[Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto
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(#) Sujet: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 1:04
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Roku Shikai

Informations
Année de Naissance : An -15 (65 ans)
Genre :
Race : Aigle Royal
Statut : Libre
Métier : Chef de la famille Shikai
Don(s) :

- Shikaku Inuwashi, Vue d'aigle :
Du règne animal, d'aucun ne pourrait égaler l'acuité visuelle d'un aigle en pleine possession de ses moyens. Donnez à ce rapace la faveur de Taisha et vous obtenez un être doué de prouesses sans analogue sur le sujet. Autant loupes que télescopes, les yeux de Roku portent plus loin qu'aucun Ainoko connu à ce jour. En plein vol à plus de deux kilomètres d'altitude, il est capable de détailler des êtres plus petit qu'une vingtaine de centimètres, tout ceci en plein mouvement et n'usant qu'un moindre effort de concentration. Bien évidement, cela ne lui permet pas de voir au travers des choses, il ne distingue que les surfaces. Néanmoins, ce talent ne s'arrête pas là, car le Seigneur des Cieux peut jouer sur les contrastes et la lumière que reçoivent ses iris incroyables. Privilégié d'une vision quadri chromique, le rendant apte à déceler certains ultra-violets. Concrètement, Roku possède le don d'une capacité de repérage hors du commun grâce à une augmentation des détails topographiques, tout comme il saura discerner une cible tentant de se fondre dans un environnement de couleur égale, annihilant tout avantage de mimétisme possible.

- Choukanteki Fukidokuritsu, Vol libre:
Contrairement à certains Ainoko ailés, Ruko ne cache en aucun cas ses ailes, les laissant orner ses marches et les déployant dès qu'il le peut pour retrouver son royaume céleste. Déployées, ces dernières illustrent à quel point son titre n'est guère usurpé, car le souverain du ciel s'étire sur une envergure de près de six mètres. En vol, il passe de longs planés contemplatif à des virages de bord si serrés qu'il en cabre presque son dos en angle droit et à pleine vitesse. Puissant et agile dans le domaine qu'il affectionne, il vole généralement à une allure d'une cinquantaine de kilomètres à l'heure, tout en restant tout à fait capable de foncer à presque trois fois cette vitesse. En piqué cependant, il peut tout à fait fondre au sol à plus de trois cent kilomètres à l'heure.

Il est à noter que Roku, Roi des Air, peut apparaître pataud et malhabile au sol, bien que sa vue, elle, ne soit pas moins bonne sur le plancher des vaches.



Psychologie & Physionomie


- Physique :
Des traits patriciens, imberbe et anguleux, un sourire omniprésent, contemplant chaque instant comme une nouvelle merveille à admirer surplombé d'un regard aux prunelles dorés, à l'image d'un astre chaleureux ou des blés nourriciers, tout cela recouvert d'une tignasse brune, en bataille lui recouvrant jusque ses épaules et un bandana tentant désespérément de maintenir un semblant d'ordre dans ce chaos capillaire. Tout ceci est le masque que l'héritier des Shikai montrera au monde. Deux profondes cicatrices se croisent au coin de son œil gauche, l'une plongeant le long de sa joue, l'autre soulignant ses deux yeux pour se terminer à l'opposé de son visage, témoins muettes des difficultés que la vie aura dressée sur son chemin.

Au sol, il culmine à la bonne hauteur d'un mètre quatre-vingt douze, ce qui ne fait pas de lui le plus grand des Ainokos, exception faite de la considération de ses ailes, élevant sa taille à plus de deux mètres trente au niveau des carpes radiaux de chacune d'elles lorsqu'elles sont repliées dans son dos. Un cou solide vissé sur des épaules par des trapèzes musculeux se poursuivent par des bras épais exercés par des années de pratiques et d’entraînements aux armes d'hast, son domaine de prestige. Ses mains noueuses auraient été toute indiquées dans le but de bâtir, construire, forger, monter ou bien qu'importe l'activité artisanale qui se serait trouvée sous ses doigts. Mais le destin aura voulu qu'elles soient celles d'un guerrier, prête à ôter la vie ou à la préserver. La discipline et la rigueur furent autant d'ingrédients dont il usa pour façonner son corps à ses fins militaire et tout comme son faciès, celui-ci est aussi recouvert des stigmates du conflit, aussi balafré que massif.

Ses jambes ne font pas exception au reste de sa stature, réunit au reste de sa personne par des hanches vigoureuses, rendant l'impression qu'il est en pleine force de l'âge et au pinacle de sa forme physique. Pourtant, il se dégage de lui une étrange sérénité, un calme paisible et contagieux qui pourront ôter plus souvent que de coutume toute intimidation inconsciente provenant d'un tel gaillard. Ses lèvres dessinant à jamais ce sourire aussi triste qu'infiniment doux lorsqu'il s'agit d’interagir avec ses frères et sœurs Ainokos laisseront leur emprunte chaleureuse à ceux qui en seront la cible, tout autant d'éléments qu'on ne lui prêterait pas au premier regard. Mais alors que cette douceur s'efface de son expression, un contrôle certain sur sa volonté sera nécessaire à l'humain qui en sera inévitablement l'objet, car dès lors, aucun feu ne sera jamais assez puissant pour réchauffer le corps et l'âme de ce pauvre ère.

Apparence:
 

- Mental :
Contrairement à son physique et comme ses expressions coutumières le démontrent, Roku est avenant par nature. Chaleureux en tout, il est tout à fait conscient de ne pas incarner l'orateur né que peuvent être certain des chefs familiaux, aussi limite-t-il ses interactions avec autrui en une écoute active plutôt qu'un discours à sens unique. Il apprécie la plaisanterie, autant que possible et ce quelque soit l'interlocuteur qui lui fait face ou sa caste, même un esclave, tant que celui-ci n'est pas humain, sans distinction. Auprès des siens, il prie les Shikai de se comporter avec lui en égal, en frère ou en sœur, se distinguant néanmoins par son caractère paternel et protecteur envers chacun d'entre eux, fut-il plus âgé que lui que cela ne changerait en rien sa façon d'être. Il n'appliquera cependant cette règle qu'à lui-même, usant des particules san, sama ou dono du vieux parlé Taiyotsuki à tout ceux qui en mériteraient l'honneur intrinsèque par sa naissance ou bien ses actes.

Bon vivant, il aime rire à gorge déployée lorsque l'humeur s'y prête, manger et boire plus que de raison lorsqu'une fête se présente, quelque soit l'excuse offerte, il y sera d'une compagnie radieuse. Son visage s'éclaire à l'écoute d'un narrateur doué, contant telle légende de héros d'antan ou portant aux oreilles des ainokos l'histoire d'un des leurs sous des traits épiques. On ne peut le manquer, au détour d'un salon de thé ou d'un débit de boisson à écouter les fables des voyageurs et autres marchands, à la limite de ne plus respirer au risque d'interrompre son interlocuteur. Dans ces instants, ses yeux sont pareils à ceux d'un enfant, comme possédé par ces récits dans une passion totale. Au combat, sa radiance ne s'effacera que si son adversaire n'est pas d'extraction ainoko. Mais le bambin qu'il devient à l'écoute d'une histoire merveilleuse laisse lieu et place au tacticien, maître de son environnement tant que celui ci se tient à l'air libre.

On pourra alors lire sur ses traits la confiance et l'analyse attendue d'un être comme lui. Malgré cela, son regard se perd souvent sur la situation de ses camarades plutôt que celle des initiatives à prendre au cours d'une bataille, ce qui sied de toute façon mieux au rôle d'éclaireur et de veilleurs que l'île laisse à son clan. Dans d'autres occasion, Roku se contente de peu, appréciant d'admirer le paysan cultiver sa terre depuis les nombreuses aires que compte Migoto no Shima, les soldats s’entraîner ça et là, les prêtres et prêtresses procéder à leurs devoirs votifs ou leur prières. Le monde dans lequel il vit l'émeut souvent et il se moque de le laisser paraître.

En ce qui concerne la gente féminine, l'aigle n'a alors rien de la noblesse qui exsude du moindre pore de sa peau, perdant rapidement ses moyens. Tout comme lorsqu'il marche au sol plutôt que de voler, il est pataud, gauche et hésitant. Non pas qu'il soit timide ou qu'il distingue en la femme un être fragile qu'il ne faut pas brusquer, mais tout simplement car il est persuadé de ne pas vivre sur le même plan d’existence qu'elles. Le fou qui penserait pouvoir comprendre ces dames n'aurait aucun crédit à ses yeux, tant l'aberration serait immense. Pourtant, il aime au dessus de tout ce qui existe le son de leur voix, qui est à son sens plus beau encore que les merveilleux panoramas dont ses yeux incomparables sont témoins.


Biographie



L'aire était bien silencieuse, les Shikai qu'il avait prit avec lui endormis autour du feu. Au sommet de ce promontoire rocheux de Ookimi no Yama, le monde s'offrait à lui à perte de vu et pourtant, ce n'était pas là son centre d’intérêt. À dire vrai, cela faisait longtemps qu'il avait retardé ce jour, trouvant toujours un prétexte, une chose à faire, une ronde à mener, un conseil à donner, un verre à vider, une dame à courtiser…

Mais depuis peu, tout cela se faisait sans le moindre cœur, plus il avait reculé l'aboutissement de ce rituel, plus il s'était senti creux. Depuis un pan de son manteau, il dégagea le carnet épais de ses mémoires qu'il s’apprêta à ouvrir sur une page blanche, mais retint son geste au dernier moment, déployant en lieu et place l'entête du calepin, sobrement frappé du kamôn de sa famille. Dès les premiers mots lu, un sourire authentique se dépeignit sur ses traits, la nostalgie le prenant comme la caresse d'une amante pleine de dévouement.

Les feuillets introduisant le cahier étaient raturés, l'écriture hasardeuse, illisible tantôt et lorsqu'elle était déchiffrable, peu de logique sortait des termes qu'on décelait. Roku – Fushi – Haha – Uha – Saha – Tsubasa… Autant de caractères inscrits ça et là, sans aucun respect de la taille ni cohérence de la colonne. Il se mit à rire, c'était là ses premiers écrits, il devait avoir deux ans… Peut être un peu plus…

***

Roku…

Fushi

Tsubasa

… Jiyuu.


***

Les pages se succèdent ainsi, le trait s'affine, les lignes sont de plus en plus respectées et puis…


Papa, j'ai eu cinq ans aujourd'hui. Tu n'étais pas là, tu ne pouvais pas. Il n'y a pas d'ailes plus grandes que les tiennes et tu nous enveloppe tous de celles-ci. Tu nous l'as dit, papa, nous sommes tous tes enfants, chacun d'entre nous et de cette façon, tu dois être présent auprès de tous, pour autant, tu n'étais pas là. Maman était triste quand elle m'a dit que tu étais allé remplacer Nijiteki à son poste et qui s'était blessé hier. Pas moi. Moi, j'étais fier.

***

Papa, étais tu fier de moi aujourd'hui ? Est cela que j'ai pu voir lorsque tu t'es retourné vers moi, pensant que nous nous trouvions trop loin l'un de l'autre pour que je devine la direction de ton regard ? Oh, j'ai eu si envie de te saluer, de te montrer que je t'avais vu, malgré cette distance nous séparant, oui papa, je t'ai vu. Tu l'apprendras quand on lira ces mots ensemble et tu riras avec moi, j'en suis sûr ! J'ai tellement hâte que tu lises ça !

***

Papa, je n'aime pas le tachi, c'est trop lourd, trop court… J'aurai voulu te remercier aujourd'hui de m'avoir laissé essayer le yari, c'était bien plus amusant et, si on excepte le fait que j'ai faillis me percer l'aile avec sa pointe, j'ai trouvé ça bien plus grisant. Il n'y a pas encore beaucoup de choses intéressantes dans ce cahier, je le remplirai de toutes ces choses que l'on ne peut pas toujours partager et quand il sera bien plein, tu le liras avec moi et tu riras.

***

Qu'est ce que les prêtresses de Arashi sont belles, papa ! Je n'osais pas le dire de vive voix, d'autant moins te l'avouer, mais je peux l'écrire ici, au moins. Leurs sourires sont pareils au soleil de la saison douce, comment ce simple fait a pu me réchauffer comme ce dernier ? Elles ont dit que j'étais impressionnant, papa, que je deviendrai un digne fils de la Déesse, l'incarnation physique de la liberté et de la vitesse. Ça m'a fait aussi plaisir que lorsque maman me dit des choses gentilles.

***

Papa… Je n'aurai pas du me battre contre ce garçon des Kakon… Je crois que c'est ainsi qu'on les éduques… Je n'aurai pas du me battre… Je suis désolé. Le monsieur qui l'a récupéré avait l'air déçu qu'il ait perdu contre moi. Papa, pourquoi les Kakon ne sont il pas aussi gentils que les Tenshi ? Leurs ailes sont si blanches. Tu dis que nous sommes les Seigneurs des Cieux, papa… Mais ces derniers ne devraient-ils pas appartenir aux merveilleux empennages de cette famille ?

***

Cela fait un certain temps que je n'avais pas ouvert ce cahier. C'était une erreur que je m'apprête à corriger. Je commencerai donc par dire que j'ai dix ans à présent et que Migoto est mon terrain de jeux. Les miens sont forts, gardent nos terres, préviennent des maux et agissent avant même que les Kaijuu n'arrivent pour régler les problèmes d'ordres publique. Kairiki-sama dit que nous sommes leurs yeux et qu'il est content de nous avoir à ses côtés, cela m'a rendu fier, papa ! Parce que Kairiki est immense… Je n'aimerai pas ne pas être de son côté.

Je suis heureux que tu m'aie montré comment patrouiller autour de l'île l'autre fois, mais pourquoi ? Il n'y a jamais rien qui vient par delà l'Océan… Sekkou, qui est allé plus loin que nous tous, m'a dit qu'il n'y avait que les eaux à perte de vue. J'aurai voulu te demander ce que nous surveillions alors, nos pupilles orientés vers l'horizon… Cela attendra que je trouve le courage de le faire ou que je te fasse lire ces lignes.

J'ai vu Yuriko aujourd'hui… Qu'est ce qu'elle m'énerve, elle m'a dit qu'elle n'accepterait jamais de se marier avec moi comme si j'avais été directement méchant à son égard. Déjà, je n'ai aucune envie de l'épouser, que Arashi m'en préserve ! Je me marierai à la grande prêtresse Haruhime de toute façon. Ensuite d'où lui est sorti cette idée saugrenue ? Les filles ne sont pas si bêtes pourtant… Stupide Yuriko.


***

J'aurai voulu te dire aujourd'hui, papa, que je n'aimais pas les armes… Je ne m'amuse plus au yari…  Je n'ai pas du tout aimé les jeux de l'arène… Tu m'as dis qu'il s'agissait des criminels de la pire espèce, ne méritant pas même de servir en tant qu'esclave et pourtant, j'ai bien vu dans tes yeux que tu ne pensais pas cela… Alors pourquoi, papa ? Pourquoi notre prétendue sagesse nous pousse-t-elle à frapper les nôtres, à les contraindre… Taisha ne nous a-t-elle pas élevé plus haut que cela ?

Je refuse de penser que nous sommes condamnés à cette barbarie inutile… Je ne vois pas en quoi c'est nécessaire. Si le rôle que tu me dis devoir tenir un jour permet à cet endroit horrible d'exister et à ces gens de se faire tuer comme cela, dans ce qui n'a rien d'un jeu selon moi, alors je ne veux pas devenir la tête de notre clan, jamais. Pourquoi les Tenshi laissent-ils cela se faire ? Pourquoi Kairiki-sama ne dit-il rien ? Pourquoi notre peuple hurle joyeusement lorsque la mort vient chercher son dû dans ces scénarios préparés ? Je ne veux pas participer à cela… Je voudrais te le dire… Je ne veux plus utiliser les armes.

Je ne suis pas stupide, tu sais ? Je comprends bien à quoi elle servent maintenant. Je ne veux pas apprendre à battre, papa… Mais à défendre. J'espère que tu ne m'en voudras pas.


***

J'ai gagné contre Yuriko à la course ! Toi qui disais qu'aucune paire d'ailes ne pourrait égaler sa vitesse au plongé, à cette maudite pèlerine. Tu avais tord, papa ! Je l'ai battu, sans tricher ni rien, j'ai été plus rapide et plus vif qu'elle. Nous nous sommes élancés depuis les hautes falaises avoisinant le Temple de Taisha et je suis passé devant elle sans tomber à la mer. Je m'attendais cependant à la voir bouder une fois revenus depuis notre aire de lancement… Mais ce n'était pas le cas.

Elle m'a même félicité. C'était amusant de la voir ainsi, elle qui se croit toujours si intéressante était toute gênée. Mais je ne me suis pas moqué, ce n'était pas la peine puisqu'elle a reconnu ma valeur. J'espère que tu rentreras vite pour que je puisse te raconter ça !


***

Je me suis lassé de ce carnet… Les futilités que j'y inscrivais plus jeune me faisant honte, cela fait au moins quatre années au moins que je n'avais pas ouvert ses feuillets. Pourtant, je ne l'ai jamais jeté. Pourquoi cela ? J'avais même oublié tout ceci, ces choses que je devais te dire et que j'ai laissée de côté au point de ne plus m'en souvenir. Je regrette cela… Alors reprenons pour tout ce que tu ne sais pas sur moi. Je ne devais pas être bien grand quand j'ai écris ces derniers mots avant cette page, mais comme tu le sais déjà, père, me voilà à contempler le monde depuis ma quatorzième année passée et il ne fait déjà plus aucun doute que je te dépasserai en taille d'ici peu.

Je m'amuse à relire mes propos au sujet de nos lois, aussi… Fort heureusement, cet idéalisme puéril n'aura pas tenu longtemps, quand bien même suis-je toujours opposé aux jeux des arènes, je ne compte pas défendre les nôtres uniquement avec mon seul corps. Mais de cela aussi, tu en es bien conscient. En fait, je suppose que mon abandon de ce cahier venait du fait que auras passé tellement de temps avec moi…

Je ne te remercierai jamais assez, père, de m'avoir tant appris jusqu'à ce jour et de m'avoir laissé t'accompagner tout ce temps, de m'avoir appris le métier des armes, quand bien même répugnes-je à les utiliser sur autre chose qu'un pantin de paille, sinon par amusement contre toi seul. Un jour, mon orgueil disparaîtra pour que je puisse enfin admettre tout haut tout ce que je t'écris à cet instant… Ou bien le liras tu et te moqueras tu de ce fils stupide que vous avez, mère et toi.

Sans elle et toi, je ne comprendrai rien à nos us ou nos coutumes, je ne comprendrai pas le rôle indispensable des Sept et celui des familles mineures. Grâce à toi, je nourris le rêve de faire de nous l'une d'entre elle, car nous sommes indispensable, père, tu le vois, mais tu ne vas pas plus loin que cela. Notre clan est prêt à voler de ses propres ailes. Nous sommes les Seigneurs des Cieux, tu l'as toi-même si souvent dit…

Les Hikyaku virent plus vite, mais moins longtemps et moins haut que nous, les Kakon sont des êtres de l'ombre, là où nous jouissons autant de cette dernière que de la lumière et contrairement aux Tenshi, nous sommes des guerriers. Il n'est nul autre protecteur céleste que nous le sommes et je te promets qu'un jour, je serai assez fort pour t'aider à faire de nous ce que nous méritons d'être : le bouclier du ciel de Migoto, celui qui secondera plus encore la force des Kaijuu.

Oh… Tu avais vu juste au fait… Tu le verras probablement, tes yeux voient tout… Mais Yuriko et moi nous sommes embrassés hier… Je pensais que nous serions pour toujours amis, rivaux sur bien des points, mais elle s'est effondrée devant moi, probablement de fatigue, à la suite de l'une de nos courses. J'étais fou d'inquiétude, père. J'ai volé à son aide alors qu'elle piquait sans espoir de reprendre son essor… Elle m'a dit que c'était pour me remercier.

Ce n'est pas ce que j'ai lu dans son regard à ce moment, ce n'était pas de la gratitude, non. Pour ma part, cela fait un certain temps que je la distinguai autrement, mais je ne voulais pas que quelque chose puisse changer entre nous… Il va bien falloir à présent. Je ris en écrivant… C'est d'une bêtise… Je devrai être en train de tout te dire, de te montrer tout ceci, tout ce que je n'ai pas osé échanger avec toi et qui noirci les pages de ce cahier. Enfin… Cela ne presse pas. Je te dirais tout, promis, papa.


***

Nombreuses pages viennent à manquer. Il frémit à l'idée de tomber sur la prochaine où son trait se retrouve couché. Ce n'était une bonne époque pour personne et nombreux en eurent payé le prix et pourtant, il ne s'agissait que du début. Il tourna le feuillet où les caractères se mêlaient à des tâches d'humidité séchées avec le temps…

***

Merci.

Yuriko, il n'est rien de ce que je m'apprête à inscrire ici, ce vieux carnet oublié sur lequel je ne pouvais même plus m'accorder à poser les yeux, dont tu ne sois pas parfaitement consciente. Tu te moqueras peut être de moi lorsque nous nous retrouverons enfin, en me traitant d'imbécile comme tu l'as toujours fait, cette lueur dans le regard, ce sourire sur tes lèvres. Je crois que je t'ai toujours aimé, j'en suis même certain.

Ébloui par tes magnifiques ailes immaculées, je n'en fut que jaloux. Des notres, tu représentais la quintessence, attisant même la convoitise des Tenshi par ton vol gracieux, fascinant ton entourage des lignes de ton visage que l'on aurait prêtés sans blasphème à Kyouki elle-même et l'âge ne porta pas sur toi sa marque néfaste, bien au contraire.

Je t'ai aimé plus que tout, bien trop parfois dirons nous, mais n'est ce pas grâce à l'intensité de ce sentiment que la mort de mon père me fut plus acceptable ? Ne fut-ce pas le résultat de celui-ci qui m'empêcha de partir porter la destruction et probablement la mienne avant toute les autres, sur la terre de ceux qui nous eurent tant prit ? Tu aurais voulu leur pardonner leur écart, prétextant là que leur peur motivait leurs actes, mais sur ce point, nous aurons toujours été en désaccord il me semble et ces mots que je t'adresse ne sont pas là pour te montrer que j'ai changé.

Car n'est ce pas cela que tu me disais aimer en moi ? Cette détermination que tu me prêtais, cette pugnacité, ce courage dont tu ne voulais pas qu'on ose le détacher de l'image que je rendais… Mais Yuriko, si tu savais à quel point tout ceci venait de toi et non de moi. Ta présence seule justifiait ces qualités là, ta flamme me portait sur des courants ascendants que tu ne réservais qu'à moi seul, t'effaçant peu à peu de cette scène où tu étais si tant et si bien meilleure que je ne le serai jamais pourtant.

Tu étais le feu de mon cœur, le courant menant mes actes, les guidant, les inspirant. Si les Shikai sont ce qu'ils sont aujourd'hui, combien savent à quel point cela t'es dû ? De ce groupe, cette famille que mon père avait réunit, croyant en bien plus que cela déjà, ce furent tes mots, tes encouragements… Tes caresses… Tout cela fut le combustible qui me poussa à m'embraser, à me dresser toujours plus haut, à paraître digne aux yeux des Yume, à être suffisamment fort au regard de cette sacré Honoka, à garder mon sourire et ma joie face aux Meiroo, à voler de pair avec les Tenshi et à se lier aux Hikari .

Devrai-je regretter le fait qu'il n'était pas un instant, à l'exception de ceux auxquels je me consacrai pour les nôtres, auprès d'eux, comme mon père l'avait toujours fait, où nous n'étions pas à mêler nos ailes ? Subsiste-t-il encore en Migoto un lieu, une parcelle de terrain, une aire ou même une tour qui ne connaisse pas déjà la chaleur de nos étreintes ? T'es tu sacrifiée, m'offrant tant, me donnant tout de toi pour que j'en oublie jusqu'à cet ennemi à mes terres, malgré le fait que mes yeux ne se dirigeaient déjà plus qu'au large, dans l'espoir qu'un jour, je puisse aller porter mon courroux jusqu'aux humains ?

De tout ces échanges, Kougen fut le cadeau que tu m'offris. Nous avions battit notre clan, tu avais tout abandonné pour t'incarner en mon ombre, malgré ta radiance aveuglante, tu me permettais de fermer les yeux sur les agissements des Kakon et des Ankoku, justifiant leur nécessité et l'abnégation de ces familles pour le bien-être de l'île… Et tu m'as donné une fille par dessus tout cela.

Oh… Je vis bien qu'elle t'avais arraché ta vivacité, une partie de ta lumière, de ta vitalité… Elle en débordait tant… Elle en déborde peut être toujours aujourd'hui, sans trop me le montrer, mais je ne peux que la comprendre après tout ceci. Je cru te perdre un nombre incalculable de fois à partir de cette naissance, tant tu apparaissais faible tantôt et toi, tu maintenais que quoiqu'il advienne, je ne devrai jamais tourner le dos à notre enfant, qu'elle n'était pour rien dans cet état que je ne t'avais jamais su avoir.

Je n'ai trahi cela pour rien au monde et aime Kougen depuis son premier cri, comme la plus merveilleuse richesse que ce monde m'ait donné. Puis tu t'es relevée de cela et tu m'as montré un amour encore plus fort, balayant mes inquiétudes à ton sujet, me poussant toujours plus loin vers le contact des autres… Qui aurait pu croire qu'un oiseau frappé au visage comme moi pourrait réunir si tant et si plein de ses frères et sœurs que l'on nous accorderai ce statu qui est le notre à ce jour ? Qui sait dorénavant que rien n'aurait été possible sans toi, Yuriko ?

En m'offrant une famille de sang, tu m'as désigné chaque Shikai comme un fils, une fille, une mère, un père… Et il n'est plus un d'entre eux que je ne considère pas comme un des miens, prêt à mourir pour le moindre des représentant de notre clan. Étais-je aveugle d'accepter le don que tu me faisais de toi à nouveau, tes forces à peines recouvrées ? M’éblouissait-tu tu tant que je ne pouvais voir que tu versais en moi jusqu'à la plus petite parcelle de puissance qui t'animais ?

Je n'ai jamais porté le conflit à ceux qui nous avaient pourtant tant volé… Toutes ces années à servir Migoto, les grandes familles, nos yeux devinrent ceux qui veillèrent et veillent toujours sur les flots environnants notre terre et depuis, il n'est plus nul drame venu des Océans qui s'abattit sur cette demeure si riche et si vaste. Je n'ai cessé de veiller sur les nôtres, les poussant à aiguiser leur sens pour soutenir l'effort commun de l'île, justifier cette nouvelle position qui était la notre, montrer qu'aucune erreur n'était possible et qu'il n'existait pas d'autres capables de ce que nous faisions.

Je forgeais des défenseurs, mon cœur brûlant d'en faire des assaillants, mais le tient apaisant ce bellicisme que tous ignorent en moi. Je voyais et jalousais de plus en plus Honoka, sa force et sa brutale vaillance m'inspirant chaque jour un peu plus, mais ce feu fut balayé sans le moindre mal par tes sourires, à chaque fois que nos ailes se fermaient sur nous deux, dans ces instants que nous partagions, si nombreux et si précieux à la fois.

Tu déterminais tout simplement celui que j'étais, celui que je devenais, celui auquel les Shikai aspiraient, dans lequel ils croyaient… Et à cet homme là, tu offris un second enfant. Daikichi, notre fils. Tant d'années les séparent, Kougen et lui, nous qui étions persuadés qu'elle resterait à jamais notre seule et unique descendance au vu du prix qu'elle préleva sur toi à sa naissance. Mais tu eus la force pour lui aussi. Tu parus même bien plus forte encore, te remettant plus rapidement que lors de ton premier miracle.

Tu as toujours été la meilleure pour me laisser croire ces choses sur toi… Lorsque nous étions jeunes, tu étais une peste pour me mentir et j'y cru, tellement que je n'avais rien compris, lorsque tu étais venu me dire que l'on se marierait ensemble, te rejetant alors stupidement, bien niais que j'étais alors. Il n'y eut plus d'autre que toi dès que tu le décidas, laissant ta lumière m'hypnotiser pour toujours et me la dédiant uniquement… Maintenant tant d'autres ignorants de son existence, m'incitant à m'attribuer tes idées, ton charisme, ta foi, cette place qui te revenais, mais que tu me poussais à occuper. Tout ceci était un mensonge ? Je l'ai cru un temps.

Car cette énergie incroyable dont tu débordais n'était qu'une chose que tu me laissais voir, tout en dépérissant, n'est ce pas ? Trois ans après Daikichi, tu étais de nouveau porteuse de vie. Ce n'était pas étonnant en soit, tu me montrais tant de vigueur, tu appelais chacune de nos étreintes à se produire souvent… N'étais-tu pas déjà en train de prendre conscience que tes jours t'étaient comptés ? Désirais-tu marquer mon esprit à jamais d'un souvenir impérissable ? Si c'était cela… Pourquoi ?

Il l'était déjà tant, il ne pouvait pas être plus présent… Et dans mon égoïsme… J'aurai préféré qu'il n'en soit pas un, que tu sois toujours là, à mes côtés, à celui de nos enfants… Ceux qui vivent. L'existence que tu nourrissais de ton ultime essence me ramena à la réalité. Bien trop tard. Il n'est rien que je ne pus empêcher, rien que je pus faire. Et alors que tu appris que ce troisième miracle, Kitai, notre second garçon, n'en serait pas un, dépourvu de vie fut-il à peine né, tu t'es tournée vers moi, cet impossible sourire sur tes traits.

Tu m'as demandé pardon, les larmes roulants sur tes joues, l'absence improbable de douleur sur tes traits. Tu m'as demandé pardon, mais ce n'était pas pour cet enfant, n'est ce pas ? Ton dernier mot, tes dernières excuses, n'étaient-elles pas pour me laisser poursuivre seul ce chemin que nous avons parcouru ensemble durant plus de trente ans ? Je ne t'avais jamais rien demandé, jamais… Qu'aurai-je pu recevoir d'autre de toi, tant tu me donnais, tant tu animais mes instants, tant tu incarnais pour moi ce que j'incarne peut être pour d'autre, grâce à toi ?

Je n'ai rien trouvé d'autre à faire que te supplier de rester, de ne pas m'abandonner. Tu n'as rien dis de plus que ce mot, te contentant de me sourire, si merveilleuse, même dans tes dernières seconde. Tu m'as prit dans tes bras, dépourvue de la peur logique de ce trépas qui te prenais, livrant ton dernier soupir à me rassurer une dernière fois.

J'étais pathétique… Et tu as versé en moi tes ultimes forces. Ce que j'aurai du te dire ce jour là, au lieu de geindre ridiculement, sentant mon monde s'effondrer alors que tu tentais de le maintenir à flot… Ce que j'aurai du te répéter chaque jour que nous avons passés ensemble en ce monde…

C'est merci.


***

Il passe sur une grande partie des feuillets qui suivent, touché par les souvenirs que cette lettre fait ressurgir en lui, ses yeux embrumés, mais son sourire persiste, indélébile. La suite se présente comme tout autant de courriers attribués à des êtres, autant vivants que disparus de façon tragique, il a pour eux un amour certain, qu'ils soient de son clan ou d'un autre, que leur vision de l'humanité qu'il exècre soit différente de la sienne ou qu'ils partagent son point de vu à leur sujet.

On y trouve des propos dédiés à sa fille, à un seigneur, à une esclave, à un frère d'arme, un ami, un rival, une amourette, un allié cher, une prêtresse, un marchand… Sa vie a déjà été si remplie, si riche, si difficile et si douce à la fois… Puis vint cette page qu'il redoutait déjà de trouver, mais à celle-ci, il réserva une lecture assidue, bien que l'encre de cette dernière fut probablement la plus jeune de ce carnet…

***

Depuis le jour où tu es né, comme celui qui vit les premiers instants de Kougen en ce monde, je ne t'ai jamais quitté des yeux.

Tu sais ce que cela signifie, à toi qui est autant ma chair que ta sœur. Je t'ai reconnu comme mon fils dès ton premier cri, quand bien même apparu-tu fébrile, l'expression de ton souffle initial me rassura quant à ta vigueur. Pourtant, il fut évident que tu tenais dès tes secondes originelles plus de ta mère que de moi-même. En regrettais-je le fait ? En aucun cas. T'ai je laissé penser le contraire ? Peut être, à mon grand dam en ce cas.

Tu es né miracle et je n'ai cessé de te voir comme tel, Daikichi, mon grand bonheur. Les ailes magnifiques que tu as reçu de ta défunte mère, pourquoi les cachais-tu, mon fils ? Pourquoi choisissais-tu de courir sur tes jambes plutôt que d'explorer les cieux aux côtés des tiens ? Je n'ai jamais compris… Mais je respectais cela. Je t'ai peut être trop couvé, t'ai très certainement laisser croire que je t'enfermais dans une vision étriquée d'un avenir que je te réservais.

J'étais si heureux de te voir si plein de vie, si… Affamé des arts, glouton des beautés de ce monde. Je ne regardais pas encore assez le monde avant ta venue et regarde moi, aujourd'hui ! De moi à qui l'on prête les prunelles les plus précises et sensibles qui soit, à qui rien n'échappe, tu as montré la lumière d'un monde dont j'ignorais même l'existence. Par les Déesses, fils… J'étais si incomplet avant toi, je ratais tant !

Pourquoi voulais-je me montrer raisonnable, t'inculquer la retenue au lieu d'encourager cette faim, que tu comprennes à quel point j'étais fier de ce que tu devenais, malgré cette volonté indomptable de ne pas vouloir intégrer sérieusement notre clan, de voir bien au-delà de ce dernier ? Cette détermination dont tu faisais preuve, cette source inépuisable, n'était-ce pas la preuve de notre lien de sang ? Je regrette tant de t'avoir laissé penser que les Shikai étaient autant mes fils et filles que tu ne l'étais toi-même.

Ceci avait un fond de vérité, mais tu étais bien plus que cela pour moi. En public, je levai les yeux au ciel lorsque l'on me contait tes exploits, tes caprices et tes lubies… Mais alors que j'étais seul, au sommet de mon aire, tu aurais du me voir éclater de ce rire que tu étais le seul à parvenir encore à m'arracher quand je pensais aux têtes des prêtres dont tu avais trouvé les tournures de phrases ridicules et limitées, le petit oisillon que tu étais donnant ainsi de sa réparti à des vieux rapaces pensant savoir tout sur tout.

J'étais ton plus grand admirateur… Ne manquant aucune de tes œuvres, profitant de tes départs pour fouiller dans le capharnaüm de ce taudis qu'était ta chambre pour y trouver ton dernier poème, ton dernier conte… On dit de moi que je suis le Seigneur des Cieux à la vue infaillible, mais on oublie cette ouïe dont je suis le propriétaire et que tu flattais de tes chants, de tes ballades magnifiques dans lesquelles je retrouvais Yuriko.

Tu me blessais autant que tu raccommodais mon âme brisée… Je ne voyais en toi que le reflet de celle qui t'avais mis au monde, désespérant d'y voir une partie du miens, mais n'était-ce pas cette pugnacité dont tu étais le porteur ? Cette flamme brillant dans tes iris, déterminé à n'en faire qu'à ta tête et à te détourner de la voie des Shikai… Et tout ce qui s'est passé ensuite… Savais tu que j'avais interrogé mon propre père à propos des esclaves et des jeux, trouvant ces choses répugnantes à l'origine ?

Si la seconde n'a pas changé, j'ose penser dorénavant qu'il s'agit d'une nécessité. Une vie, fut elle celle d'un criminel, n'est elle pas précieuse malgré tout ?   Suis je un idéaliste de penser qu'elle peut encore servir un tout plus vaste que nous, au service d'un autre ? Je t'ai vu grandir plein de doute, sans jamais parvenir à t'offrir les réponses que tu cherchais, sans jamais déceler les questions que tu te posais.

N'étais je rien d'autre qu'un obstacle pour toi, alors que tu incarnais à mes yeux une falaise immense de laquelle mon esprit prenait son envol ? Ce jour, le dernier qui fut le tiens, était porteur de promesses. Ô, fils, j'étais prêt. Je ne sais pas si j'aurai pu t'avouer ma fierté, mais à l'orée de ta vingt deuxième année, il était plus que temps pour toi de déceler cette dernière dans les mots que j'avais préparé pour toi… Je sais que je n'aurais jamais ton talent, je sais que tu aurais probablement ris à ceux-ci, à ceux que je te dévouais.

Cette créature immonde, pastiche de notre gloire, un prétendu ainoko sauvage qui n'avait rien d'ainoko selon mes propre critère… Cette chose en aura décidé autrement. Je t'avais toujours dis d'utiliser tes ailes, si belles, si merveilleusement belles qu'elles t'auraient portés vers des cieux que je n'osais même pas penser entrevoir un jour. Tu n'avais pas à avoir honte ou d'être gêné par elles, j'aurai tant souhaité que tu les montres.

Aurais tu pu échapper à ce funeste destin si ces dernières s'étaient déployées à tant, libérées du carcan de tissus dans lesquelles tu les enfermais ? Face à ce qui restait de toi… J'ai compris trop tard, tellement trop tard à quel point tu étais indispensable à ma vie. Ce que le désespoir m'a poussé à faire alors, quémandant le soutien des Raion qui trouvèrent ce monstre, cette parodie immonde de ce que nous sommes…

Je fut pour elle ce qu'elle a été pour toi. Je n'écrirais pas ici l'horreur que je commis, l’indicible outrage qui fut le miens et je l'emporterai probablement dans ma tombe, partageant ce secret avec cette unique lionne qui ne manqua aucun des actes que je proféra ce jour. Me pardonneras tu tout cela ? En serai-je jamais digne ? Il n'y a plus que Kougen à présent qui incarne de son vivant l'image de celle que fut ta mère et un soupçon de celui que tu étais…

Je n'ai même pas le droit de pleurer ta mort librement, alors lis ces mots, je t'en supplie, lis les, comprends moi, comprends le père aimant que j'étais, le père comblé d'avoir eu un fils comme toi. Depuis le haut des cieux, je ne cesserais d'en repousser les limites jusqu'à t'y rejoindre, Daikichi… Un jour du moins.

Mais ce jour n'est pas arrivé, je n'abandonnerai pas ta sœur, je n'abandonnerai pas les Shikai ni Migoto… Mais je te promets de tenter de comprendre ta vision du monde, d'en partager les fragments et d'honorer la mémoire de celui que tu fus… Mon fils, mon petit, mon enfant…

Sayonara.


***

Il ferma brusquement le carnet, prit d'un sanglot. C'était trop tôt. Il n'était pas prêt à concevoir et digérer tout cela. Quand bien même sa fille était toujours de ce monde et les ailes de ses pairs le portaient toujours, s'incarnant dans la seule famille qu'il lui restait. Il se leva alors, jetant un regard vers l'horizon que lui offrait la corniche, les larmes ruisselants sur ses traits, un sourire impossible d'une gratitude folle ornant ces derniers. Roku entendit alors les siens s'agiter, s'essuya prestement les joues et se retourna vers eux, radieux, puis déterminé. Il fit une dernière fois volte face en direction du lointain et les interpella. Il était temps d'y aller et de voler vers d'autres aires, de remplir leur devoir devenu sacré et fierté, sans jamais en démordre et pour l'île toute entière.



Informations IRL

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Comment avez-vous connu le forum ? : Ma moitié à trouvé un forum de ce genre (anthropomorphique/Hybride) un jour et ça m'a intéressé, mais si nous partageons déjà un univers de roleplay, pour ce coup là, chacun le sien (Et Migoto me plaît beaucoup plus pour le côté féodal nippon qu'apporte l'île, l'autre fora étant dans un univers contemporain).
Code du Règlement : On est là pour s'amuser !
Qui a créé les Ainokos ? : N'est ce pas Taisha ?


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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 1:15
Rokinounichet *_* ! C'est trop chou ♥️

Contente de savoir que le contexte un peu féodal-japonisant est ce qui a fait pencher la balance ♥️ ! Vu que c'est un peu ce qui me tiens le plus à cœur dans tous l'univers qu'on a construit avec Nailah Very Happy !
Sinon, très sympathique début de fiche ! Il me tarde de découvrir l'histoire désormais !

N'hésites pas à poster par la suite, lorsque tu penseras avoir terminé ! Smile
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 1:17
Demain après le boulot ! Vu à quelle heure j'ai commencé pour arriver à ce point là, ça devrait être fait même pour la même heure, dans vingt quatre de ces petites ! J'ai rarement été motivé comme je le suis et j'ai enfin le temps de l'exprimer !
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 4:21
bienvenue joli oiseaux


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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 6:40
Bienvenue monsieur huhuhu ^^


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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 8:29
Oh, eh bien ma foi, si en temps normal, serpents et moutons se trouvent souvent les proies de l'aigle, je ne peux qu'avouer que mon statu de prédateur se voit souffler face à de tels minois. Mais plus important encore, je vous remercie pour cet accueil, en espérant que la suite vous sierra.

*S'incline avec politesse, ses ailes accentuant l'ampleur de son mouvement respectueux.*
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 13:56
Bienvenue!

Juste pour te balancer un petit peu d'info, il y avait quelques temps, quelqu'un jouait le fils de ton personnage, Daikichi Shikai. Mon perso était vachement pote avec lui, mais le joueur a fini par partir. Il le jouait en mode, fils indigne, poète qui préférait s'amuser et courir les jupons plutôt que de se préparer à reprendre les affaires familiales.

Donc comme le joueur est parti sans rien dire, tu pourrais trouver une explication à sa disparition sociale, comme tu le sens.

Donc voila, tu as un fils^^



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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 14:11
Ah ! J'avais complétement oublié !
Après, comme Daikichi avait disparu sans même me filer le lien avec Roku (que j'avais demandé avant qu'il ne disparaisse >_<) j'avais considérer plutôt -pour que le prédéf soit libéré- que Daikichi serait plutôt le fils d'un Shikai "de haut rang" que de Roku :/

Aussi, libre à toi de faire sans ce fils Roku. Et si tu veux le faire avec, toi de décider/voir. Sa fiche étant ici (après, il n'a jamais fait que 3 rps...2 avec Makyura et 1 avec Miyuki)
Mais bon, je n'impose rien comme le joueur fait partit de ceux disparu faute de nouvelles (et de réponse au recensement dans son cas aussi :/) Navrée pour cet important oubli ! Je l'avais complètement zappé >_< !
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 15:43
Dommage pour ce départ... Ça aurait pu être intéressant effectivement. Je suis néanmoins face à un dilemme, car j'espérais laisser l'opportunité à Roku de découvrir la vie de famille en trouvant les partenaires de jeux que ça intéresserait de vivre ce genre de lien... Mais dans un autre sens, "tuer" Daikichi dans ma présentation pourrait être un élément dramatique intéressant dans la vie de mon héros... Surtout que ça sous entendrait la disparition de la mère de ce dernier ou une demande de prédéfini à incarner de ma part...

Mon coeur balance.
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 16:20
Exactement. Ensuite, il trainait aussi dans des endroit louches, et je crois qu'il avait mentionné une soeur.

Et si il s'avère qu'il a disparu de manière violente, mon perso ira fouiner un peu (il se disait jusqu'alors que son père avait du l'empêcher de sortir ou quelque chose comme ca.)

Makyu était un peu triste qu'il ait disparu


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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 18:15
Allez, je le fais. J'aurai aimé faire découvrir tout cela à Roku en jeu, mais après la lecture de la fiche de Daikiri... Il y'a des choses très intéressantes qui me permettront de montrer l'abnégation de mon perso et le fléau qui n'aura guère cessé de s'abattre sur lui tout au long de son existence et jusqu'aux jours joués en RP. Du coup, c'est parti, j'espère que je parviendrai à finir ma fiche ce soir avec tout ceci !
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 18:30
Je créerai alors une fiche "PNJ Ancien PJ" pour Daikichi. Je ne l'avais pas faites comme il n'avait que peu rp. Mais comme tu considères l'existence de son perso comme étant ton fils, je me pencherais là-dessus Very Happy !
Et avec ton histoire, j'aurais le "mot de la fin" sur sa "disparition" comme ça pour le BG ♥️

En tout cas, bon courage pour ta fiche et t'en fais pas : tu as le temps. Et même si je radote : n'hésites pas à questionner au besoin où à MP des joueurs pour des infos/liens si tu penses en avoir besoin Very Happy !
Je ne pense pas qu'ils en seront mécontents ^^
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 21:49
Bienvenue a vous cher chef de famillie




Spoiler:
 
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 19.03.17 22:09
*Se jette sur l'histoire de ce Shikai dont il ignorait l'existence, afin de ne pas lui faire défaut et qu'il se retrouve dans cette présentation qui s'étend sous sa plume*
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 20.03.17 9:38
Bienvenue à toi, un peu de sang frais va faire terriblement de bien *_* !

<3

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laisse moi faire de toi celle d'aucun autre.
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 05.04.17 23:27
Hop, suppression du dernier post pour éviter le vil doublon que je ne saurai m'autoriser...

Enfin, voilà, je suis arrivé au terme de la présentation de Roku et le laisse à votre expertise afin d'en décider s'il est digne de parcourir de son vol l'île de Migoto. Je m'en remet donc à vous avec toute la reconnaissance déjà acquise de m'avoir permis d'écrire cette histoire !
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(#) Sujet: Re: [Terminé] D'une aire à une autre, l'histoire des yeux de Migoto 06.04.17 2:43
Hi ♥️
Je n'ai rien à redire, tout est conforme selon moi ! Je n'ai pas lu ou vu d'incohérence ! Je ferais donc une fiche PNJ pour Daikichi comme quoi il est mort d'une attaque d'Ainoko Sauvage dans Mimori.
En attendant, voici venue ta validation Wink

Fiche Validée

"C'est partit pour le Grand Voyage ! Découvrons Migoto tous ensemble !"

Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Migoto no Shima et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants.
Nous te demanderons aussi d'aller Recenser tes dons ainsi que Recenser ta race si tu es Ainoko. De plus, peu importe ton groupe, si tu peux aller recenser ton Métier cela serait pratique.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Les langues que parlent ton personnage, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! Pour ce faire, il te suffit de te rendre dans ce forum-ci.
Nous avons aussi les Dépôts de Missives pour les rps de type "épistolaires". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage ^^
A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, et trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.


Le staff te souhaite la bienvenue!
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