Mori Ineko (Terminée)
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(#) Sujet: Mori Ineko (Terminée) 03.04.16 15:10
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Mori Ineko

Informations
Année de Naissance : An 30. (20 ans)
Genre :  Féminin (♀)
Race : Gerbille
Statut : Asservie
Métier : Serveuse/Boulangère. (Si elle regagne sa liberté, elle aimerait bien proposer ses services comme thérapeute, en plus de faire des viennoiseries.)
Don(s) :

-Hypnose : Les personnes touchées par ce don se retrouvent en état de "sommeil". Ce dernier force le "conscient" au repos et laisse ainsi ressortir le "subconscient". Il permet parfois d'aider certains à travailler sur eux-même ou de simplement se reposer. Mal employé, il peut toutefois éveiller de mauvais souvenirs chez la personne. Bien qu'intéressant, il est très difficile d'utiliser l'hypnose. Déjà, cela demande une concentration telle qu'on s'épuise vite et ne peut travailler que sur une personne à la fois et par jour ! De plus, si la personne n'est pas entrain d'écouter l'hypnotiseur parler ou chanter, le don ne marche pas, il faut que la personne soit de préférence tranquille. Hypnotiser quelqu'un peut prendre quelques secondes comme plusieurs minutes, tout dépend de la personne. Enfin, si la personne ne se rappelle en général rien de la séance, il peut arriver qu'elle se réveille brusquement lorsqu'une agitation externe intervient. Le don ne peut se pratiquer donc qu'avec un individu en confiance dans un endroit calme.

-Apaisement Tactile : En touchant la peau de l'ainoko un grand bien être vous envahit. Vous vous sentez calme et serein. Plus le contact est prolongé, plus le don gagne en intensité. De même, si les zones de peaux qui se touchent sont nombreuses et larges le don devient plus efficace. Il cesse de fonctionner dés que le contact prend fin. C'est un pouvoir latent qui ne demande que peu d'énergie tant qu'il n'y a pas eu de contact long.



Psychologie & Physionomie

Mori est une ainoko tendre, dans tous les sens du terme. Plus d'un pourront vous le confirmer car plusieurs ont profité de sa peau de pêche. Sensible et douce, la gerbille utilise ses dons dans l'espoir d'aider les âmes torturées à trouver un peu de repos. Elle pratique notamment l'hypnose sur ceux qui recherchent une certaine paix intérieure. Toutefois, il ne faut pas croire que tout le monde peut la toucher. C'est un cadeau qu'elle offre à certains élus en particulier. Et puis, elle craint un peu son don et les hommes surtout en raison de son passé avec Seisan Hikyaku. En effet, bien qu'elle ne soit resté que deux ans avec lui, son ancien mari était un médecin et un hypnotiseur qui s'est entraîné à pratiquer ses dons de manipulation mental sur elle et si Mori n'en garde aucune séquelle « physique », il est devenu à ses yeux un objet inexplicable de rancoeur et de haine.

Parfois, elle se demande si c'est à cause des expériences qu'il a pratiqué qu'elle est devenue plus violente et plus coléreuse. Parce que sous ses airs délicats, il ne faut pas s'y tromper la petite Ineko à la main leste et les dents pointues ! Au contact de Seisan, elle est aussi devenue plus capricieuse et un peu moins naïve bien qu'elle reste candide. A devoir se débrouiller seule et a subir ses tromperies, elle est devenue très féministe et surtout très indépendante. Mori n'aime pas qu'on lui dicte sa conduite, et préfère tenir les rênes.  Elle n'est pas du genre à défier non plus ouvertement l'autorité, mais elle fait en sorte d'arriver à ses fins et n'hésite pas à faire comprendre que quelque chose lui déplaît, ce dont elle s'est beaucoup privée durant son court mariage.

Comme toute jeune femme, l'ainoko apprécie quand elle plaît et se montre très coquette. Elle aime les compliments et trouve charmant qu'on tente de la séduire. Attention, c'est toutefois une dame d'actes et les paroles ne suffisent pas à voler son coeur. Elle préfèrera toujours une brute épaisse au franc parler, mais à la vraie gentillesse qu’un beau parleur menteur. Ensuite, C'est peut-être son côté hybride qui veut cela, mais elle est très active et proche de la nature. Mori adore les fleurs et les champs. Elle préfère la campagne à la ville. Elle est aussi extrêmement gourmande. D'ailleurs, elle fait beaucoup de provisions et à la mauvaise habitude de cacher la nourriture pour ne plus se rappeler ce qu'elle en a fait ensuite. Elle retrouve régulièrement des brioches qu'elle avait dissimulé dans des endroits improbables. Son entourage aime bien la taquiner à ce sujet.

Pour Mori, être positif est quelque chose d'essentiel ! Elle ne supporte pas broyer du noir et aime à s'occuper l'esprit quand ça ne va pas. C'est une grande travailleuse à la générosité sans limite. Comme elle a toujours été plutôt pauvre, même de son temps de "libre", elle ne juge personne de haut en général (sauf ses rivales en amour). Elle a également un côté maternel qui lui vient de sa mère et du fait d'avoir été la fille d'une famille de douze enfants. Depuis qu'elle est avec Jun'Ichiro, elle se trouve plus femme. Il est son premier vrai béguin et c'est avec lui qu'elle expérimente les premières jalousies comme les premiers fantasmes. Oh bien-sûr, elle s'est déjà adonnée au plaisir charnel, mais seulement avec ceux qui l'attiraient un minimum et avait besoin d'elle pour se faire du bien tant moralement que physiquement.

Comme elle est encore très jeune, elle est à l'âge où l'on se teste et se découvre. Elle teste doucement pas à pas ses talents de séduction, les folies de la vie et ses fruits défendus. Elle apprend à connaître son corps et celui des autres. Au début, elle se trouvait banale, car elle n'aimait pas sa petite taille, mais elle a appris à s'apprécier. Avec des hanches marquées, elle a des formes et une taille qui suggère qu'elle serait apte à porter plusieurs enfants sans difficulté, elle tient cette silhouette toute en courbes de sa mère. Elle pense pouvoir affirmer que les hommes ne détestent pas ça, même s'ils ont plus tendance à complimenter sa belle chevelure parfumée et ses grands yeux de biches couleur chocolat. Elle porte très souvent des yukata de couleur uni vert ou beige. C'est une jeune fille sobre qui apprécie la simplicité, même si elle ne dirait pas non à un beau kimono brodé et des bijoux.


Biographie



-Point à savoir avant de lire l'histoire de Mori qui peut-être un peu difficile à suivre, car racontée de son point de vue :

-Son mari prétend être le fils d'un Hikyaku et d'une Umako dont les parents seraient morts. Elle ne va toutefois jamais rencontré sa famille. Tout ce qu'elle sait sur lui, il lui a dit, mais rien ne prouve qu'il ne s'agisse pas de mensonges. Ainsi, elle ne connaît que très peu de choses de lui en vérité, si ce n'est qu'il pratiquait apparemment la médecine et s'est servi d'elle comme sujet d'expérience pour son don d'hypnose....(J'envisage personnellement qu'en fait il ait été engagé dans un trafic louche, si ça intéresse je prendrai bien les idées sur la question pour en faire un prédéfini !)

-Le mariage a été arrangé par ses parents qui pensaient la rendre heureuse. Son mari s'est présenté comme un homme respectable. A comprendre qu'il était bien plus âgé qu'elle et très bon manipulateur, les parents de Mori sans grande éducation ne ce sont donc pas beaucoup posé de questions à l'époque du mariage. De plus, sur douze enfants, elle est la dizième. A cet époque, à part les deux plus petites, tous ce sont déjà mariés et vivent sur d'autres partis de la ville.

-Elle ne sait rien de pourquoi il a disparu, ni pourquoi il était aussi paniqué ce jour-là. Il s'était sans aucun doute enfoncé dans une affaire très louche et douteuse à traîner tous les soirs, mais elle ne sait pas ce qu'il s'est passé, ni même s'il est encore en vie. En fait, elle souhaite de tout coeur qu'il soit mort. La vision qu'elle donne de lui est donc "extrapolée", elle le démonise un peu, mais c'est dans sa tête uniquement ! ^^

°°°

La première fois qu'on s'est rencontré, c'était au mois d'Arano. Il faisait encore un peu froid et les bourgeons de fleurs commençaient à peine à éclore. Je me souviens du goût du premier thé vert de ces matins à la bise légère, de l'odeur des feuilles, du rire des jumelles et de mon arbre favori.  En cette saison Papa était toujours guilleret et Maman plus belle que jamais.  Je n'étais pas encore asservie et mes frères vivaient depuis peu en ville. On ne roulait pas sur l'or, mais on était pas malheureux. Shukumei n'avait pas frappé à notre porte et dans la famille les mariages de chacun e se passaient bien. Je n'ignorais pas d'ailleurs que viendrait bientôt mon tour, car Maman ne cachait plus son désir de me marier. Il faut dire que j'étais largement en âge de porter des enfants et s'ils ne voulaient pas me jeter dehors, je savais mes parents fatigués. Ils avaient passé leur vie à tout nous donner et souhaitaient désormais trouver du temps pour eux. Personnellement, je n'étais pas pressée, j'aimais ma vie à la campagne et j'aimais m'occuper des jumelles. J'apprécie toujours les enfants, les années n'ont pas changé ce trait de ma personnalité, même si très honnêtement je ne compte pas suivre les pas de Maman. Je me demande souvent, pourquoi elle a fait autant d'enfants. Si c'est parce qu'elle était trop pauvre pour obtenir les herbes adéquates ou si c'est parce qu'elle voulait sincèrement une progéniture abondante.

Il faudrait que je lui pose la question un jour, mais elle n'est plus la même depuis mon asservissement. Je n'ose donc pas aller la voir, pas plus elle que les autres. Cela-te réjouit-il d'apprendre que je suis asservi ? Ce serait une bonne punition en guise de ma trahison. Je pense que si tu es en vie quelque part, tu en es réjoui. Je ne t'en veux pas, je sais que ma lâcheté n'est pas pardonnable. Sache toutefois que je je ne regrette pas mon geste, je ne le regretterai jamais. Je n'étais pas prête à me sacrifier pour toi et ne le serait jamais. Ce n'est pas que je ne t'ai pas aimé, j'ai essayé....un peu. Peut-on seulement aimer sincèrement  à quatorze ans ? Je n'en suis pas si sûre. Tu étais beaucoup plus vieux. Tu étais tout ce que je n'étais pas. Mature et citadin, tu as été le premier à me tromper et à m'affirmer que l'amour n'est qu'une illusion. Tu as été le premier à m'embrasser, puis souligner que les baisers ne veulent rien dire. Tu ne pouvais donc pas t'attendre à ce que je te reste loyale n'est-ce pas ? Sache que je suis devenue une femme de caractère, le genre qui n'accepte plus les coups bas et les traîtrises. Je le suis devenue grâce à toi. Pour cela au moins, je peux te remercier. Qu'es-tu devenu ? C'est une question que je me poserai toute ma vie et que je souhaite me poser toute ma vie. Je ne veux plus jamais te voir. Et je sais que tu le sais. Tu le sais depuis le jour où je t'ai tourné le dos.


-Quel est votre mois préféré Mademoiselle Ineko ?

Assise dans sa chaise en osier, Mori arrête de grignoter son pain avec surprise. Elle ne s'attendait pas à cette question, ni à ce qu'on la vouvoie. C'est la première fois, c'est également la première fois qu'on la séduit ouvertement, après tout elle n'a même pas quinze ans. Elle essuie proprement ses mains sur la serviette, puis sa bouche pleine de miettes et fait mine de réfléchir. Aujourd'hui, il fait plutôt bon. C'est le début du printemps alors, elle a revêtu un joli yukata de lin rose. Il lui colle à la peau et met sa silhouette en valeur. Elle est jeune, mais adorable. Un trait de caractère qui plaira selon sa mère. Cette dernière coquine ne lui a pas dit ce matin en la levant du lit qu'elle lui préparait un rendez-vous pour le midi. Si elle l'avait fait Mori, ce serait dérobée. En face, Seisan Hikyaku patiente, les mains croisées sur ses jambes avec un air très sérieux. Ses cheveux noirs corbeaux tâchés de blanc et ses yeux d'un beau rouge l'impressionne. Il a un air calculateur qui ne lui plaît guère, mais il est plutôt beau garçon, alors elle se laisse prêter au jeu. Il est après tout de bon ascendance et médecin. Et puis, elle n'est pas du genre à juger autrui sur son apparence. Elle tente d'être ouverte et de ne pas se montrer trop « campagnarde ». On voit tout de même la différence, car elle est bien moins maniérée et propre sur elle qu'il ne semble l'être. Elle hésite encore un moment puis finit par affirmer timidement.

-J'adore le mois d'Arano, comme maintenant. J'aime voir la nature se réveiller, je trouve que c'est un spectacle attendrissant....

La réponse semble lui plaire, car il boit son café et commente :

-Attendrissant..en effet.

Quand j'y repense, je me demande si tes mots n'étaient pas plus moquerie que sentiment. Tu n'as jamais été homme d'émotions. Je l'ai vite compris une fois notre boulangerie ouverte. Tu me voulais plus pour sujet d'analyse que pour femme et je n'étais rien de plus pour toi qu'un cobaye. Les séances d'hypnoses, je me souviens de chacune d'elle avec un effroi incompréhensible. C'est ironique quand on pense que j'ai éveillé un don à l'hypnose après ta disparition. Tenterais-tu de me hanter ? Je n'ai pas connu relation plus insatisfaisante que la notre, ni moments plus effrayant que ceux où tes doigts froids couraient le long de mon corps les rares nuits d'orages où tu ne voulais pas sortir. Tu ne me manques pas. Du moins, j'essaie de me dire que tu ne me manques pas. Mais je dois avouer que le petit garçon que j'entrevoyais parfois et ta fausse façade de douceurs sont encore bien ancrés dans ma mémoire. Tu n'étais pas un homme physiquement violemment. Ta cruauté était plus subtile, elle passait par l'ignorance et l'art de me faire croire que tu tenais à moi. Ce faux besoin que tu te créais de ma présence quand tu voulais simplement profiter de ma tête pour tester ton pouvoir de démon.

Mori pose la feuille d'impôts sur la table avec tristesse. Ce soir encore c'est un tas de petits pains qui restent pourtant, elle y a goûté et ne les trouve pas mauvais. Les affaires vont mal ces derniers temps. Elle n'arrive plus à gérer, plus du tout. Elle ne sait plus comment s'en sortir, mais Seisan ne semble pas s'en inquiéter. Il n'écoute ses plaintes que d'une oreille et ne compte pas trouver de travail. Il est trop occupé par ses recherches affirme-t-il, mais à part faire la tournée des quartiers chauds et des cafés, elle n'a pas l'impression qu'il fait quoi que ce soit de concret. Ce rend-t-il seulement compte qu'à force ils ne pourront plus rien tenir ? Sa famille n'a plus de quoi les soutenir, et avec Seisan qui est orphelin, il n'a pas de soutien de son côté non plus. Elle se demande parfois s'il l'est vraiment orphelin, il ne l'a jamais présenté à personne et même leur mariage c'est fait en minorité. Toutefois, elle est bonne pâte, pas du genre à poser trop de questions, alors elle reste discrète même si la curiosité la ronge. Beaucoup trop de mystères entoure son jeune mari. Elle se demande souvent ce qu'il fabrique enfermé dans son bureau, mais elle n'ose pas aller l'y voir. Les séances d'hypnose qu'il force sur elle la trouble suffisamment. D'ailleurs, elle l'entend qui descend les escaliers et vient gentiment lui caresser le haut de la tête. Comme d'habitude, il a un sourire d'ange, on ne peut pas dire qu'il est le diable et c'est pour ça qu'elle reste avec lui, ça et la peur aussi, même si elle n'ose pas l'admettre. Parfois, elle se demande pourquoi elle ne le quitte pas quand à l'évidence, elle n'éprouve aucun amour à son égard, elle ne comprend pas.

-Je sors ce soir.

Elle acquiesce les oreilles basses et l'aide à mettre son manteau. Intérieurement, elle est soulagée. Elle va pouvoir vaquer à ses occupations et réfléchir à comment mieux vendre son pain. La boutique est son seul plaisir quotidien, elle ne veut pas la perdre. Tandis qu'il sort, elle songe qu'emprunter de l'argent ne serait pas une mauvaise idée...

J'étais bien idiote de croire que les emprunts m'aideraient, après ta disparition ils m'ont fait couler. Et puis, il faut dire que jusqu'au bout tu n'as pas été un cadeau. Disparu après deux ans et demi de mariage seulement, c'était inquiétant. Je n'avais que 17 ans et j'étais déjà jetée par mon mari, tu t'imagines bien que ce n'était pas une bonne image que je véhiculais. J'ai réussi à garder la boutique quelques temps et puis j'ai mis clef sous la porte. Un moment de tristesse intense car j'aimais cette boulangerie, le seul cadeau que tu m'as fais. Grâce à elle j'avais une oreille dans la ville et puis elle avait marqué le début de ma vie « d'adulte », mon premier travail, mon premier « chez moi » rien qu'à moi. J'y ai quand même passé des moments de pur bonheur, lorsque je préparais la pâte ou quand tu goûtais avec plaisir à mes plats. Je dois admette que là-dessus tu étais agréable à vivre, tu appréciais ma cuisine et c'était un grand compliment à mes yeux. Cela n'efface pas tous les mauvais frissons qui me remontent à l'échine quand je me rappelle de toi, les cauchemars et l'étrange crainte de t'avoir à mes côtés quand tu ne m'as jamais spécialement brutalisé. La vérité, c'est que je ne comprends pas pourquoi je te déteste, pourquoi tu me terrifies et pourquoi je ne suis pas venue te trouver ce jour de pluie. Je sais juste que cela a un rapport avec tes séances d'hypnose. Je n'ai jamais vraiment su à quoi tu jouer lorsqu'on en faisait, mais je n'en garde aucun bon souvenir, juste la chair de poule et cette irrationnelle haine à ton égard. Cette haine qui m'a poussé à ne pas venir te voir. Cette haine qui m'a poussé à te renier. Cette haine avec laquelle je me regarde parfois dans le miroir.

-Demain, tu dois absolument venir ! Jure-le moi Mori !! Jure-le !!!

Les yeux fous, Seisan tient Mori à bout de bras. Elle ne comprend pas ce qu'il lui prend. Depuis une semaine, il semble à moitié fou. Il court à droite, à gauche se parle tout seul. Il paraît angoissé, stressé et elle craint qu'il n'ait complètement perdu la tête. Elle n'arrive plus à le voir sous la moindre bonne lumière et plus que jamais maintenant alors qu'il la secoue dans tous les sens, elle le craint. Lui n'était jamais disponible quand elle avait besoin de son soutien et maintenant qu'il est dans le pétrin, il vient la trouver ? Eh bien, elle a envie de le mordre et de lui dire fichtre !  Elle ne veut pas l'accompagner et ne veut pas se mêler de ses histoires. Le cœur serré, elle hoche toutefois la tête, parce qu'elle sait qu'il ne lâchera pas l'affaire. Il serait capable de l'emmener par la force si elle n'obéit pas. Pour le moment, il ne paraît pas dans cette optique, l'idée ne doit pas l'arranger et il la croit docile, à son avantage. Elle vient l'embrasser comme pour preuve les lèvres tremblantes alors qu'elle ment  :

-Promis, je te le jure.

Je me rappelle du jour de ta disparition comme si c'était hier. J'ai fermé la boulangerie ce jour-là et je me suis préparée à partir comme promis, mais je ne suis jamais sortie. J'ai simplement regardé par la fenêtre et suivi la course du soleil jusqu'à sa mort. Tu n'es plus jamais revenu. J'ai continué ma vie sans toi. Je n'ai pas cherché à avoir d'explications. Je n'ai pas tenté d'en savoir plus. Je t'ai juste tué. Après avoir perdu la boutique, j'ai commencé à m'intéresser aux herbes. Mon premier maître était vieux, très vieux et terriblement doux. C'était un vieil herboriste plein de rhumatismes et de douleurs, incapable de se gérer comme il l'aurait souhaité car aveugle. Il m'a pris sous son aile et en échange d'une certaine éducation je l'ai aidé dans ses tâches quotidiennes jusqu'à sa mort. Il m'a enseigné les biens faits des plantes et je me suis entraînée à préparer les tisanes. Selon lui mes dons étaient des cadeaux de dieux et je me devais d'en faire bon usage auprès des autres. Son décès m'a énormément affecté, je l'appréciais. Heureusement, Jun'ichiro m'a récupéré. C'est un homme bon Jun, tout le contraire de toi. Il a l'air bourru, mais il est doux. Il a été client à la boulangerie et maintenant je sers dans son restaurant comme serveuse. Il n'a rien contre l'idée que je continue à m'exercer avec le thé et l'hypnose. Je crois qu'il m'attire, mais ça fais deux mois seulement et je ne suis sûre de rien. Je crois même que je chasse l'idée sans arrêt et tu sais pourquoi ? Parce que quelque part je me sens encore marié à toi. Ne rêve pas, je ne te suis pas fidèle de corps, ni d'esprit, mais quelque part tout au fond, il y a une « gêne ». Je ne saurais l'expliquer avec des mots, mais je la sens qui m'empêche d'exprimer pleinement mes sentiments. Seisan-es-tu en en vie ?

Mori, termine d'écrire. Jun'ichiro n'est pas là, elle peut donc vaquer à ses occupations. Le restaurant est fermé, il est tard. Elle se relit, puis plit la feuille en quatre dans un petit rituel précis. Elle hésite, puis brûle la lettre à la flamme de sa bougie de chevet. Elle n'écrit que pour se vider l'esprit, dans l'espoir de supprimer ses angoisses. Et puis, maintenant qu'elle a une nouvelle vie et un nouveau maître gentil, elle aimerait croquer dans la vie à pleine dent comme elle a l'habitude de le faire. Demain est un autre jour.


Informations IRL

Pseudo : Shohei, Sery
Âge IRL : ...
Comment avez-vous connu le forum ? : TC
Code du Règlement : On est là pour s'amuser !
Qui a créé les Ainokos ? : La déesseTaïsha.




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(#) Sujet: Re: Mori Ineko (Terminée) 05.04.16 0:23
Alors, déjà, un premier petit point sur ceci :
A cet époque, à part les deux plus petites, tous ce sont déjà mariés et vivent sur d'autres partis de l'île.

La seule partie de l'île habitable c'est Kyooraku. Le reste c'est de la terre sauvage, vierge, et dangereuse. Entre animaux et ainokos sauvages. Plus des zones hostiles : il n'existe pas d'autres endroits où vivre.
Après, Kyooraku est une ville très grande. Sa superficie permet quand même de faire vivre 1 500 000 de personnes. Ce qui sous-entends, au final, que la ville est aussi grande qu'une ville comme Paris (d'autant que les tours sont des constructions rares, donc, c'est beaucoup de maisons à plat....ce qui rend la chose encore plus étendue ^^')

Aussi, ce qui se rapporte le plus d'une "vie à la campagne" reste quand même collé à la ville. Mais il est vrai que certains grandissent dans des fermes, au niveau des plaines de Yutakano.
Voilà pour un petit point que je tenais à éclaircir : mais qui ne nécessite pas vraiment d'édition de la fiche. Juste d'en avoir conscience pour les futurs rps Wink

Tout le reste est OK donc voilà :
Fiche Validée
"C'est partit pour le Grand Voyage ! Découvrons Migoto tous ensemble !"

Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Migoto no Shima et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants.
Nous te demanderons aussi d'aller Recenser tes dons ainsi que Recenser ta race si tu es Ainoko. De plus, peu importe ton groupe, si tu peux aller recenser ton Métier cela serait pratique.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Les langues que parlent ton personnage, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! Pour ce faire, il te suffit de te rendre dans ce forum-ci.
Nous avons aussi les Dépôts de Missives pour les rps de type "épistolaires". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage ^^
A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, et trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.


Le staff te souhaite la bienvenue!


Désolée pour l'attente ♥️


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(#) Sujet: Re: Mori Ineko (Terminée) 05.04.16 0:34
Ouki, je note ! Merci beaucoup du renseignement !

C'est juste que j'avais tendance à imaginer ça comme Tokyo en faite ! Ou par exemple, se retrouver en campagne, ça signifie être quand même bien à 1h30 du centre par train ! XD

D'où l'accent mis sur le côté fille de la campagne quand même éloigné de la ville ! ^w^

Merci beaucoup pour la validation rapide ! ^^

Edit : J'ai quand même changé le mot île par "ville". = D


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(#) Sujet: Re: Mori Ineko (Terminée) 05.04.16 0:38
C'est ce que je me suis dit en lisant la fiche oui, d'où mon explication.

Après, là, c'est quand même plusieurs heures de marche à pieds, soit, une ou deux bonnes heures de calèches pour rejoindre la ville. Car je rappelle que faire Sangokai-Yutakano en calèche, ça peut prendre presque une journée entière selon la "circulation" (car dans les zones comme Torikae ou Rijikainotou, il est interdit d'aller au galop notamment...y'a eu trop d'accidents dans le passé ^^)

Mais ça aussi je dois voir à l'ajouter aux infos diverses Wink


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