Teruki - Asservi
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(#) Sujet: Teruki - Asservi 21.03.17 14:24
Image Présentation 600*200
Kuro «Teruki» Sena

Informations
Année de Naissance : XXXX. (38 ans)
Genre :
Race : Panthère noire
Statut : Asservi
Métier : Asservi de plaisir / favori – Prêtre Servant de Motenashi – Résistant et informateur pour les Ashiwa No Hankou
Don(s) : Hypnose obsessionnelle : D’un simple croisement de regard et selon la volonté de Teruki, la panthère peut insinuer son image dans l’esprit d’une personne. Au départ c’est une forte présence qu’on ne peut ôter, son visage, son corps revient sans cesse en boucle comme une obsession. Puis au bout de quelques heures elle s’estompe légèrement pour virevolter dans l’inconscient et revenir par moment, laissant une empreinte forte. Ce n’est qu’un bout de deux ou trois jours que la personne est alors capable de l’oublier totalement, si entre temps, elle n’a pas déjà céder à ces pulsions fantasmagoriques.

Fantasmes révélés : D’un simple contact, peau contre peau, Teruki peut lire vos fantasmes les plus cachés, les plus honteux, ceux qui vous font rougir de gênes et qui pourtant vous font frémir l’échine.


Psychologie & Physionomie

Physionomie
La beauté de Teruki, n’est pas celle irréelle des ainokos fantasques, se parant de milles couleurs, aux gestes sensuels et gracieux. Elle n’est pas de celle que l’on obtient fardé de poudres et de soie. Non, la beauté de Teruki est bestiale, presque magnétique.
Comme la panthère, il se déplace sans un bruit, ses yeux brûlants inspecte chaque rétine et y laisser une empreinte indélébile. Il n’est pas de ceux qui paradent, ni de ceux joue un genre ou l’autre. Non, Teruki est un homme, voluptueux et puissant, aux hanches certes souvent cambrés, mais ou la puissance pourrait faire frémir une gazelle. Il est hypnotique, attirant, sexy dans des gestes simples et maîtrisés. Il rit de bon cœur derrière cette bouche un peu épaisse qui se veut ourler d’un pli amusé et séduisant.
D’une souplesse sans égale, il à un corps sculpté pour le plaisir chaque muscle y est dessiné, sans un gramme de graisse, forgé par des heures d’entraînement qu’il s’impose chaque jour. De ses reins jaillit une queue noire représentant l’unique lien avec son animal. Elle s’agite, accompagne ses mouvements et glisse contre sa peau douce. Il ne passe pas des heures à s’enduir de litres d’onguent, mais utilise toujours le même, appréciant depuis toujours cette odeur de pivoine. Son dos est remplit de tâche de tâche de rousseur, virant un peu au sombre vers le bas de son dos. Son visage ne porte plus aucune trace des difformités de son enfance, sa mâchoire y est droite et solide, son nez superbe et ses yeux bruns dorés toujours un peu amusé.
Ses longs cheveux noirs prennent une teinte violette sur ses pointes sans qu’il puisse s’en expliquer l’origine mais il aime cette petite touche fantaisiste. D’une taille moyenne, il mesure un mètre quatre-vingt-quatre et porte principalement des tenues himériennes. Enfin cela dépend du goût qu’il a su capter chez ses maîtres et maîtresses. Il s’adapte à leur envie avec une facilité déconcertante et les style yamato lui va aussi bien que l’himérien.

Psychologie
Captivant, il sait jouer de son physique mais n’en abuse jamais pour obtenir quoi que ce soit. Il se contente bien souvent de ce qu’on lui offre. Son apprentissage au Washizuki en à fait quelqu’un de retenu, modeste, qui se veut parfois timide pour certaines demandes mais qui n’hésite pas à paraître audacieux si c’est ce qu’on attend de lui.
Il se glisse très facilement dans des rôles différents et fait toujours ce qu’on attend de lui avec une perfection presque agaçante. Cultivé, sociable, amusant, drôle Teruki à tout pour plaire.
Chaque chose chez lui paraît naturelle, même ce rire cristallin qui semble si sincère. Il est ce que chacun veut y voir, un doux jeu de miroir qu’il maîtrise à la perfection.
Son seul et unique but est de satisfaire un maître pour obtenir sa liberté. C’est là l’unique but de sa vie. Pour cela il est prêt à tout. Il est d’une fidélité sans faille en ce qui concerne ses maîtres et maîtresses mais n’hésitera pas à fournir des informations sur leurs entourages, ou sur des membres de la noblesse à l’Ashiwa.
Loin de cette image parfaite qu’il véhicule, Teruki peut parfois se montrer froid et sarcastique quand il parle des Grandes Familles et de l’asservissement à ceux en qui il a confiance. Il n’apprécie aucun de ses maîtres et maîtresses, se contentant juste de faire son travail pour atteindre son but. Il a en horreur les libres qui abusent de leur position et blessent les asservis. Ayant la répartie facile, il est capable de remettre un libre du peuple à sa place si quelqu’un se montre irrespectueux envers lui. Conscient de sa position d’objet privilégié, il n’apprécie pas d’être ramené plus bas que terre par des petits cons insolents. Si Teruki semble parfait, il est loin de l’être.
Il n’est qu’un esclave de plaisir incapable de se débrouiller sans les autres, il ne sait ni cuisiner, ni laver quoi que ce soit. Cela ne signifie pas qu’il est précieux, juste qu’on ne lui a jamais offert l’opportunité d’essayer d’autres choses. Il sait à  peine se battre malgré la puissance et la force qu’il véhicule, le seul sport qu’il maîtrise à la perfection est le tir à l’arc et monter à cheval. Il a tendance à se rabaisser pour ne pas paraître trop insolent et préfère passer pour un idiot juste bon à donner du plaisir plutôt qu'on capte la moindre de ses pensées. Manipulateur, il sait jouer de son image et en profite souvent pour ne laisser personne l'atteindre et comprendre ses réelles motivations.
Pour ceux qui se le demande, pour les choses du sexe, il prend la place qu’on lui demande et ne rechigne jamais, c’est pour lui une tâche à mener comme une autre. Teruki est doué pour ces choses-là, très doués, il a été entraîné pour. Pourtant, il n’a même jamais embrassé la seule et unique personne qu’il s’interdit d’aimer. Capable de capter les fantasmes de tout à chacun, il est capable de supporter la vision de beaucoup de chose dérangeante sans ciller. Si certaines scènes l’écœurent, maintenant il ne fait que lister des noms pour les fournir à l’Ashiwa.


Biographie

L’espoir est ce qui anime mon être. Un espoir certainement fou et remplit d’une candeur enfantine, mais à chaque fois que je lève les yeux au ciel, c’est pour envoyer une prière à Taisha. Prier pour que mes rêves les plus fous se réalisent, pour que cette graine qu’une mère sans foi à planter un jour dans mon cœur. L’espoir fait vivre m’a-t-elle chuchoté alors que ses bras fatigué se refermaient autour de moi dans le seul et unique contact que nous avions par jour. Puis elle me repoussait doucement sous le lit qui ployait sous son poids et sous celui du client qui avait payé pour la baiser. Je fermais les paupières et plaquait mes mains sur mes oreilles pour ne pas voir et entendre. Puis quand le parquet cessait de trembler je rouvrais les yeux pour un court répit.
J’ai grandis là, dans un bordel miteux de Tsumi, asservi de naissance, n’appartenant même pas à ma propre mère. Mais à un patron peu scrupuleux. Je n’ai jamais eu mon propre destin entre les mains et malgré les difformités de mon visage, certains payaient pour me tirer de sous ce lit, pour glisser leurs mains et leurs langues sur mon corps juvénile.

L’espoir, d’un jour une vie meilleure s’éloignait. Chaque jour un peu plus.

« Je prends ces quatre-là… » Pointe un homme richement vêtu alors que les enfants du bordel sont alignés dans une chambre. Je me penche en avant, essayant de discerner ceux qui ont été choisis. Les bandages qui masquent mon visage me cachent un peu la vue avant de sentir une ombre me surplomber. Ils sont deux à venir régulièrement, ils observent les gamins sous toutes les coutures. Ils se nommaient Masaru et Nowaki. Je ne savais pas à l’époque qui ils étaient, mais j’ai dû mon salut à Masaru. Ils existaient entre eux, une rivalité certaine, faites sans doute de par leur âge similaire et leur fonction égale.
J’ai senti une main soulever mon visage et le tourner vers la lumière :

« Que penses-tu de lui Nowaki-san ? »

L’ainoko lémurien s’avance, ses mains agiles glissent sur mon visage, dégageant mes cheveux sombres, glissant sur cette paupière difforme et cette mâchoire proéminente. Ma queue se glisse entre mes pieds. Je n’aime pas qu’on me regarde ainsi.

« Il est trop laid, il ne fera jamais l’affaire. Trop de travail. Puis il a l’air complétement stupide ! »

Masaru rit de bon cœur et laisse sa main sur ma tête pour frotter mes cheveux : « Il me plaît bien, j’aime son regard déterminé ! Je prends celui-là, je paris que je pourrais le vendre plus cher que les quatres que tu as choisis. »

Les yeux de Nowaki se rétrécissent, la tension dans la salle se fait plus lourde. Il me jette un vague regard avant d’hausser les épaules et de se détourner :

« Pari tenu, mais ne viens pas pleurer quand tu auras perdu. Il est bien trop difforme pour être un asservi de plaisir. Personne ne voudra de lui. »


Masaru rit doucement : «  Nous verrons bien, nous verrons bien. » Masaru est grand, puissant, ses oreilles orangés et tigrés toujours pointés vers l’avant. Il s’accroupit face à moi, je me souviens d’avoir senti ses moustaches frôler ma peau. «  On va faire de toi le plus beau de tous, tu verras….Tu seras plus fort que les autres, car à toi, la vie ne t’a vraiment rien donné. »

Puis il a ri et m’a entraîné dans son sillage. J’ai quitté le bordel, avec un seul regard en arrière, pour ma mère qui me chuchotait de loin de garder l’espoir.

--

« Tu me donnes quoi en échange Masaru pour que je m’occupe de ton mioche ! » Demanda un homme en boucle blanche un peu tâchée, alors qu’il me fixe assit sur une table de consultation.

Il est assez petit, extrêmement mince, son visage est agité de léger tic mais son regard bleu est intriguant. Ses longs doigts soulèvent mon visage, il l’inspecte sous tous les angles, donnant des pichenettes dans ma paupière difforme. Cela me fait mal, mais je ne dis rien. Masaru m’a dit de me taire, alors je lui obéis.

« Un ou une asservi que j’ai formé, celui ou celle que tu veux… »

L’homme maigre se redresse et fixe Masaru d’un œil suspicieux : « Tu veux dire que tu serais capable de m’offrir un de tes précieux élèves juste pour me voir raboter le visage de celui-là ? »

« Tu as bien compris Raku-san. »

« Ta patronne ne va pas être contente mais puisque tu le propose. Viens avec Tomoyo, c’est ta plus belle réussite. »

Masaru acquiesce en souriant. Il me fixe alors que j’ai un peu peur. Je n’ai même pas dix ans et j’ai vécu le visage caché pendant tant d’année. Même au Washizuki tout le monde se moque de moi. Je suis laid, il faut le dire. Pourtant je suis là, au milieu de tous ceux brillant de particularités rare. Ils ont les yeux étincelants, la bouille rondes et soyeuses, sous la crasse qu’on leur a retiré, ils sont beaux, sublimes, gracieux. Ils virevoltent entre eux, même leurs rires est déjà séduisant. Moi je reste là, assit dans l’ombre, le visage bandé, à lire tout ce qui me passe sous la main. Depuis que Masaru m’a enseigné, je ne fais que ça. Lire et lire encore. Je suis seul, j’aimerais jouer avec eux, mais les seules fois où je peux être proche d’eux c’est quand il faut s’entraîner pour les massages. Ils tirent à la courte paille pour savoir qui sera avec moi, pourtant je m’applique, chacun de mes gestes tente d’être gracieux. J’arrive parfois à les faire s’endormir sous la pression de mes doigts.

Mais aujourd’hui Masaru m’a emmené ici, chez cet homme qui va me rendre beau.

« Y en a pour plusieurs mois, et je ne pourrais pas effacer les cicatrices, tu en es bien conscient Masaru ? Il va souffrir, atrocement. »

Masaru sourit : «  Fais-le, sinon tu pourras dire au revoir à Tomoyo. »

L’homme soupire et enfile une paire de lunette. Dans la pièce s’étalent des schémas et des croquis de squelette humains ou animaliers. Il prend une pommade, puis me tend un thé chaud : «  Bois ça, ça te rendra somnolent. »

J’ai peur. Je fixe Masaru. Je sens la pommade être appliqué sur ma paupière, puis ma mâchoire. Je sens qu’on ouvre mes chairs, mais je n’ai pas mal. Les doigts de l’homme s’immiscent dans ma chair. Il compresse les os, tâte, touche, fouille, puis mes mains se crispent sur la table. Je ferme les yeux, la respiration erratique, j’ai envie de dormir mais je n’y arrive pas. Je sens ses doigts faire des allées et retours sur mes os. Il sculpte, forge l’os, pendant de longues heures. Masaru reste là, immobile. Je m’endors finalement, pour me réveiller avec des bandages sur le visage et une douleur atroce qui me transperce. Je gémis, j’ai mal, ma peau me tire, mes os sont comme transpercé, toute ma chair tremble. Je pleure, Masaru me porte dans ses bras. Il chuchote qu’il est fier de moi. Que je vais devoir y retourner car ce n’est pas finit. Mais qu’après ça, je serais le plus beau de tous.

Je ne dors pas pendant plusieurs jours tellement la douleur me lancine, c’est un enfer. Je pleure dans le dortoir, n’osant plus toucher ce visage aux bandages ensanglantés. C’est encore pire, plus personne ne s’approche de moi, ma peau vire au bleue, puis au marron. Puis j’y retourne. Deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois peut être. Mon visage n’est plus qu’une plaie géante. J’ai maigris je n’arrive plus à manger, ni à dormir. Je suis seul et j’ai mal. J’ai envie de m’arracher la peau pour que tout cela cesse enfin, j’ai envie de planter mes ongles dans mes yeux pour les arracher mais je n’ai pas le droit de faire cela. Non je n’ai pas le droit.

Si j’avais été libre, est-ce que tout cela serait arrivé ? Est-ce que j’aurais eu à subir toute ces souffrances ? L’espoir d’un jour pouvoir être comme ceux d’en haut me fait tenir. Sans doute une histoire de revanche à prendre sur ceux qui se sont moqué, sans doute un fol espoir bien sot, mais qui me fait résister.

--

« Plus ferme ! Plus humide, tu dois plus saliver Teruki, utilise mieux ta langue. Aller, d’avant en arrière, oui comme ça. Pense à le regarder quand tu fais ça. Excite-le, cambre le dos. Ne grimace pas quand tu avales ! » Ordonne Masaru en grondant.

Le goût dans ma bouche est le même que d’habitude. Je commence à m’y habituer. Je m’appelle Teruki maintenant. C’est Masaru qui a choisi. Cela veut dire Espoir Brillant. Les formations sont maintenant devenues plus intime depuis que j’ai seize ans. Je fixe les yeux de mon partenaire. Ses yeux sont fermés, ses pommettes rouges et je donne un dernier coup de langue sur une cuisse ce qui le fait sursauter et gémir avant de me lever et de m’étirer.
Natsuo ouvre les yeux et me fixe avant de rougir en détournant la tête. Je lui souris avant de lui faire un clin d’œil. Je n’ai aucun mal à trouver un partenaire maintenant. Mon visage est d’une perfection presque absolu. Ma peau est lisse comme celle d’un nouveau-né. Je n’ai jamais aussi bien vu que depuis que ma paupière a été rabotée. J’ai souffert, pendant des années. Quelques fois encore des douleurs dans mes os persistent mais j’y suis maintenant habitué. J’ai trouvé ma place au Washizuki. Masaru est fier de sa réussite et parade devant Nowaki. Je suis encore loin d’en avoir fini, mais le petit garçon difforme a disparu. Je suis des cours de poésie, de chant, de politique pour pouvoir discuter, des cours de danse et de plaisir corporels.
J’excelle dans beaucoup de domaine, ma curiosité me pousse sans cesse à vouloir en faire plus. Pourtant, j’ai toujours cette fâcheuse tendance à fixer le ciel, à prier en silence. Prier pour une liberté qui me semble si lointaine. Pouvoir décider de ce que je veux est un fantasme qui est irréalisable. Pourtant, ce fol espoir, il est toujours ici.

--

L’amour est une chose qui nous est interdit. C’est là une des premières choses que Masaru m’a apprise. Ne pas aimer, ne pas s’impliquer. Agir pour son maître, toujours. Être parfait, irréprochable, soutenir la réputation du Washizuki, jusqu’à sa mort.
J’ai été vendu le jour de mes dix neufs ans. Pour une somme encore jamais atteinte. Ma réputation a été sans précédent et le jour de la vente aux enchères la foule se pressait pour m’observer. Ma somme n’a pas couverte l’achat des quatre élèves de Nowaki, mais à quelques pièces d’argent, nous n’étions pas très loin. Masaru m’a souri quand j’ai suivis l’homme qui m’avait acheté. Il m’a serré dans ses bras et m’a souhaité bon vent.

J’appartiens maintenant à Daichi Ankoku. Un noble, cousin éloigné du chef de clan, appartenant à la branche secondaire. J’aurais préféré un maître plus prestigieux pour premier maître, mais la somme qu’il a déboursé pour moi à fait jaser. Puis les Ankokus sont suffisamment important pour apporter du prestige à mon parcours. Car c’est bien là tout ce que j’y vois. Une route à suivre pour arriver à cette liberté tant espérer. Daichi n’est qu’une étape, un bout de parcours qu’il me faut franchir. Ce n’est pas un mauvais maître, même si sa propension pour les orgies à tendance à m’épuiser. Il m’emmène partout avec lui. Je reste dans son ombre et celle de sa femme, mais quand il remarque que quelqu’un pose le regard sur moi, il m’offre en cadeau. Je marque les esprits, hypnotique et gracieux, j’obéis, simplement. Parfois, il m’utilise pour lui-même, parfois il se contente de me regarder faire avec un autre.

Mais c’est par une nuit d’orage que je l’ai rencontré. Lui, celui dont je n’aurais jamais dû tomber amoureux. L’amour est interdit. Pourtant je me souviens encore m’être penché par-dessus son épaule, mes cheveux sombres glissant sur son épaule alors qu’il lisait un livre, observant l’orage à travers les baies vitrés. Je n’avais pas le droit de lui parler, il était un libre qui passait quelques jours chez mon maître. Je n’avais pas le droit de glisser les quelques mots que je lui ai soufflé cette nuit-là :

« Devant l’éclair –
Sublime est celui
Qui ne sait rien ! »


J’ai ris doucement, comme je savais si bien le faire. De ce petit rire qui pouvait sembler naturel, alors qu’il n’était là juste que pour séduire. Je me souviens encore de son regard turquoise qui s’était posé sur moi. Intrigué.

« Les haïkus de Basho-sama ont toujours quelques chose d’étrangement nostalgiques, vous ne trouvez pas ? » Je lui ai souris du haut de mes vingt ans. « Et pourtant, ils remettent en question, tout ce que nous croyons savoir. »

Je me suis assis à ses côtés, comme si à cet instant nous étions deux être égaux. J’ai beaucoup parlé, réciter de nombreux haïkus que j’avais appris, déclamer des vers du Desatma que j’avais appris dans leur langue originale. Il ne parlait pas beaucoup, mais m’écoutait avec un respect apaisant. L’aube s’est levée après l’orage, j’ai glissé le bout de mes doigts sur sa joue et rien ne m’est apparu. Pas une once de fantasme réducteur et pervers. Juste un vide, tranquille.

Nous nous sommes quittés pour mieux nous retrouver chaque nuit pendant son séjour. Parfois il venait aux orgies justes pour me regarder, sans jamais participer. Je m’étendais là, sans honte ni pudeur, sous les assauts de certains, mouvant entre les cuisses de femmes et d’hommes voluptueux. Pourquoi aurais-je dis non à mon maître ? Juste pour ces battements de cœurs aventureux qu’il faisait naître en moi ? Non certainement pas. Si la liberté était mon guide, je me devais d’être parfait.

Pendant des années, nous nous sommes retrouvés, cachés pour discuter. Je frôlais son visage, simple geste qu’il y avait entre nous. Nous parlions et j’osais enfin avouer à cette oreille attentive le poids d’un destin incontrôlé. Je l’aimais. Je le savais. Mais je n’en avais pas le droit. Il était beau, intelligent, attentif et d’une douceur sans égale. La nuit lorsqu’on m’étreignait, j’imaginais parfois son corps contre le mien et je jouissais dans des râles qui m’étaient inconnu. Daichi était fier de me soutirer de tels gémissements, s’il avait su…Il m’aurait certainement revendu.

Nous n’avons jamais été découverts. Après tout, nous ne faisions rien de mal. Il n’y avait entre nous que des mots et des regards, parfois le frôlement d’une main dans les couloirs de la demeure, mais quand la situation s’est renversée, qu’il a été accusé de tout ce qu’il fomentait contre Takamori Ankoku j’ai serré la mâchoire.
J’avais glissé à son oreille quelques informations concernant le Chef de Clan, sa passion identique à la sienne pour les hommes, les goûts dépravés de son jumeau impie. Mais il est tombé et je n’ai même pas vu sa silhouette s’éloigner. Je suis resté là, à fixer le ciel bleu chargés de nuage. J’ai prié. Férocement, de toute mon âme. Mais qui étais-je pour que mes prières résonnent aux oreilles de Taisha. Je n’étais personne. Je ne suis personne et quand bien même j’aurais voulu aller le voir là-bas, je n’en avais pas le droit. Je n’étais qu’un gamin à forte valeur marchande.

J’ai refermé ce cœur qu’il avait ouvert et Daichi m’a revendu car il avait besoin d’argent. J’ai appartenu à quelques autres maîtres et maîtresses, voguant de bras en bras, gonflant cette estime que j’avais de moi. J’étais ce qu’ils voulaient que je sois. Parfait.

Mais ma liberté s’éloignait de plus en plus. J’avais l’impression qu’elle n’arriverait jamais.

Puis il s’est enfuit, les murmures de son existence ont fait frémir ce cœur dans ma poitrine, les douleurs dans mes os se sont réveillées. Il est là quelque part…Pourtant je ne le cherche pas. Se souvient-il encore de moi ? Avais-je seulement de l’importance à ses yeux ? Qui suis-je pour oser prétendre posséder son cœur ? Je ne suis rien, si ce n’est une belle enveloppe qu’on a façonné. Je suis ce que les autres veulent que je sois, je ne suis qu’un vide transi de froid.

Derrière la vitre de la boutique, je fixe les gens qui passent. Et si je revoyais ta silhouette, est-ce que tu me reconnaîtrais ? Je vais bientôt être de nouveau vendu. Je vais rentrer dans un nouveau moule. Peut-être que nous nous croiserons sans nous voir, mais pourtant, tout au fond de ce cœur endormi, il y a encore ce fol espoir étincelant….





Informations IRL

Pseudo : Nyu
Âge IRL : <_< trop d’années
Comment avez-vous connu le forum ? : Dieu m’a dit
Code du Règlement : On est là pour s’amuser !
Qui a créé les Ainokos ? : Taisha ou les Kagenuis, au choix !




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(#) Sujet: Re: Teruki - Asservi 21.03.17 16:00
Welcome ! (ou re-welcome plutôt ? Very Happy)

Alors, me tarde de lire la suite ♥
Pour le groupuscule de rebelles, je posterais des informations à son sujet dans la section "Organisations" de l'Univers Étendu bientôt. Le temps de finir de bien expliciter tout cela. Very Happy

Et sinon, je te le redis mais : j'adore ton vava <3
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(#) Sujet: Re: Teruki - Asservi 21.03.17 18:29
Bienvenue joli monsieur

*se retiens de baver*






 
merci:
 


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(#) Sujet: Re: Teruki - Asservi 22.03.17 16:49
Fiche finie !
Yahou, j'espère que tout sera correct et que l'histoire plaira Smile

Des bisous <3


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(#) Sujet: Re: Teruki - Asservi 22.03.17 17:50
Wink Flemme de changer de compte pour ma part donc...

Je valide Very Happy !
Pour le rabotage, on avait vu ensemble sur le concept d'un don manipulant légèrement la structure osseuse non sans douleur : ce qui est transcrit ici donc nickel ♥

Fiche Validée

"C'est partit pour le Grand Voyage ! Découvrons Migoto tous ensemble !"

Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Migoto no Shima et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants.
Nous te demanderons aussi d'aller Recenser tes dons ainsi que Recenser ta race si tu es Ainoko. De plus, peu importe ton groupe, si tu peux aller recenser ton Métier cela serait pratique.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Les langues que parlent ton personnage, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! Pour ce faire, il te suffit de te rendre dans ce forum-ci.
Nous avons aussi les Dépôts de Missives pour les rps de type "épistolaires". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage ^^
A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, et trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.


Le staff te souhaite la bienvenue!
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Actif : Ralenti ? Mais bien là ! ♥
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(#) Sujet: Re: Teruki - Asservi 22.03.17 19:47
Merci Ô grand Maître !
<3


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