre.
Statut : Libre.
Métier :Ex-Prêtre de Kage, Milicien.
Don(s) :

Crocs et Ongles acérés : Comme son animal totemique, Junya possède une force gigantesque dans sa mâchoire, il peut allonger ses dents pour mordre sans jamais relâcher sa proie. Cette capacité s’étend jusqu’à ses poignets, et il peut faire pousser ses ongles pour les rendre tranchants et presque incassables. Il est alors extrêmement difficile de lui échapper, surtout si ses doigts se referment autour de vous.

Ampoules de Lorenzini : Grâce à ces organes sensoriels qu'il tire de son hybridation, Junya peut détecter les contractions musculaires émises par les créatures vivantes proches. Cela signifie qu'il est capable de deviner la présence de ceux autour de lui, même-si ces derniers ne sont pas dans son champs de vision direct ou cherchent à se cacher, ce qui est très pratique pour son travail ou lorsqu'il effectue ses patrouilles en ville. Il se sert également de ce sens pour évaluer l'état émotionnel d'un individu et est capable de sentir les changements de températures présents dans l'air ou l'eau. Malheureusement, ces ampoules -qui se situent toutes le long de ses côtes- sont extrêmement sensibles et le simple fait de les toucher -ne serait-ce qu'un peu trop longtemps- peut provoquer des irritations importantes, comme une sérieuse inflammation de la peau. Il fait donc ainsi particulièrement attention à protéger cette partie de son corps.

(Merci à Marié Yume pour l'idée de ce pouvoir qu'elle m'a gentiment laissé utiliser ! ^^ L'âge de Junya a été vielli après discussion avec Tanchô o/)


Psychologie & Physionomie



Caractère :


Comme le requin-tigre dont il porte si bien l'hybridation, Junya est quelqu'un de féroce sous ses apparences placides. Bien que son grand calme soit exemplaire et sa patience impressionnante, il reste quelqu'un d'en vérité passionné et colérique, qui ne supporte ni l'échec, ni qu'on lui désobéisse. Intransigeant et minutieux, Junya est une personne qui sait s'imposer aux autres et n'hésite pas à faire valoir ses opinions. Il a la dent dure et son côté perfectionniste veut qu'il soit sévère, voir  extrêmement critique, tant envers les autres qu'envers lui-même.

On peut ainsi affirmer qu'il est particulièrement fier et soucieux de paraître au mieux de sa forme. En ce sens, pas un pli ou une tâche ne se fera voir sur ses vêtements immaculés et jamais une manche ne viendra le gêner dans son maniement du sabre, car il est aussi méticuleux dans ses gestes, que dans sa posture, ses paroles ou son attitude. D'une politesse extrême, Junya fait en sorte de respecter et appliquer les traditions à la lettre, ne s'autorisant aucun manque à l'étiquette.

Amoureux de la loi et de l'ordre, également amoureux de la force, Junya est un individu qui tient en haute estime la société ainoko et croit en sa suprématie. Il fait donc appliquer les règles avec vigueur et n'est pas dés plus compréhensif en ce qui concerne « le crime ». C'est à dire qu'il ne croit pas au principe qui veut « que la fin justifie les moyens ». Pour Junya, il n'y a que l'effort qui permet de s'en sortir et ceux qui commettent une faute ne cherchent qu'à prendre le chemin facile.

Toutefois sous cette philosophie rude et cette froideur polaire se cache en vérité un cœur plus tendre qu'il n'y paraît. Car Junya est quelqu'un de fidèle qui place l'amour familiale avant tout et n'importe quoi, même son propre bien-être. De même, s'il ne fait pas facilement preuve de compassion, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas capable de pardonner. Junya est enclin à accorder une deuxième chance aux gens pour peu que ceux-là se montrent dignes de son attention et déterminé à s'améliorer.

Malheureusement cette obsession qu'il a de se rendre irréprochable le pousse parfois dans des retranchements extrêmes. Par exemple, il ne se soucie pas du tout de sa santé et ne prend que rarement la peine d'aller chez le médecin. Il ne supporte pas d'être en état de faiblesse et ne prend pas non plus le temps de s'amuser ou de se reposer, sauf lorsqu'il s'agit de s'occuper de son jeune frère. C'est d'ailleurs pour lui que Junya essaie d'être le parfait modèle, se voulant fort et posé en toutes circonstances, une figure protectrice et présente peu importe la situation.

Junya aimerait protéger Naoki du monde et tient à le voir grandir dans le bonheur et la joie, à l'abri du malheur. Il estime que ce dernier n'a pas à souffrir pour trouver le droit chemin et souhaite à le voir s'épanouir dans le meilleur environnement qui soit. C'est en parti pour cela qu'il éprouve une telle rancoeur envers son père.

En effet, Les rapports qu'entretient Junya avec Fumihiro, -aujourd'hui inexistant-, ont beaucoup affecté sa vision de la vie et son caractère. A cause de lui, Junya fut un temps prêtre de Kage, puis milicien. Encore à cause de lui, Junya décida de se dévouer corps et âme à la pratique de ses katas, de la guerre et de la méditation. Et toujours à cause de lui, il connu la déception, la tristesse et la colère. Pour cet homme qui avait au final arpenté son enfance et son adolescence comme un fantôme Junya s'était donné s'en compter, à la recherche d'une reconnaissance qui ne venait jamais, mais porté malgré chaque désavoue par cette admiration qu'il avait du Grand-Prêtre de Chi.

Mal-lui en pris puisque cette vision idyllique fut totalement brisée, il y a de cela quelques mois, par la main de Fumihiro lui-même. Depuis, il ne veut plus le voir, ni rien entendre à son son sujet. Il l'a tout simplement rayé de sa vie et entend protéger Naoki de sa mauvaise influence. Le plus difficile étant cette cruelle ressemblance qui existe entre eux et qui fait qu'à' chaque jour qui passe le Yume exècre son reflet un peu plus. Toute cette rancoeur et ces non-dits le ronge, surtout qu'il se retrouve obligé de mentir à Naoki sur les raisons de l'absence de Fumihiro.

Physique :


Physiquement Junya est grand et fin. Il a un corps élancé et musclé par des heures entières de pratique au Kendo. C'est un guerrier né et cela se voit à ses mains griffues et les cicatrices qui barrent parfois sa peau de vilaines lignes pales. Il n'en est pas pour autant honteux et les portent avec fierté. Elles sont les trophées de ces succès au combat et le fruit d'un entraînement acharné qui a fait de lui une excellente recrue pour la Milice Kaijuu.

Son visage est ciselé et son nez droit. On déplore toutefois l'absence d'expression de son faciès qui ne s'ouvre que rarement aux rires et à la joie. Junya est quelqu'un de stoïque dont les expressions ne changent guère. Il n'enlève ainsi quasiment jamais ce masque d'autorité et de calme qui est le sien et qu'il s'est forgé avec beaucoup d'efforts et de méditation. Même s'il est en colère ou nerveux, ce n'est pas sur son visage que cela s'affichera, plus dans le tremblement imperceptible de ses mains et la rigidité de sa silhouette qui se veut normalement extrêmement souple. Ces brefs accès de rages sont néanmoins rares et ne concernent en général que ses propres échecs.

On en a souvent dit au désarroi de Junya qu'il a hérité du visage lisse et propre de son père, ce masque de fer qui paraît définitivement plus jeune que la moyenne. Cela énerve profondément le Yume qui ne supporte pas qu'on puisse voir son assassin de père en lui et n'accepte pas non plus qu'on fasse référence à cette grande similitude qu'il existe entre-eux. Une ressemblance qui est définitivement accentuée par ses longs cheveux pâle dont il prend extrêmement soin tout en les détestant énormément, ce qui est assez paradoxale. Il ne s'est néanmoins jamais résolu à les couper, sans doute parce que sa mère aimait beaucoup cette splendide chevelure qui est la sienne et certainement aussi parce que Naoki a décidé de se faire pousser les cheveux pour lui ressembler. Lorsqu'il part en patrouille, il fait attention à les attacher en queue de cheval haute, histoire de ne pas les abîmer en ou encombrer la fluidité ses mouvements.

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Biographie



(Voilà pour l'histoire ! Je suis désolée, s'il reste des fautes, j'ai eu du mal à me relire à cause d'une mauvaise migraine ! J'espère que le tout ne sera pas désagréable à lire ! Je me suis permise de me servir de mon rp test comme dernier texte de fin, puisqu'il avait bien plu. : 3)


Installée dans le grand jardin de la demeure Yume, Chinami profitait d'un agréable bain de soleil. Elle appréciait la douceur avec laquelle les rayons chauffaient sa peau pâle et protégeaient son corps de la froideur de cette fin d'hiver. Ses doigts se posèrent sur son ventre qu'elle caressa tendrement, déjà ronde des premiers mois. Un peu plus loin, elle pouvait observer avec plaisir la silhouette de Junya qui répétait quelques mouvements avec application.

Junya n'avait pas été un adolescent difficile et s'était transformé en un jeune homme avenant et plein de bons principes. C'était un ainoko tout ce qu'il y a de plus honorable et qui avait bien grandi en dépit des absences de son père, à qui elle savait pertinemment qu'il cherchait à plaire. Il ne manquait d'ailleurs à Junya que la reconnaissance de celui-ci pour être enfin un adulte accompli. En attendant, elle pouvait affirmer avec fierté qu'il avait été correctement élevé et se promettait à un bel avenir. Plus que jamais, le jeune Yume marchait dans les pas de son père et Chinami constata, appréciative, combien Junya ressemblait désormais à Fumihiro. Déjà petit, la ressemblance était frappante, mais ces temps-ci elle atteignait son paroxysme.

Et quand elle disait ça, l'ange bleue ne pensait pas qu'au physique, ce n'était pas qu'une question de silhouette -bien que les leurs soient justement très proches-, mais aussi d'aura. Les deux avaient une façon de grimacer et de sourire similaire. Ils se mouvaient avec la même grâce, parlaient sans le vouloir d'une façon semblable et agissaient tous deux de manière froide, cachant un cœur tendre sous une épaisse couche de sévérité. Ils étaient calmes et posés, possédaient ce même regard mystérieux et limpide. C'était comme écrit sur le front de l'un comme de l'autre qu'ils étaient père et fils et cela la rendait simplement heureuse parce qu'elle les aimait de tout son coeur.

Pouvait-elle souhaiter plus que cette vie ? Chinami ne le pensait pas.
Une petite quinte toux l'agita et elle se décida à rentrer pour ne pas attraper un mauvais rhume. Cette grossesse allait être -selon le médecin- plus rude que la première pour son corps qui fragile et en proie aux premières affres de l'âge était moins résistant qu'à l'époque de la naissance de Junya. Il est vrai que depuis presque 25 ans était déjà passé. Elle avait du mal à réaliser que son bébé était déjà aussi grand. Elle ne l'avait pas vu s'épanouir, trop occupé à le chouchouter sans arrêt, incapable d'accepter que bientôt viendrait le temps où son petit la quitterait pour aller fonder son propre foyer. Chinami se coucha entre les couettes de son futon, son ventre dans sa main qu'elle protégeait avec soin. La Mère qu'elle était espéré que l'écart d'âge assez important entre Junya et le bébé servirait non pas à les éloigner, mais bien à les rapprocher. Qui sait ? Peut-être que si Junya ne tardait pas à se marier, elle aurait le plaisir de partager les joies des couches avec sa belle-fille. Chinami étouffa un gloussement, le malheur semblait loin de sa maison.

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Le soir était à l'orage dans la maison Yume. Junya fièrement habillé dans son kimono de cérémonie faisait anxieusement les cent pas. Cela fait déjà plus de trois heures qu'il arpentait le salon de long en large sous les yeux alertes de son grand-père. Ce dernier avait bien tenté de lui raconter quelques histoires, essayait de le détendre à l'aide d'une vielle blague de loup de mer, mais rien n'y faisait et Junya ne l'écoutait plus du tout, si tant était qu'il l'est écouté un jour. Ce dernier était devenu bien trop sérieux avec l'âge et Mamoru peinait à reconnaître le petit enfant qui adorait s'assoir sur ses genoux quand il n'était pas plus haut que trois pommes. Il a décidément trop pris de son père, pensa-t-il, bien qu'en l'occurrence la nervosité dont faisait preuve Junya n'était pas du tout typique de Fumihiro. Parsambleu ! Cela aurait dû l'être ! Cette raie d'eau douce est décidément trop endormie, où est-il alors que sa femme est en plein travaille ?-songea-t-il amèrement. Mais il était lui-même en vérité trop inquiet pour avoir le temps de maudire savamment son beau-fils. Dans un soupir, Mamoru tira sur sa pipe et tenta de rassurer son petit-fils une énième fois.

-Ne t'en fais pas, ça ira. Mettre un enfant au monde est une véritable épreuve morbleu ! Il est normal que ça prenne du temps. Et puis, ta mère n'en est pas à son premier petiot.

-Mais quand elle m'a eu, elle n'avait pas le même âge et n'était pas dans cet état avancée de faiblesse. Elle n'a presque rien mangé les derniers jours...-sonna la voix de Junya, stressée.- Et père qui n'est toujours pas là...

-Il va venir. -affirma Mamoru, mais sa voix manquait de conviction.-

Le cœur serré, Junya se remit à faire le tour de la pièce. Lui qui mettait un point d'honneur à ne jamais laisser ses émotions prendre le dessus, était pourtant dans un grand état de panique à l'instant. Le fait est qu'il se sentait terriblement impuissant. Il s'en voulait de n'être d'aucun secours pour sa mère qui, un peu plus loin, s'en remettait à Taisha, et il s'en voulait également de ne pas être capable de tenir la route en ce moment crucial ! Mais c'était la première fois qu'il assistait à un accouchement et il ne savait définitivement pas quoi faire, surtout que depuis le début de la journée, un mauvais pressentiment lui tordait le ventre et la gorge, ne rendant ses respirations que plus difficile et ses épaules plus lourdes. Désespéré, il s'avachit enfin contre le mur à côté de son grand-père. Il s'en serait presque arraché les cheveux tellement tout cela n'était pas de lui. Son manque de connaissances et de calme le débectait, mais il ne parvenait pas à retrouver la sérénité. Il vivait une véritable crise d'angoisse.
Mamoru allait poser sa main ridée sur son épaule quand des pas se firent brusquement entendre, ainsi que des pleurs. Automatiquement les deux ainokos se redressèrent, campés sur leurs jambes et alertes.

-Grand-père, vous entendez ce que j'entend ?


-Pardi que je l'entends mon moussaillon !

Ils se regardèrent et un instant plus tard, tombaient littéralement dans les bras l'un de l'autre. Mamoru tapota affectueusement le dos de Junya. Déjà il se voyait sortir le saké ce soir, sifflant et chantant à tu-tête où sa merveilleuse fille venait de lui offrir un deuxième petit enfant. Junya quant à lui n'avait qu'une hâte, partir immédiatement quérir son père pour lui annoncer la bonne nouvelle. Un sourire imperceptible mais rare sur le bout des lèvres, il était déjà sur le pas de la porte quand le battant en papier de riz s'ouvrit devant lui. Dans l'embrasure se tenait le médecin familial, pourtant joyeux personnage, celui-ci avait une mine bien sombre pour un homme qui venait d'aider une femme à mettre au monde. Junya tenta de se convaincre que ce n'était qu'une vilaine impression de sa part, mais quand ce dernier franchit la porte sans davantage de mots, son angoisse remonta en flèche. Mamoru lui-même avait cessé de rire, sa pipe juste avant encore fumante, éteinte et rangée dans sa poche.

-Je vous annonce avec joie que Chinami Yume-sama a mis au monde un jeune garçon en pleine santé... Et me dois également de vous faire part dans la plus grande tristesse que Madame n'aura malheureusement pas survécu aux suites de son accouchement.

-Quoi ?

La voix de Junya se fit râpeuse. Le tonnerre frappa dehors semblable au bruit qu'emit le corps du physicien alors qu'il le plaquait contre le mur, ses mains sauvagement accrochés au col de ce dernier. Les yeux écarquillés, il le secoua sans ménagement incapable de contenir la rage et le désespoir qui prenaient place en lui. Sa mère ? Morte ? C'était impossible.

-Qu'avez vous dit ?...Qu'avez vous dit ?!

Le médecin apposa une prise ferme sur les poignets de Junya, n'essayant pas de se dégager, mais répétant de cette même voix cruelle, dépourvu de la moindre émotion.

-Votre Mère, Chinami Yume-sama n'a pas surv...

-La ferme ! N'êtes vous pas médecin ?! Par Taisha, n'êtes vous pas médecin ?!! Vous...

-Junya !!!

Le requin s'interrompit interloqué par la voix cinglante qui venait de retentir. Koto Yume fit son entrée dans la pièce. Elle avait les traits tirés et tenait entre ses bras un petit paquet. Son air défait le foudraya sur place. Elle était furieuse.

-Il suffit, regarde ce que tu fais...

Une minute plus tard et Junya relâchait le cou du médecin, le buste bien bas alors qu'il s'inclinait, abattu de honte et de désespoir. Ses cheveux couvraient l'expression de son visage austère, cependant Koto imaginait très bien ce qui pouvait lui passer par l'esprit en ce moment de grande souffrance. Il n'y avait pas mieux placé que la vielle Yume pour savoir que son petit-fils -sous ses airs de statue et de dur à cuire, était en vérité quelqu'un de très sensible. Elle savait aussi combien ce dernier aimait sa mère et elle se doutait qu'à l'instant son monde était en train de s'effriter en un tas de cendres. Elle ne pouvait toutefois pas autoriser Junya à tomber dans la dépression, car l'enfant qui venait de naître aurait plus que jamais besoin de lui. Et puis, elle le pensait assez fort pour surmonter tout ça. Le regard doux, elle caressa la joue du bébé qu'elle tenait entre ses bras, encore minuscule et gazouillant ne se doutant de rien alors qu'il tentait de mâcher sa couverture innocemment. Koto s'approcha de Junya fermement soutenue par le bras de Mamoru qui venait de la rejoindre. Elle se reposa sur lui alors qu'elle s'approchait de son petit-fils qui, bien que debout, manquait de tomber à genoux.

-Regarde-le, c'est ton petit-frère.

-Je ne veux pas le voir...

-Regarde-le Junya, c'est un ordre.

Junya se retrouva sans prévenir avec le bébé entre ses bras. Il dévisagea le visage rond, perdu et incapable de réagir. Heureusement,ce n'est pas lui qui prit l'initiative de la discussion, mais bien son jeune frère. Le nouveau-né comme s'il avait compris quelle profond trouble habitait son coeur, tandis une petite main ferme en direction de sa joue. A ce geste innatendu, le visage sec de Junya s'adoucit automatiquement et il le serra plus tendrement entre ses bras.

-C'est le portrait craché de mère.

-Oui et il n'a que toi désormais pour le protéger. Veille-bien sur lui Junya.

-Ah...je vous le promet.

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-Tu ressembles à ton père.

Spontanément l'épée de Junya se retrouva au niveau de sa glotte et Shohei déglutît vivement. Les réflexes du Yume étaient définitivement très bons.

-Et si vous vous taisiez pour changer Senpai ?


Shohei leva les mains en signe de paix et affirma d'un rire nerveux.

-J'ai compris, je ne t'embêterai plus avec ça. Maintenant peux-tu retirer cet épée de ma gorge s'il te plait.

-Ce n'était qu'un avertissement, je ne vous aurai pas vraiment tranché. - affirma-t-il alors qu'il rangeait son katana proprement.-

Shohei fit signe au Yume qu'il n'avait pas besoin de se justifier. Entre eux, ça avait toujours été comme ça, mais depuis que le père de Junya avait été arrêté, ce dernier était beaucoup plus distant et froid qu'à l'accoutumée, s'excusant de chaque geste qui autrefois avait été un jeu tacite. Ils étaient rivaux après-tout et avaient toujours adoré s'affronter pour le plaisir. Shohei tapota l'épaule de Junya affectueusement en repensant à ces vieux jours, le requin lui adressant un regard glacial en retour. Junya avait toujours détesté les tendances un peu trop tactiles de Shohei bien qu'il ne s'en plaignait pas par fierté, mais aussi par admiration même s'il ne l'avouerait certainement jamais. Shohei était une personne joueuse qui avait su pousser Junya à sortir de son cocon et de cette bulle de mutisme qui était la sienne. Les rares amis que s'était faits le Yume au temple, c'était grâce à Shohei qui le trainait à droite et à gauche faisant la conversation à sa place et le rendant moins inaccessible aux yeux des autres. Honnêtement, il y a des fois où Junya se serait bien passé de l'intervention de ce bougre sans classe ni aucun respect pour les manières, mais il finissait souvent par lui céder. Il faut dire que Shohei Kaijuu pouvait être harcelant parfois. Junya s'arrêta bientôt devant la caserne. Les mains serrées sur son sabre, il répéta une énième fois à l'adresse de son compagnon.

-Je n'ai pas besoin de votre aide, Senpai. Je serais pris grâce à mes propres moyens.

-Hey, je ne fais que m'afficher avec toi, le reste dépend entièrement de tes capacités.

Junya lâcha un soupir bien qu'en vérité il se sentit un brin reconnaissant. L'arrestation de son père avait drastiquement changé son rapport au monde. Les regards autrefois admiratifs étaient désormais empreints de pitiés, les petites échoppes dans lesquelles on l'accueillait auparavant sans problème le voyaient venir d'un mauvais œil et il n'entendait que trop souvent de vilaines bouches murmurer tout bas à son encontre. La famille de Junya était devenue sujette des ragots et les histoires les plus folles commençaient à courir, ternissant non seulement son honneur, mais aussi celui de ses grands-parents et la mémoire de sa défunte mère. Et ça, c'était quelque chose que Junya ne se supportait pas de permettre. Personne n'aurait dû pouvoir cracher sur la tombe de Chinami et personne n'aurait dû pouvoir accabler ses grands-parents d'avoir pareil beau-fils. De même, il était impensable que le requin laisse Naoki grandir dans cette atmosphère de honte et de désarroi, où chacun le verrait comme le fils d'un meurtrier. Les dents de Junya grincèrent.

Fumihiro avait gâché sa famille. Il n'avait pas été présent quand le malheur s'était abattu sur eux et que Chinami les avait quitté pour gagner les cieux, comme il n'avait pas été présent lorsque son benjamin avait fait ses premiers pas. Il avait manqué chaque fête et chaque anniversaire, chaque moment important de la vie de Naoki, comme de sa femme et ne s'était pas montré plus présent lors du périple pour l'âge adulte de son fils aîné. Fumihiro ne s'était tout simplement jamais occupé d'eux correctement, sans arrêt distant et inaccessible. Et pourtant, Junya lui avait pardonné. Il avait accepté ce manque d'investissements et ses absences répétées en pensant comprendre... Son père était le grand-prêtre de Chi. Choisi par un Dieu ses obligations dépassaient ainsi l'entendement et il ne pouvait égoïstement pas lui demander de se consacrer à sa famille. Fumihiro Yume était trop important pour la société. Il ne pouvait se cantonner à être le père, car il se devait d'être avant tout le guide de tous et chacun. Alors Junya avait ravalé ses déceptions et sa rancoeur, parce qu'il pouvait percevoir à quel point ce que faisait son paternel était grandiose et important. Il l'avait admiré pour ça. Par Taïsha, il avait même tenté de lui ressembler pour ça ! Lui ressembler...Dire que le simple fait qu'on puisse les confondre, lui donnait envie de vomir maintenant.

-Tu n'entres pas ?

Junya jeta un coup d'oeil à Shohei. Si le requin-tigre avait décidé d'intégrer la milice Kaijuu, c'était avec le fier espoir que de devenir un soldat émérite qui serait admiré pour son dévouement et sa force. Il espérait sincèrement pouvoir se rendre utile et redorer le blason que Fumihiro avait terni de sang. S'il parvenait à ses fins, Naoki n'aurait plus à marcher avec honte. Il ne serait plus reconnu comme le fils de « Fumihiro, le meurtrier », mais comme le frère de « Junya, le guerrier ». Il voulait faire ça pour lui ainsi que pour Koto, Mamoru et bien sûr en souvenir de sa douce génitrice. À plus haute échelle, il souhaitait aider le clan des Yume qui n'avait déjà que trop souffert et cruellement besoin d'une génération neuve et solide. Leur Chef Aï Yume encore tendre d'âge et d'expérience, avaient du mal à s'imposer au sein du conseil et il craignait que certains n'en profitent pour l'accuser des problèmes internes au clan. Junya ne supporterait pas de mettre son clan et son chef en péril par la faute d'un père fou. Ainsi, s'il pouvait participer à petite échelle à sauver l'honneur familial, il le ferait. Il serait un Yume sur lequel chaque personne du clan -son frère en premier- pourrait poser sa chaussure. Une poutre parmi les plus solides pour un château qui avait définitivement besoin de consolider ses fondations.

-J'arrive.

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Comme à chaque aurore, Junya Yume franchit la porte du sanctuaire qui avait été autrefois la chambre de sa mère.
Il faisait frais et en cette heure où tout le monde dormait encore, il n'y avait que le clapotis du fleuve en contrebas pour troubler la tranquille quiétude qu'avait installée la nuit. Parce qu'il tenait à respecter ce précieux silence, Junya prit attention à faire coulisser la porte en papier de riz de la pièce sans émettre le moindre bruit. Il marcha à pas de velours jusqu'au minuscule autel dressé au centre de la chambre et dans son sillage une bonne odeur embauma les lieux.

Bien que l'envie ne manquât pas, le jeune homme ne s'autorisa pas immédiatement à dévisager le portrait de sa défunte génitrice. Il s'agenouilla d'abord, puis posa un nouveau bol de riz chaud en son honneur, accompagné des divers plats qu'elle avait l'habitude d'apprécier de son vivant. Il n'en oubliait jamais un seul et chacun savait dans la maison qu'il les préparait lui-même et ce depuis le jour de sa mort.

Aucun ne se s'était osé à le déranger dans ce rituel quotidien et d'ailleurs il ne permettait à personne de l'accompagner. La chambre de sa mère était un territoire inaccessible tant pour les serviteurs que les autres membres de la famille Yume. Il n'y avait qu'une exception à cette règle et c'était son frère. Le seul également qui pouvait aujourd'hui affirmer avec ravissement combien la cuisine de Junya était bonne et combien il l'aimait.

Concentré, minutieux et précis dans ses gestes, le requin finit de placer méthodiquement les plats du plus petit au plus grand, ne laissant pas dépasser ne serait-ce qu'un coin d'assiette des bords de la table qu'il tenait à faire la plus belle possible. Dix minutes après son entrée, il repoussa enfin le plateau qui avait servi à transporter ce petit déjeuner copieux et s'autorisa à payer ses respects. Ses mains claquèrent et il s'inclina, si bas qu'il pouvait effleurer le sol du bout des lèvres.

Sur cette terre, -en dehors de Naoki- s'il y avait bien un être que Junya avait chéri, c'était la femme qui l'avait mise au monde. Le front contre le sol, il ne se redressa donc pas tout de suite et préféra patienter quelques minutes. En effet, en faisant cela il se permettait à exprimer une certaine mélancolie tout en restant digne, puisqu'il n'était pas de ceux qui aimaient à verser des larmes. En l'occurence, Junya n'avait jamais pleuré la disparition de sa mère, pas parce qu'il n'était pas triste ! Simplement parce que les pleurs étaient le signe qu'on avait besoin d'être protégé et réconforté, et Junya n'éprouvait pas ce besoin-là...
Il était celui qui protégeait.

Le moment passé, il releva le buste, puis déclara d'une voix posée, qui, tant par son timbre que sa fluidité, n'était pas sans rappeler la rivière et ses berges tranquilles.

-Bien le bonjour mère. Comment-allez vous aujourd'hui ?

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-Nii-sama !! Nii-sama !!

Junya entrouvrit les yeux. Il était toujours assis en tailleur devant l'autel de Chinami quand une boule bleue déboula littéralement dans la pièce en une pirouette des plus acrobatiques. Naoki. Ce dernier se releva lui envoyant un grand sourire denté alors qu'il se remettait de son entrée fracassante. Junya lui adressa en retour un regard sévère et Naoki déglutit vivement. Ni une, ni deux et le jeune yume se redressait maladroitement, droit comme un piquet sur ses deux jambes. Le requin soupira légèrement, mais c'est en vérité affectueusement qu'il se releva et vint ébouriffer la sauvage chevelure de son garnement de petit frère. Naoki lui rendit une expression radieuse et le visage terne de Junya s'éclaira subtilement en réponse.

-Es-tu prêt pour aller au temple ?

Naoki sourit et fit un tour sur lui même.

-Oui et cette fois, j'ai enfilé mon yukata tout seul !

-En effet, cela se voit. -ne put-il s'empêcher de commenter, ses iris jaunes posaient sur un léger pli qu'il ne put s'empêcher de défroisser du plat de la main.- Sois attentif à bien tendre le tissu. Et regarde, tu n'as d'ailleurs pas pensé à tirer ton col ce qui ne dégage pas ta nuque et ne rend pas grâce à la ligne de ton dos.

Naoki fit la moue et vint s'accrocher au bras de Junya qui finissait d'arranger sa tenue avec le plus grand soin.

-D'accord, Nii-sama, j'ai compris ! Mais dépêchons-nous d'y aller, si on fait vite on pourra peut-être croiser papa !

Automatiquement, les épaules du requin se tendirent de manière imperceptible et il se tût. Face à son soudain mutisme, Naoki jeta un regard interrogateur. Il était loin de se douter de ce qui traversait l'esprit de son frère à ce moment, soit un pic de colère froide. Fumihiro. La seule personne qui était actuellement capable de faire bouillir le sang de Junya à ce point. Le coeur cognant violemment entre ses côtes, il se força au calme. S'énerver ainsi, ce n'était pas de lui. Et il ne pouvait décemment pas se permettre de céder à ce genre d'élan émotionnel en la présence de Naoki. Quoi qu'il en pense, cet homme restait encore aux yeux du petit garçon leur père et Junya tenait à préserver son innocence à cet égard. C'est pourquoi avec une expertise qui se faisait un peu plus fine chaque jour, Junya fit une des choses qu'il détestait le plus sur cette Terre, il mentit à son cadet.

-Père est toujours en voyage spirituel. Il ne pourra certainement pas nous voir.

Aussitôt la mine de Naoki s'affaissa et Junya -bien que son visage restât stoïque- ne put empêcher de sentir son cœur se pincer. Il ne supportait pas de voir son petit frère se mettre dans un tel état pour quelqu'un qui ne s'était jamais soucié d'eux. Mais il ne voulait pas distiller la haine dans le cœur de Naoki, car le yume était encore à cet âge où le monde devait être beau et plein de promesses, un petit paradis. Et puis, même-si la rancoeur en lui était forte, il ne voulait pas non plus se rabaisser à haïr Fumihiro. Junya ne tomberait pas aussi bas, il ne foulerait pas la même terre que son feu père qui avait commis l'irréparable pour des raisons qu'il ne connaissait point et ne comprendrait sans doute pas non plus. Il voulait juste le sortir de leur vie, complètement. La main de Junya se porta inconsciemment à sa ceinture où il portait d'habitude son katana. Elle se serra dans le vide. Il ne tenait qu'à lui de sauver l'honneur familial...et il le ferait.
Junya s'agenouilla devant Naoki et vint lui pincer la joue gentiment.

-Si tu es sage, je t'emmènerai en ville manger une brioche.

Comme prévu, le sourire de Naoki revint au quart de tour.

-C'est vrai, c'est vrai ?! C'est promis, hein, Nii-sama ?

Junya hocha la tête.

-Oui, mais comme dit, il te faudra être sage. Grand-mère ne doit-elle pas venir avec nous aujourd'hui ? Va donc la réveiller.

-J'y cours !

Junya le regarda s'enfuir dans le couloir à toute allure jusqu'à ce que ce dernier ne se stoppe et fasse rapidement demi-tour. Affectueusement, Naoki revint et s'accrocha à son cou pour lui donner une étreinte fraternelle. Un calin dont il avait le secret et qui avait le don de réchauffer le coeur de Junya dont la grimace dure s'adoucit spontanément.

-Merci Nii-sama.

Sur ce, il repartit comme il était venu suivi par le regard attentif de son aîné. De son côté, Junya s'en retourna jeter un dernier coup d'oeil au portrait de sa mère, sa chevelure de soie et son sourire éclatant. Naoki lui ressemblait tellement.

-Je protègerai définitivement ce sourire mère, je vous le promet. -murmura-t-il.-



Informations IRL

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Ainoko Libre
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Junya Yume
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(#) Sujet: Re: Junya Yume (Terminé) 20.07.16 9:07
Rebienvenue Very Happy et de rien pour le don, remercions les requins pour être super bad ass Cool

Bon courage pour la suite, j'ai hâte de la lire *0*
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(#) Sujet: Re: Junya Yume (Terminé) 21.07.16 10:51
Merci beaucoup Eclipse ! X3 J'espère que la lecture ne sera pas trop désagréable !

En tout cas, j'ai fini et je me tient prête à corriger, les éventuelles erreurs ou incohérences que j'ai pu commettre ^^ !
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Junya Yume
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(#) Sujet: Re: Junya Yume (Terminé) 21.07.16 12:01
Fiuuu délicieuse lecture qui m'a tenu en haleine *_*
Je valide à dix milliards de pourcent cette fois et encore si je pouvais faire plus je le ferais.

Tout y est !

Tu as superbement bien cerné Junya et tu as même dépassé mes espérances en rajoutant ce côté traditionnel et solennel qui lui va comme un gant.

Je plussoie, je valide, je me roule partout. J'ai hâte de croiser en rp, ça va clasher sévère héhéhé.

Merci à toi d'avoir choisi Junya Wink
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(#) Sujet: Re: Junya Yume (Terminé) 21.07.16 14:24
Merci à toi de l'avoir créé !

Je l'adore vraiment et je suis super heureuse que tu trouves que je l'ai si bien cerné !

Tes compliments me font vraiment plaisir et j'ai moi aussi déjà soif de futur rps Cool !!!
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Junya Yume
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(#) Sujet: Re: Junya Yume (Terminé) 21.07.16 14:26
Fiche Validée
"C'est partit pour le Grand Voyage ! Découvrons Migoto tous ensemble !"

Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Migoto no Shima et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants.
Nous te demanderons aussi d'aller Recenser tes dons ainsi que Recenser ta race si tu es Ainoko. De plus, peu importe ton groupe, si tu peux aller recenser ton Métier cela serait pratique.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Les langues que parlent ton personnage, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup Embarassed ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! Pour ce faire, il te suffit de te rendre dans ce forum-ci.
Nous avons aussi les Dépôts de Missives pour les rps de type "épistolaires". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage ^^
A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, et trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.


Le staff te souhaite la bienvenue!


Ainoko Libre
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Ainoko Libre
Sayuri Sakkaku
http://migoto-renaissance.forumactif.org/t25-sayuri-sakkaku-grande-pretresse-de-kyouki
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Multi-Compte : Nailah Kaijuu, Saki Suzumi, Ranmari Meiroo
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Junya Yume (Terminé)
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