Test pour Noriko Ankoku (Refonte d'un ancien compte)
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(#) Sujet: Test pour Noriko Ankoku (Refonte d'un ancien compte) 21.12.16 5:42
Avant - Propos :

Alors, déjà, je tiens à dire que j'ai vraiment adoré rédiger ce test !

Je n'ai cependant pas pu écrire tout ce que je voudrais, car il commençait à être vraiment long mdr !
J'ai surtout voulu travailler l'écrit sur la façon de pensée de Noriko et un peu ce choc autour du meurtre de son père avec un rapport très tendu à la couleur "rouge".

J'ai parlé brièvement Momoka, mais pas de sa soeur, à qui je ferai plus amplement référence dans la fiche si déjà, le test vous plaît ! J'ai pas mal de questions à poser à ma maman à ce sujet ! -^^-

Je compte développer plus le rapport à sa famille dans la présentation, si déjà l'interprétation vous va !

Ah et aussi, je parle d'un oncle, il s'agit du fameux frère du grand-père au père à Noriko. Je savais pas quel mot employé pour lui -w- ! Et j'ai inventé son prénom temporairement car je l'ai pas vu sur l'arbre généalogique, voilà, voilà !
Je modifierai au besoin !

En tout cas, j'espère sincèrement que vous aimerez ce que j'ai écrit ! : 3

Hiver 50, Mois de Kage


-De quelle couleur est-il ?

Dans l'espace chaud et tamisé de la chambre, installée entre ses nombreux coussins de velours et allongée sur un agréable tapis en peau de tigre du Désatma, Noriko recracha une longue bouffée de fumée avant d'écarter son kiseru du bout de ses lèvres roses et pulpeuses. La jeune femme était superbe, à l'aise dans ce décor qu'elle voulait à l'image de ses caprices, nombreux et onéreux. Ainsi, outre ses fourrures ou son agréable et épais futon en plumes de cygnes, la chambre de la moutonne affichait tout un tas d'objets aux formes variées et étranges, des bijoux et des trésors venus des quatre coins du monde que son oncle, un riche et puissant homme d'affaires du Clan Ankoku troquait lors de ses allées et venues aux ports du Sangokaï. La jeune avait également une immense penderie sculptée à la main et dont les pieds étaient ornés de chèvres et de boucs, leurs cornes de reliefs saupoudrées d'or.

Entrer dans son boudoir, c'était aussi découvrir tout un tas des parfums, des encens excitants et relaxants qui abîmaient chaque mur et recoin de la pièce. Et pour rappeler à chacun la culture ainoko et ses traditions, il y avait les grandes tentures décorées de "haikuu" écrits à l'encre du Zanshi, les fleurs de lotus dans des pots, déployant leurs fleurs blanches à la lumière du soleil et ses immenses kimonos aux dessins complexes et vifs, si beaux que la chèvre de l'un semblait bondir et le fleuve d'un autre ruisseler. C'était magique de voir ses tissus de qualités et de couleurs, si sophistiqués et ravissant que les porter sembleraient presque un crime pour qui n'a pas un physique à la hauteur de leur splendeur. Mais cela tombait bien, car Noriko n'avait pas cette peur.

Une main calée sur ses hanches fortes que son yukata de coton blanc et presque transparent couvrait à peine, un sourire en coin vicieux au coin de la bouche, la moutonne s'amusait à taquiner un pauvre tisserand qui, le teint rouge, n'en pouvait plus d'observer son corps et ses nombreuses formes, à la limite de saigner du nez, déglutissant et fiévreux pour le plus grand plaisir de la Ankoku. Il se trouvait que la jeune femme adorait torturer l'ainoko qui, pourtant marié, n'avait jamais cessé de loucher sur son corps d'un air vicieux. Or Noriko aimait qu'on la regarde, qu'on la complimente et qu'on l'apprécie, en particulier quand elle pouvait en tirer par-derrière quelques profits intéressants. Et justement le marchand en question lui fournissait toujours de merveilleux kimonos sur commande et fait sur-mesure pour son unique bon plaisir.

Depuis qu'elle avait eu 18 ans, Noriko n'achetait plus rien au marché du Torikae et ne portait que des vêtements tissés pour lui correspondre personnellement. En effet, la jeune fille tenait à s'afficher comme une personne de goûts et son rêve n'était rien de moins que de devenir une des célèbres beautés de Migoto, ou plus exactement de devenir la première référence en matière de soins et d'esthétique de l'île. Cela faisait déjà un moment qu'elle entretenait cette passion, soutenue par son oncle qui admirait ses talents d'artiste et de maquilleuse, en plus de ne plus pouvoir se passer des parfums qu'elle concoctait avec intelligence et qu'elle tentait d'adapter du mieux possible aux différentes peaux et fourrures des ainokos. Noriko le croyait dur comme fer, un jour toutes les femelles de Migoto s'arracheraient ses créations et ses produits, ses savons et ses crèmes, ses nouvelles techniques de maquillage aussi. Elle mettait un point d'honneur à faire de ses recherches un vrai succès. Mais tout cela n'était cependant qu'une passion fébrile face à sa véritable ambition qui était de se hisser tout en haut de l'échelle sociale de la ville.

Noriko était une ainoko pure et dure, une vraie, c'est-à-dire une femme qui attachait de l'importance à son parti et pour qui l'amour n'était qu'une sottise que peu intéressante. La promesse d'être la compagne d'un des individus les plus influents de Kyooraku, voilà quelque chose qui la faisait vibrer. Elle savait où était sa place et comment l'utiliser à bon escient. Noriko connaissait sur le bout des doigts ce qu'il fallait dire et ne pas dire, comment agir. Elle était manipulatrice et douce, les propos souvent modérés, mais fermes, et la voix chantante comme une vraie Nadeshiko. C'était aussi une femme au foyer accomplie, avec un physique plein de santé et une lignée décente qui lui permettait d'affirmer avec fierté qu'elle pouvait porter des héritiers de qualité pour son futur époux. Certaines personnes venus de cultures différentes regarderaient peut-être avec dédain et mépris ses choix de vie, sa "soi-disant" soumission aux hommes. Mais ceux qui crachaient ainsi sur son monde d'apparat et de luxe, ne comprenaient pas, non, ne comprenait strictement rien au bonheur qui était le sien ! Noriko ne portait pas des masques pour se défendre, se couvrir ou se cacher ! Elle le faisait par simple plaisir. Derrière tout grand homme, il y a une femme. , c'était ce qu'elle pensait.

Son long et magnifique trait de khôl noir et charbonneux soulignant ses yeux clairs, fait à partir de magnifiques minerais qu'elle avait récolté avec soin, la puissante Ankoku se releva et s'avança, la démarche souple et chaloupée. Sa main se posa sur l'épaule du marchand, tentatrice de nombreux péchés inavouables aux oreilles les plus douces.

-Alors, -susurra-t-elle avec intérêt- vous me le montrez ce Kimono ?

Souriante, Noriko lui arracha la boite des mains et la posa avec avidité sur sa table de chevet. Aujourd'hui, une soirée importante était tenue au Manoir Sengetsu et elle avait entendu que Takamori Ankoku y serait également. Après maintes insistances, son merveilleux oncle avait réussi à lui obtenir une invitation. C'était une occasion en or qu'elle ne pouvait tout simplement pas manquer. Le froid, mais puissant chef du Clan ne saurait rester indifférent à son charme et son intelligence, la façon dont elle saurait se faire compagne silencieuse, mais de goût si elle parvenait à le rejoindre subtilement à cette soirée. Et ce n'était pas parce qu'il était réputé misogyne que Noriko était découragée dans son projet. Au contraire, elle considérait juste que le bouc n'avait pas encore rencontré la bonne moutonne et se ferait un devoir personnel que de lui apprendre tout ce qu'il y a de merveilleux chez une vraie femme.

Pour cela, il fallait néanmoins qu'elle arrive à être stupéfiante. L'ainoko se mordilla la lèvre inférieure et défit le paquet. Déjà, elle se voyait au bras de Takamori et rien que l'idée la faisait bondir d'excitation. Il n'y avait rien que Noriko appréciait plus que de se sentir importante, admirée et respectée. Tenir une maison, faire la conversation et être jolie, c'était naturel pour elle. Alors, elle voulait de quelqu'un qui saurait l'utiliser intelligemment, la montrer au monde et exploiter ses qualités sans se contenter de l'enfermer dans un placard et l'y laisser pourrir telle une vielle bique. Et puis surtout, si son mari était riche, elle pourrait continuer ses recherches en beauté et c'était un plus non-négligeable. Pressée, elle parvint enfin à se saisir du vêtement, qu'elle tira hors de son écrin avec précaution. Le kimono, lourd, retomba d'un souffle, déployant ses nombreux pans rouges. Rouge. Aussi rouge que le rouge d'une rivière où on aurait égorgé des milliers d'enfants.

Son sourire s'estompa brusquement. À côté, le marchand observa avec un frisson le visage de poupée de Noriko se tordre et perdre toutes couleurs. Les mains de l'Ankoku se mirent imperceptiblement à trembler. En un instant, elle était repartie des années en arrière, par un après-midi comme un autre. Elle ferma les yeux, tentant de se calmer. Mais c'était là, devant ses yeux. Elle pouvait le revoir, presque sentir l'odeur de l'hémoglobine fraîche. Et elle retrouvait ce sentiment qui lui avait broyé la poitrine et le cœur, écrasé la gorge, figé d'horreur. Elle n'avait même pas pleuré, elle avait juste regardé. Regardé, cette femme qu'elle n'oserait plus jamais qualifier de “mère”, ce monstre et son ciseau dans la main, brillant et sombre à la fois, teintait de pourpre, dégoulinant d'un liquide fluide et presque transparent, similaire à des perles de cristaux, des rubis qu'aurait craché le dieu Kage lui-même par la bouche. Elle expira tremblante. Ce rouge-là. Tout ce rouge. Dans les draps, sur le sol, dans les mains de Momoka, partout, partout, partout, partout, partout, partout, partout. Noriko manquant de déchirer le tissu riche le jeta par terre avec violence.

-Je n'en veux pas. -claqua-t-elle-sèche- Rapportez-le et trouvez m'en un autre. Immédiatement.

Sur ces paroles dures, elle quitta la pièce et sortie dans le jardin pour se calmer. Elle se passa une mèche dans ses longues boucles blondes et s'accroupit par terre, à ras du sol, pour chasser une vague de nausée. Perdre le contrôle d'elle-même, voilà quelque chose que Noriko détestait foncièrement. Elle était fière et orgueilleuse, loin d'accepter encore que cet affreux souvenir puisse l'affecter à ce point. Ne te laisse pas avoir Noriko, tu es forte. Tu es riche. Tu es belle. Tu n'es pas comme elle, tu ne le seras jamais. La moutonne se releva avec lenteur. Il fallait qu'elle s'excuse pour son comportement déplacé. Heureusement, l'homme n'était pas difficile à séduire et quelques baisers suffiraient largement à le faire taire. Noriko réajusta son yukata de coton sur ses épaules. Tout allait pour le mieux. Elle était Noriko Ankoku, fille de Mamoru Ankoku. Elle n'avait plus rien avoir avec Momoka. Et personne ne ferait ou s'oserait jamais à faire la comparaison.

Elle n'était pas habillée de rouge.
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(#) Sujet: Re: Test pour Noriko Ankoku (Refonte d'un ancien compte) 21.12.16 7:06
Pour moi, c'est nickel !
Pas d'incohérence, ou alors je les ai loupé oO

Juste, c'est Momoka qui tranche pour l'interprétation comme c'est son prédéfini ♥
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(#) Sujet: Re: Test pour Noriko Ankoku (Refonte d'un ancien compte) 21.12.16 15:46
j'adore et je suis totalement fan du fait qu'elle soient fan de parfum .. *adore les parfumeur*

je valide totalement et ma boite est ouverte




 
merci:
 


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(#) Sujet: Re: Test pour Noriko Ankoku (Refonte d'un ancien compte) 21.12.16 16:29
Merci beaucoup Idriss !

Je suis vraiment contente que tu aimes Noriko comme je l'ai pensé !

Je t'envoie un petit mp demain matin pour moi ! x3


Merci à Master et Tancho pour mes beaux avatars ^^ !
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