Le Panthéon
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(#) Sujet: Le Panthéon 27.12.14 12:32
La religion Ainoko

Quand les mages-chercheurs du Taiyotsuki firent leurs désastreuses expériences sur l’île il y a 150 ans, ils ne créèrent pas seulement la future race ainokos mais surtout, ils engendrèrent une authentique entité divine, Taisha, déesse de la renaissance. Dans les temps qui suivirent, cette déesse-mère donna naissance à six fils et six filles qui allaient construire le panthéon des ainokos. Aujourd’hui, chacun des treize dieux possède un temple dédié, un culte associé et des prêtres et prêtresses pour les servir. Chaque divinité a son histoire, sa légende mais ils ne se montrent guère à leurs fidèles. La plupart résident dans des univers alternatifs de l’île, ne communiquant que par leur principaux serviteurs, les grands-prêtres et grandes-prêtresses. Ils n’influent pas la vie directe des ainokos et ne les dirigent pas. Au final, même si chaque divinité est différente, ils restent tous mystérieux dans le fond.

Les treize temples qui leurs sont dédiés sont chacun très différents mais occupent un grand espace commun de l’île. Chaque culte fait ses affaires dans son coin mais les treize grands-prêtres et grandes-prêtresses se réunissent tout de même régulièrement pour former le cénacle du temple. Ce dernier n’a pas de valeur politique officielle mais dispose d’un poids important car ils portent tout de même la parole des dieux.

A noter que les sept déesses sont servies par des femmes et les six dieux par des hommes. Avec cela, il existe une hiérarchie simple et unique suivie par tous les temples. Pour chaque temple, vous trouvez en haut le grand-prêtre ou la grande prêtresse. C'est le boss, c'est lui ou elle qui gère son temple, les grandes cérémonies et veille au respect des traditions. La façon dont ils sont nommés varie d'un temple à l'autre. Par exemple, ça peut être de naissance comme pour celui de Youkou, par désignation du précédent grand prêtre s'il choisit un successeur, par conclave de tous les prêtres ou prêtresses du temple, le plus ancien... Bref, à chaque temple sa façon de faire mais dans tous les cas, il ne sera officialisé que si sa divinité le reconnait, là encore, chacune a sa façon de manifester sa volonté.

Ensuite viennent les prêtres et prêtresses ordinaires. Ce sont eux qui font vivre leurs temples au jour le jour, c'est leur seule occupation de vie en général ainsi que leur travail, même si ça n'empêche pas certains ou certaines d'avoir des familles à côté. Les conditions pour rentrer dans un temple sont propres à chacun. Mais en règle générale, tout nouveau prêtre ou nouvelle prêtresse passe par une période de noviciat avant d'être prêtre ou prêtresse à part entière. À noter, qu’une fois engagé totalement en religion, un ainoko perd tous ses droits d’héritage quelque soit sa famille d’origine.

Puis, on trouve aussi pas mal de prêtres-servants et prêtresse-servantes. Techniquement parlant, ce sont des gens ordinaires mais parfaitement croyants qui décident de consacrer un peu de leur temps de manière active et bénévole à un temple. En temps normal, ce sont des gens ordinaires mais quand ils prennent leur service, ils ont les mêmes prérogatives que les autres prêtres et prêtresses. Les vrais prêtres et prêtresses n'étant finalement pas si nombreux, cette classe est très utile aux temples pour assurer leur bon fonctionnement. Comme les prêtres et prêtresses ordinaires, une période de noviciat est nécessaire pour attester de la sincérité de l'engagement. Il n'est pas rare que certains prêtres ou prêtresses décident à un moment de se retirer pour consacrer plus de temps à leurs vies personnelles et continuent de servir sous statut de prêtre-servant ou prêtresse-servante. A l'inverse, il est possible pour des prêtres et prêtresses servants de laisser tomber leurs anciennes vies pour se consacrer uniquement au temple et devenir prêtre ou prêtresse à part entière.

À noter aussi que le statut de servant est le seul qui permettent à des ainokos asservis, voire extrêmement rarement des humains, de servir en religion, avec accord écrit du maître au grand prêtre ou à la grande prêtresse concernée bien entendu... De plus, il est le seul moyen pour une femme de servir un Dieu. Et pour un homme de servir une Déesse.

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(#) Sujet: Re: Le Panthéon 27.12.14 12:39
Taisha : Déesse-Mère

Dans la langue du taiyotsuki, le nom de cette déesse se traduit par « le renouveau ». Cela représente bien ces conditions de « naissance », elle qui apparut sur l’île alors que cette dernière était secouée par une déflagration spirituelle sans précédent tuant les humains présents et créant les conditions pour la naissance des ainokos. À ce jour, personne ne peut dire si Taisha est une entité ancienne attirée par les expériences magiques ou l’un des résultats, volontaires ou non, des expériences magiques des anciens mages-chercheurs. Toujours est-il qu’elle s’imposa comme la maîtresse spirituelle de l’île et de ses nouveaux habitants. Très rapidement, elle engendra douze enfants avant de se retirer. À ce jour, certains pensent que Taisha règne sur l’île depuis son propre univers personnel que nul n’a jamais vu.

Les prêtresses de Taisha sont des femmes ayant juré de ne jamais porter atteinte à la vie de qui que ce soit. Ce sont des femmes de vertu, qui servent au mieux leur déesse en étant un peu les médiatrices du Temple. Étant servantes de la Mère, elles ont un certain ascendant sur les autres Prêtres et Prêtresses et ce sont elles qui connaissent au mieux le Temple et ses habitants.
En termes de rites ou d'actions, elles ont toute une série de rites de purification et de séances de méditations dans le but de "voir" et de "découvrir" leurs vies d'avant. Car voilà, en tant que servante du "Renouveau", elles croient en la réincarnation et savent que par la plénitude, il est leur est possible d'accéder à de lointains souvenirs.
Pour cela, on les dit à l'écoute des voix divines et pas seulement de celles de Taisha. Elles sont un peu les Mères Protectrices du temple.

Elles s’occupent aussi des cérémonies de mariage et des bénédictions des enfants lesquels sont perçus comme des symboles de la renaissance. Elles ont également en charge la partie spirituelle des rites mortuaires priant pour que l’âme d’un mort connaisse le renouveau.

La grande-prêtresse de Taisha est à la tête du cénacle du temple et dispose d’une autorité, même limitée, sur les autres grands-prêtres et grandes-prêtresses. De façon exceptionnelle, elle est choisie en accord avec les autres temples. Ce sont les douze autres grands-prêtres et grandes-prêtresses qui se réunissent en conclave et désignent l’une des prêtresses de Taisha pour prendre sa place. La désignée s’enferme alors pour une nuit, seule, dans la salle du grand autel pour entrer en méditation et atteindre l’esprit de la déesse-mère. Si cette dernière l’accepte, la nouvelle grande-prêtresse sort au matin, avec un nouveau nom qui sera la sien à vie dorénavant.

Dans le grand domaine du temple, celui de la déesse du renouveau est en plein milieu, c’est le plus grand et le plus ouvragé des édifices, il est le cœur de la religion ainoko et c’est ici que le cénacle du temple se réunit.



Arano : Déesse de la Nature

Arano. Ce mot signifie « Terre Sauvage » dans la langue du Taiyotsuki, ce qui est en parfait accord avec cette déesse. En effet, Arano est la déesse de la Nature. C’est elle qui est garante de la protection des forêts et de l’instinct même des Ainokos. Protectrice et amoureuse de la vie animale, elle n’en reste pas moins sauvage envers ceux qui osent la profaner !

Selon toute vraisemblance, Arano serait la première fille de Taisha, jumelle de Chi, dieu de la terre. Elle aurait obtenu de sa mère le don de comprendre et de se faire obéir de la faune. On la dit aussi capable de se transformer en n’importe quel animal, de manière à traquer ou protéger ceux qui pénètrent ses terres saintes. Selon toute vraisemblance, Arano vivrait dans les profondes forêts de l’île, changeant de forme au gré de ses envies, prenant toujours l’apparence d’un animal.

Les prêtresses d’Arano sont des femmes que l’on dit proches de la nature, très en accord avec leurs origines animales. Certains n’hésitent pas à dire qu’elles sont même un peu sauvageonne sur les bords pour certaines. Cependant, ce serait mal les connaitre car en communiant avec leur nature animale, elles sont en réalités les plus à même de mieux comprendre la nature Ainoko. Les prêtresses d’Arano sont également celles que ceux ayant un don difficile à contrôler viennent voir pour apprendre à le manier.

La grande-prêtresse d’Arano est gardienne de la nature au nom de la déesse, on dit qu’elle obtient de cette dernière le don de se transformer en animal dont elle porte le sang. Elle est choisie par la déesse : quand le temps vient, un certain nombre de prêtresses se retirent pour se purifier et s’aventurent dans la forêt, la déesse apparait alors devant sa nouvelle élue, personne ne sait ce qu’il se passe exactement lors de cet entrevue divine.

Le temple d’Arano est situé aux abords de la forêt. Il s’agit d’une construction assez brute dans sa forme et recouverte de lierre. Les prêtresses méditent à l’intérieur, dans l’ombre et une douce odeur d’encens.



Arashi : Déesse du Vent

Arashi. Ce prénom, signifiant "Ouragan" en taiyotsuki, est celui de la volatile déesse du vent. Née du souffle divin de Taisha, elle s'est alors emparée de l'impulsivité et de l'imprévisibilité de sa mère. Ne faisant qu'un avec l'air, elle est au courant de tous les messages que le vent capture dans un souffle. Seconde née des déesses, elle est constamment en vadrouille. Cependant, ses colères subites entraînent les plus grands déluges. Arashi représente le secret, le volage et l’intangible, nul ne peut vraiment espérer la comprendre, sans compter qu’elle ne se manifeste réellement que très peu. De toute évidence, elle serait dénuée de corps physique et vivrait dans les cieux de l’île, tel un courant d’air impossible à attraper.

Les prêtresses d’Arashi sont peu nombreuses et sélectives sur un point : chacune d’entre elle doit être capable de voler d’une façon ou d’une autre, que ce soit par les ailes ou en possédant un don le permettant. Elles sont du genre libre et volage, sans attache, rares sont ceux qui peuvent vraiment prétendre les comprendre, elles incarnent une forme de liberté et de détachement absolu.

La grande-prêtresse d’Arashi est choisie d’une façon particulière. Le jour venue, toutes les prêtresses confirmées s’envolent haut dans le ciel et doivent supporter le vent de la déesse, progressivement, la déesse les pousse à aller se poser, la dernière en vol est alors bénie par la déesse et devient sa représentante sur l’île. On dit qu’elle obtiendrait de sa divinité le pouvoir de manipuler l’air.

Le temple d’Arashi est une grande tour qui amène ses fidèles dans le ciel, proche du vent. Elle est construite avec de nombreuses ouvertures qui favorisent le passage des courant d’air et permettent au vent de circuler.



Igaku : Déesse de la Fertilité

Igaku, dont la signification du nom est « médecine » en taiyotsuki, est la sixième divinité venue au monde. Déesse de la flore et de la fertilité, elle veille à la bonne pousse des cultures et à la fertilité de la terre comme des ainokos, assurant ainsi la survie par la nourriture de la progéniture. Elle est, généralement, représentée dans un bulbe, faisant ainsi référence à sa naissance mais aussi à son pouvoir.

Sa naissance a été occasionnée par une famine sur l'île lors du début de l’existence des ainoko, Taisha, désireuse de pourvoir aux besoins de ses fidèles, créa un immense champ. En quelques heures, les récoltes sortirent de terre ainsi qu'Igaku qui, poussant en même temps que les légumes et céréales, sortit du sol avec le pouvoir de fertilité. À ce jour, elle vivrait dans un univers personnel, dormant dans un cocon végétal, son esprit s’exprimant au travers des arbres et des plantes.

Les prêtresses d’Igaku sont très respectées sur l’île car non seulement, elles entretiennent de grandes cultures permettant de nourrir les plus pauvres et aussi la plupart des temples mais elles font aussi office de sages-femmes expérimentées. Elles sont toutes très à l’aise avec les secrets de la grossesse et de la mise au monde.

La grande prêtresse d’Igaku se doit d’être une femme sage, emplie de bonté et fervente protectrice de la flore. Le choix est fait par une assemblée entre les prêtresses, celle qui est désignée par ses pairs devra alors se plonger seule dans une méditation profonde, aidée par de puissants encens dont seules les prêtresses ont le secret, afin de séparer son esprit et l’envoyer à la déesse qui la bénira de sa marque lui donnant, dit-on, un pouvoir sur le végétal.

Le temple d’Igaku est assez vaste, il se compose tout d’abord d’un grand bâtiment principal dont une aile est réservée aux tâches de la mise au monde des enfants. Le reste est un immense verger où poussent avec aisance une grande quantité d’arbres fruitiers, de légumes et de plantes comestibles, entretenus les prêtresses d’Igaku.



Rika : Déesse du Savoir

Rika, littéralement "la science" en langue du taiyotsuki, est, comme son nom l'indique, l'être divin de la connaissance, des sciences et de l’érudition mais aussi la déesse des secrets. Toutes les découvertes que firent les ainokos depuis leur naissance se firent grâce à elle. Rika offre les connaissances nécessaires à ceux qui ont l'envie et le désir de réussite, quelque soit leur projet. Elle est la neuvième enfant de la déesse des Naissances, elle est représentée comme une femme habillée d’une grande cape à capuche, le secret, et portant à la main un énorme livre épais, la connaissance.

Taisha, la déesse mère, enfanta Rika de par sa motivation à conserver l'histoire et toute sorte de connaissances. L'esprit de Rika est comme une archive gigantesque, tout y est inscrit, chaque savoir, chaque parcelle de l'histoire. À ce jour, elle vivrait dans un monde personnel qui prendrait la forme d’une grande bibliothèque à la lumière ténue.

Les prêtresses de Rika sont des acharnées du savoir, à la soif de connaissances inaltérable. Les prêtresses de cette déesse ont la mauvaise manie de rester des jours entiers, ainsi que des nuits, à étudier, analyser, répertorier, archiver, apprendre. La majorité des érudits de l’île se sont un jour rendu auprès de ces dames, garantes du savoir. Même si leur « mauvaise » manie de rester cloîtrées sur leur lieu d’étude fait que les prêtresses de Taisha et de Motenashi se retrouvent à devoir intervenir pour leur sortir le nez de leurs études. Dans tous les cas, servantes de Rika est synonyme de passion. Des passions quant aux découvertes mais aussi quant à la sauvegarde du passé : du patrimoine de la race Ainoko. Chez ces dames, on ne renie pas l’évolution : on l’accepte et on l'adhère à la croyance. Les plus sociables d’entre elles partagent le savoir, jouant le rôle de professeur pour les enfants, elles ont une part importante dans l’éducation des habitants de l’île.

La grande prêtresse de Rika est tout simplement la plus érudite du lot, ce qui signifie très souvent la plus ancienne. Le jour venue, celle qui doit prendre la charge médite et son esprit voyagerait dans la grande bibliothèque de Rika, laquelle lui ferait lire une partie du livre qu’elle garde sur elle, offrant une révélation à son élue. Une révélation qu’elle garde pour elle. On dit que la grande prêtresse de Rika obtiendrait une mémoire absolue et infaillible.

Le temple de Rika est une bâtisse très sobre, l’intérieur est composé de multiples bibliothèques, archives et cabinets d’études.



Motenashi : Déesse du Foyer

Motenashi, dont le nom se traduit par « l’hospitalité » en taiyotsuki, est la déesse du foyer qui veille a la protection de la demeure de ses fidèles, la protégeant des malheurs et veillant à l'harmonie. Elle est le dixième enfant de Taisha.

Sa naissance fut occasionnée par la gratitude de Taisha, qui, un jour, se promenant sur l'ile en pleine tempête, croisa malencontreusement un ainoko libre mais pauvre. Ce dernier l'invita à venir se réchauffer chez lui, sans aucune contrepartie. Par gratitude, elle enfanta alors Motenashi pour qu'elle veille sur cette famille ainsi que les autres dignes d'être protégées par la Déesse.
Aussi, cette dernière est représentée sous les formes d'une femme mi-humaine, mi-renarde, à l'apparence froide. Ceci, en référence au fait que, pour protéger ceux qu'elle juge digne de sa protection, Motenashi est prête à tout. Elle vivrait dans un monde personnel, ne communiquant qu’avec l’esprit de sa grande prêtresse.

Les prêtresses de Motenashi sont présentes pour aider ceux qui ont mal. Elles rendent visites aux malades, s’occupent des orphelins et de ceux qui souffrent en général. Ce sont un peu les assistantes sociales de la vie à Kyooraku, aidant, écoutant et trouvant des solutions quand cela est possible. Elles travaillent parfois avec les Prêtres de Youkou dans le but d'œuvres de charité et elles n'hésitent pas à ouvrir leur porte aux démunis. Une part importante de leur activité est de gérer l’orphelinat attenant à leur temple. Être prêtresse de Motenashi est un sacerdoce, un engagement à aider les autres.

La grande-prêtresse est choisie d’une façon très simple, désignée par la déesse. Le jour venu, les prêtresses cessent toute activité et s’endorment en même temps, Motenashi apparaitra en rêve à sa nouvelle élue et l’investira de son pouvoir. Elle posséderait alors le pouvoir d’apaiser l’esprit des gens et d’en atténuer la souffrance.

Le temple de Motenashi est une grande bâtisse très accueillante, ouvert de jour comme de nuit, toujours là pour recevoir ceux qui ont besoin de du réconfort de la déesse du foyer. Collé à ce dernier, on trouve l’orphelinat dont les prêtresses s’occupent avec dévotion, offrant le foyer aux enfants qui n’en ont plus.



Kyouki : Déesse des Plaisirs

Dernière née des divinités, jumelle du dieu Kage, dont le nom pourrait à la fois se traduire par « folie » ou « extase » dans le taiyotsuki, est sans doute la divinité la moins facile à comprendre. Beaucoup de personnes la confondent avec une déesse du vice et de l’impureté. Rien ne serait plus faux. Kyouki est la déesse du désir et des plaisirs charnels, elle incarne aussi l’amour physique. Sa signification est en réalité bien plus subtile, elle représente une partie de l’évolution ainoko, leur capacité à ressentir du désir à d’autres fins que la reproduction, la preuve qu’ils sont bien plus que les animaux dont ils sont issus. Taisha l’aurait créée en même temps que son frère Kage, elle serait la matérialisation de ses désirs de femme dont elle s’est détachée pour se consacrer à son devoir divin.

Kyouki aurait l’apparence que l’on donne aux succubes dans les contes populaires occidentaux. Elle vivrait dans un monde personnel, un lieu aux voilages multiples et à l’ambiance érotique où elle recevrait les rares élus qui lui plaisent.

Tout comme leurs déesses, les prêtresses de Kyouki sont les plus difficiles à comprendre. Elles portent des robes noires courtes et n’ont généralement rien dessous. Mais ne les prenez pas pour des filles faciles car celui qui viendrait au temple pour s’offrir du bon temps à l’œil serait repoussé immédiatement. Ne sont acceptés que ceux jugés dignes de la déesse ou invités à participer par les prêtresses elle-même. Une fois passées les première portes et les rideaux de velours, le temple à l’aspect tamisé vous dévoilera des scènes étranges où nombres de personnes se livrent à toute forme d’acte charnel pour assouvir les pulsions de la déesse et lui rendre hommage. Loin d’être de vulgaires nymphomanes, les prêtresses doivent avant tout savoir faire preuve de self-control et de retenue à l’extérieur pour ne communier qu’avec des gens dignes et ce n’est qu’à l’intérieur des chambres du temple qu’elles se dévoilent dans leur devoir. Les prêtresses de Kyouki sont donc les maîtresses des secrets du corps et de ses plaisirs, il n’est d’ailleurs pas rare que des gens et des couples ayant besoin de conseils pour cet aspect de leur vie viennent les voir.

La grande-prêtresse de Kyouki rayonne d’une aura de désir quasi-mystique, le don de sa déesse, lui donnant la capacité d’apaiser tout sentiment de conflit autour d’elle au profit d’un désir pur et dénué de violence. Il s’agit toujours d’une femme à la fois élégante et sensuelle, à la beauté envoutante. Et très rares sont les élus qui pourraient prétendre à pouvoir la toucher. Le rite permettant de la choisir est une cérémonie secrète dont les détails sont tenus secrets par les prêtresses, tout comme ce qu’il pourrait se passer lors de l’entretien divin qu’elle aurait avec sa déesse.

Le temple de Kyouki est un bâtiment caché dans un grand bosquet, assez à l’écart du reste du temple. L’intérieur est particulier, des voilages d’un rouge foncé pendent du plafond, la lumière y est tamisée, une odeur d’encens flotte dans l’air et le lieu est chargé d’un envoûtant sentiment de désir. Mais seuls les dignes ont le privilège de pouvoir y rentrer.

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(#) Sujet: Re: Le Panthéon 27.12.14 13:04
Chi : Dieu de la Terre

« La terre » dans la langue du Taiyotsuki, dieu du même élément, premier-né de la déesse mère Taisha et frère jumeau d’Arano. Il apparut à l’endroit exact où la déesse posa le pied pour la première fois. D’une certaine façon, il représente l’ancre qui lit Taisha à l’île. C’est un dieu à l’image de la terre, généralement silencieux et paisible mais capable d’une grande violence si nécessaire. En tant normal, on dit qu’il dort dans un cocon cristallin, au plus profond des entrailles de l’île, on murmure même que c’est lui qui est à l’origine du très riche gisement d’Ezer de l’île. Mais on dit aussi que si nécessaire, il peut s’éveiller et prendre l’apparence d’un grand lézard de pierre et de cristal et déchainer sa puissance mais personne ne l’a vu ainsi depuis plus d’un siècle.

Le rôle des prêtres de Chi est difficile à comprendre pour les gens, ils sont les gardiens de la terre, ils veillent à sa purification et à ce que les activités des habitants de l’île ne la dégradent pas. Ils ont également une part dans le contrôle de la mine d’Ezer et peuvent désigner quels filons seront exploités et lesquels devront être laissés en paix. Sinon, ils assistent beaucoup les prêtresses d’Arano et d’Igaku en raison des liens symbiotiques des éléments de leurs divinités.

Le grand-prêtre de Chi est un homme d'une robustesse sans égale, de la solidité de la terre. Il est choisi au cours d’une méditation rituelle, au plus profond des souterrains du temple, les candidats s’entourent de cristaux et se mettent à méditer pour communier avec leur dieu, ceux autour de l’élu se mettent à briller de mille feux.

Le Temple de Chi est une bâtisse de pierre brute, pas très haute mais sous laquelle s’étend un vaste réseau de souterrains, pour se rapprocher de l’âme de la terre et donc de Chi. On se murmure que ce réseau labyrinthique pourrait amener n’importe où sur l’île et que les prêtres de Chi sont les gardiens de ce secret.



Tsuku : Dieu du Feu

Le dieu du feu, de la fougue, de la violence intérieure et de la passion. Il serait né lorsque Taisha défricha l'ile par le feu pour faire de la place aux ainokos. Joueuse, sa fille Arachi attisa le feu avec un vent de sud-est, aussi Taisha dû faire appel à la pluie pour éteindre le feu, et Seisui tomba du ciel sur son jumeau Tsuku, qui était sortit des flammes. Il prend l’apparence chimérique d’un grand loup ailé avec une grande queue de renard, au pelage incandescent. Spontané, Tsuku a pour seul défaut de n’avoir strictement aucune retenue et d’être incapable de s’arrêter une fois lancé. Pour la peine, il fut enchainé dans une grotte au cœur du volcan, un lieu où seuls les prêtres de Tsuku sont autorisés à rentrer.

Les prêtres de Tsuku sont à la fois les gardiens de leur dieu mais aussi ses distractions. En effet, leur rôle est de prier mais surtout, de divertir leur dieu pour faire passer la colère que provoque chez lui la détention car même enfermé, s'il ressent trop de rage,  son pouvoir lui permettrait de faire rentrer le volcan en éruption. A cette fin, ils utilisent le feu de bien des manières et tous les jours, ils se produisent devant lui pour le distraire mais aussi ailleurs pour lui rendre hommage. Ils s’occupent aussi des rites funéraires liés au corps. Une fois que les rites spirituels des prêtresses de Taisha sont terminés, ils s’occupent de la crémation du corps. Une partie des cendres est rendu à la famille du défunt, une autre est offerte en offrande à Tsuku, un don permettant de satisfaire l’égo de leur dieu et calmer sa colère.

Le grand-prêtre de Tsuku obtient de son dieu un pouvoir sur le feu. La sélection est simple mais dangereuse. Le jour venu, celui qui se croit digne de prendre la charge se présente seul devant le dieu enchainé. Celui-ci l’englobe alors dans ses flammes. S’il n’est pas digne, il meurt consumé et il ne reste rien de lui. Mais dans le cas contraire, les flammes ne lui font pas de mal, purifiant son corps et son âme et le marquant de l’empreinte embrasée de sa divinité.

Le temple de Tsuku est un bâtiment de pierre brute, sans aucun élément inflammable, de nombreuses torches et feux l’illuminent jour et nuit. Mais aux yeux des prêtres, ce bâtiment ne sert qu’aux fidèles et comme lieu d’entrainement, à leurs yeux, le vrai temple est celui du volcan où le dieu réside.



Seisui : Dieu de l'Eau

Représentant l’eau, il est aussi le calme et le dévouement, la force tranquille et immuable qui trouve toujours un chemin. Il est l'opposé de son jumeau Tsuku. Calme, c'est l'un des dieux les plus constants du panthéon Ainoko. Il aime beaucoup les ainokos et exécute avec dévouement la tâche qui lui a été attribuée. Il veille à ce que les eaux des sources restent pures et abondantes. On raconte que, lorsque l'incendie donna naissance à son jumeau, il tomba du ciel au milieu de la pluie divine de Taisha, sauvant l'ile de la destruction par le feu. Tout comme son frère, il a l’apparence d’un animal chimérique, une sorte de loup avec des moustaches de poisson-chat, des nageoires en forme d’ailes sur le dos et une autre à l’extrémité de la queue. Il vivrait dans les eaux entourant l’île, remontant parfois les rivières au gré de ses envies, gardant toujours son regard tourné vers le volcan, prêt si nécessaire à devenir un raz-de-marée qui engloutira son frère enflammé.

Les prêtres de Seisui sont les gardiens de l’eau et de la mer, ils veillent à la pureté des sources naturelles et servent aussi de protecteur en cas d’incendie en ville. Ce sont également de bons marins et la plupart veillent à la tranquillité des eaux autour de l’île. Certains les voient aussi comme des garde-fous des prêtres de Tsuku. Ils travaillent aussi souvent avec les prêtresses d’Igaku car c’est leur eau qui alimente leurs cultures.

Le grand-prêtre de Seisui est choisi par une assemblée de tous les prêtres de l’eau. Le candidat doit ensuite gagner la mer aux abords du temple et se laisser couler volontairement. Seisui viendra alors à lui, comme dans la plupart des cas, personne ne saura ce qu’il se passe lors de cet entretien, il ramènera ensuite son représentant à la surface en le portant sur son dos, lequel sera marqué par un pouvoir de contrôle sur l’eau.

Le temple de Seisui est très particulier, construit au-dessus d’un important cours d’eau, traversé par de multiples canaux, c’est une véritable beauté architecturale, d’une élégance particulière. Entrer dans le temple de Seisui inclu d’accepter de marcher pied nus dans l’eau de ses canaux.



Youkou : Dieu des Arts et du Beau

Youkou, dit "le soleil", aussi appelé "Youkou le Beau". Dieu de la paix, des arts et de la beauté, il veille à ce que la bonne entente règne entre les différentes familles et à ce que les conflits se règlent de la meilleure manière possible. Sa tâche est délicate et ne réussit pas toujours mais sans ses interventions pacifistes le monde serait un chaos total. Taisha recueillit un jour une colombe, oiseau de paix, et, la prenant dans ses mains, la colombe fut transformée en Youkou, le beau dieu. Il est décrit comme ayant l’apparence d’un homme androgyne et angélique, au corps recouvert par endroit de plumes blanches mais dont personne n’aurait jamais vu le visage tant sa beauté pourrait subjuguer. Il est très proche de sa mère et serait l’un des seuls capable d’apaiser la violence de Kage. Il vivrait dans son monde personnel, observant les créations artistiques des mortels.

Les Prêtres de Youkou ont pour tâche d'enseigner les Arts, d'apporter la morale. Ils sont ceux qui doivent guider les gens sur le droit chemin et tenter au mieux de leur éviter la corruption. Les jeunes délinquants sont souvent amenés auprès de prêtres de Youkou, dans le but de faire des thérapies ou d'apprendre à changer, à trouver des solutions autres que la violence. Ils sont la morale, le juste. Ils viennent aussi en aide à ceux qui en ont besoin et travaillent souvent main dans la main avec les prêtresses de Motenashi. Ce sont également tous des artistes accomplis en l’honneur de leur dieu. Leur activité la plus célèbre est leur chorale que l’on dit à la fois pure, harmonieuse et puissante.

Le grand-prêtre de Youkou est celui qui est choisi le plus tôt, dès sa naissance, l’enfant est alors entouré d’une aura d’une douce lumière blanche, les prêtres viennent alors à lui et le recueille pour l’élever au sein du temple, où le grand-prêtre actuel précédent le formera à sa relève. Les parents sont naturellement compensés et traités avec grand respect pour avoir donner naissance au nouveau représentant du beau dieu. Le jour venu, le nouveau grand-prêtre entre dans une méditation profonde et son esprit rejoint Youkou, on dit qu’il est le seul mortel à voir le visage de ce dieu, il en ressort transfiguré et lorsqu’il revient, il rayonne du pouvoir de son dieu, lui donnant d’apporter la paix via son art de prédilection.

Le temple de Youkou est semblable à une immense cathédrale, à l’architecture élégante, toute en vitraux colorés et très lumineuse, à l’image du dieu que l’on y vénère, c’est le plus beau des temples.



Shukumei : Dieu du Destin et de la Fatalité

« L’avenir n’est pas une ligne droite, il est une multitude d’embranchements et de possibilités, notre devoir est de veiller à ce que les meilleurs soient suivis et d’éviter le chaos ». Ceci est extrait des enseignements de Shukumei et représente bien le rôle de ce dieu. Il ne revient jamais sur une décision, aussi s'il vous attribue un mauvais destin, vous devrez vivre et/ou mourir avec. Si Rika connait le passé et le présent, Shukumei lui voit les futurs possibles et choisit la voie qui mènera l'île à sa destinée. Il est né car Taisha voulait pouvoir prévoir et protéger l'ile des dangers, ce que fait Shukumei peu importe le prix. "La fin justifie les moyens" est un autre de ses enseignements. Sa forme physique est particulière, Shukumei aurait pour corps deux poissons, l’un blancs marqués d’un point noir sur le dos et l’autre noir marqué d’un point blanc, tournant autour, faisant un symbole semblable au yin et yang car Shukumei est aussi le dieu de l’équilibre, son travail n’est ni bon ni mauvais, simplement nécessaire. Il vivrait dans une dimension personnelle, un grand bassin de vision dans lequel il tournerait encore et encore, guettant les futurs possibles.

Les prêtres de Shukumei sont ceux qui se mêlent le plus de la vie civile, au nom de leur dieux, ils sont prêts à participer à tout, y compris à la vie politique s’ils le jugent nécessaire. Ce sont souvent de fins intrigants, très adeptes de la manipulation et du jeu politique, ce qui ne leur attire pas que des amitiés.

Le grand-prêtre de Shukumei est choisi par le dieu qui envoie une vision à son prédécesseur, lequel devra trouver son successeur et le former. Fait singulier, le successeur peut très bien ne pas être un religieux mais une fois choisi par Shukumei, il devra se plier à son destin. Lorsque la succession vient, le nouveau grand-prêtre fait un voyage spirituel jusqu’au bassin où nage son dieu et obtient un lien privilégié avec cet endroit.

Le temple de Shukumei est un bâtiment à l’architecture à la fois sévère et élégante, représentant un peu la dualité du dieu que l’on y vénère.



Kage : Dieu de l'Ombre-Guerre-Violence

Dernier-né des dieux, frère jumeau de Kyouki, il représente la violence animale, la part d’ombre qu’il y a en chaque individu, il rappelle à tout moment que les ainokos possèdent une violence primale et animale, enfouie au fond d’eux. Il est également le dieu de la violence nécessaire, celle que l’on doit réveiller si le besoin s’en fait sentir, de ce fait, il est donc également le dieu de la guerre. Taisha lui donna naissance en dernier, en même temps que Kyouki dont il est le jumeau. La déesse-mère l’enfanta pour se détacher de la part d’ombre qu’il y avait en elle et se consacrer plus sereinement à son devoir divin. Kage est représenté comme un humanoïde insecte, le corps recouvert d'une épaisse carapace couleur de jais et possédant quatre bras maniant de grandes épées.

Il vit dans une dimension personnelle, laquelle jouant un rôle particulier car il s’agit ni plus ni moins que de l’enfer des ainokos. Les âmes jugées trop impures par Taisha sont punies et confiées à Kage, sa dimension personnelle est axée autour d’une gigantesque arène où les âmes condamnées se battent éternellement pour le plaisir du dieu sombre. Ce n’est qu’une fois par an, à l’occasion de la fête des morts, lorsque Taisha et Youkou lui rendent visite ensemble, que la soif de combat de Kage se calme et qu’il accepte de relâcher certaines âmes ayant suffisamment purgée leur peine.

Malgré le dieu qu’ils vénèrent, les prêtres de Kage ne sont pas des gens fondamentalement violent ou dangereux. Ce sont tous des combattants mais ils se rapprochent plus d’un ordre de moines guerriers. Leur rôle est de canaliser la part sombre et la violence de leur dieu via la pratique des arts guerriers. Après, il est tout de même déconseillé de venir trop les titiller. En temps normal, ils jouent le rôle de gardiens du domaine du temple et interviennent dans tous les temples à la demande des prêtres concernés.

Le grand-prêtre de Kage est celui qui peut tourner le plus. En effet, ici, pas de fioriture, c’est le plus dangereux qui l’emporte. Si le grand-prêtre en service se fait défier et vaincre en combat singulier, sa place revient au vainqueur, laquelle peut tourner très vite. Cependant, dans la pratique, ça ne tourne pas aussi facilement car la force brute n’est pas suffisante et le grand-prêtre de Kage est généralement un maître martial très difficile à prendre en défaut. Ces combats en son honneur amusent beaucoup Kage et si un grand-prêtre tient suffisamment longtemps et lui plaît, il sera alors touché par la bénédiction de son dieu, lequel amplifiera ses talents guerriers.

Le temple de Kage est un lieu inquiétant, en pierre noire, construit autour d’une grande arène de sable qui tient lieu de cour centrale, où les prêtres s’entraînent nuit et jour à se perfectionner.

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