Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom
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(#) Sujet: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 13.08.16 15:16
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Soraya Ishaïna Powhatan

Informations
Année de Naissance : An 27 (23 ans)
Genre : ♀ demoiselle
Nationalité : Îles Esmeralda
Statut : Inexistante
Métier : Assistante auprès d'une druidesse/divinatrice mais pas de métier propre


Psychologie & Physionomie


Ô ma fille, élances toi,
Fais virevolter ta robe de soie.
Élève dans le ciel ta douce voix
Et colore le monde du bout de tes doigts.

Marque le sol au rythme de tes pas.
Enchante les âmes, tout autour de toi.
Que la lumière naisse de cette aria
Ô donne moi la vie, Soraya !

« Approche toi ma fille, et laisse moi t'admirer un peu. Tourne-toi, juste comme cela. Ô divine Djamena regardez moi cet ange. Tes longs cheveux d'ébène où les rêvent des hommes s'échouent, déposant sur le rivage des trésors immenses, tu les as hérité de ta mère; et ton teint hâlé, où se reflète le soleil et ces prunelles céruléennes où se perdent les regards, de ton père. Je reconnais bien ici l'héritière de clan Powhatan, la plus belle fille de notre île. Mais si tout n'était qu'héritage mon enfant ! La divine Djamena t'a offert tout ce que la nature même peut t'envier. Ton corps est taillé dans le cristal, façonné par le forgeron des cieux. Combien d'hommes se sont perdus sur les courbes de cette fabuleuse statue ? Tu es belle à en faire perdre la tête. Ne me regarde pas ainsi, ne sois pas gênée, n'essaie pas de me tromper. Tu es consciente du potentiel sans limite de ton corps. N'oublie pas que je te connais par cœur, et que tu ne peux me duper. Mais retourne plutôt danser ma fille.

Tu as ce don, ce don d'user son corps comme d'un outil de sublimation. Lorsque tu te mets en mouvement, personne ne peut t’ignorer, les rumeurs se taisent, les regards se tournent. La scène devient tienne et la piste ton terrain de jeu. Tes membres qui s'accordent, au rythme de la mélodie et ton corps qui se meut dans son intégralité, comme guidé par un fil invisible. Tu sembles marionnette, dirigée par les mains de notre déesse. Elle te manipule, laissant à ton être le potentiel d'exprimer toute sa grâce, sa douceur et sa finesse. Un petit tour, un pas sur le côté, un mouvement de bras ample, et ton spectacle devient harmonie.

Tu es une femme sereine, cela se voit à ta façon d'agir. Tes pas sont toujours calculés et posés au bon endroit. Ton visage est calme, un sourire ornant tes lèvres fines. Inébranlable ? Je ne crois pas, juste mystérieuse. Il se dégage de ta personne, ma chère fille, une aura fabuleuse, qui pousse à l'admiration. Tu n'es pas comme les autres, à parler pour ne rien dire sans arrêt ou à t'amuser dans le vent de ta jeunesse. Tes paroles sont mûrement réfléchies, et tu n'aimes point user de ta voix inutilement. Tu préfères rester un peu en retrait, cachée dans l'ombre des convives, puis apparaitre au bon moment, pour poser le mot qu'il faut. Seraient-ce tes origines nobles qui guident tes actions à ces instants ? Tu possèdes cette brume qui t’entoure, et qui t’accompagne à chacun de tes voyages. La brume de l’inconnu, qui fascine autant qu’elle ne repousse, tel le danger qui guette dans l’ombre des hommes. Les hommes se confient facilement à toi, et tu perces leurs défenses  sans grandes épreuves. Méfiance est de mise lorsque tu entre en scène, ma fille, je n’aimerais point qu’il ne t’arrive du mal. Ta beauté est une arme, comme une tentation…

Tiens, la brise se lève, je crois que le temps se rafraichit. Tes cheveux flottent lentement dans le vent, et tu fermes les yeux. Tu sembles apaisée, tu aimes ce vent. Le vent qui voyage, parcourt le monde d’un bout à l’autre sans jamais cesser de souffler. Tu inspires à chacun de ses passages ce sentiment de liberté et le laisse envahir ton âme. Cette même brise qui porte bateaux et marins miséricordieux à travers la tempête, te donne l’énergie de suivre ce sentier qui est le tien. Le sentier d’une liberté insoumise, d’un mon de sans chaines, ni responsabilités. Tu es cette femme rêveuse, qui aimerait refaire le monde à sa façon, et te libérer des carcans qui te sont imposés. Fuirais-tu ton passé Soraya ? Cette enfance luxueuse et bercés de mensonges et d’absences ? Ou bien cherches-tu juste à gouter aux fruits de l’existence, à vivre sans regretter aucun de tes actes. Tu profites et jouis de chaque instant que la vie daigne t’offrir, car tu sais à quel point une vie est fragile. Tu te souviens de ta sœur, Aldnéah et de sa tragique disparition.  

Ne te perds pas dans l’écho de ma voix ma fille, n’aies point peur. Je t’accompagne toujours, ma main reste proche de la tienne. Tu ne crains rien, tu peux te confier à moi mon enfant. Regarde, les ombres s’en vont lorsque je parle. Tu vois cette lumière ? Continue de danser. Tant qu’elle t’éclaire, personne ne peut lire en toi, ni te faire du mal, cela signifie que Djamena t’accompagne. Tu cherches à te protéger, je le sens bien. Cette lourde carapace qui t’encercle comme des murailles d’airain te garde au chaud, dans ton petit monde délicat. Ceux qui parviennent comme moi à briser cet écrin de velours te rendent inoffensive. Tu n’es pas invulnérable,  il suffit de peu pour te faire plier genoux, mais cependant beaucoup pour te faire cracher ton dernier souffle. Ton cœur est fragile, même si tu n’en as pas conscience. Alors tu te défends à ta manière face à ce monde qui ne souhaite pas t’entendre. Personne ne peut posséder ta confiance, ni même ton amour. Tu ne te fies qu’à toi-même, et ne suis que ton instinct. De temps à autre, tu adresses une prière à la divine Djamena, lorsque le chemin s’assombrit, mais rarement tu n’acceptes les mains tendues par les autres. Tes problèmes, tu les règles seule,  tu n’as besoin de personne. Les autres, ce ne sont pour toi que des passants, des personnalités aussi différentes soient-elles que tu ne croiseras qu’une seule fois dans ta vie. Tu t’attaches peu au final, comme si tu allais toujours repartir. C’est triste au fond, car jamais tu ne connais le bonheur d’être entourée d’amis ou d’une famille. Et tu n’as jamais cru à l’amour. Ce sentiment ridicule te donne envie de rire.  Pourquoi s’asservir pour un autre ? Tu préfères de loin les compagnies d’une nuit, et tu fuis ceux dont les projets sont bien trop fondés. Est-ce cependant important ? Pas pour toi, tu n’as que faire de la communauté, des ensembles et des groupes, tu veux être seule, unique, libre.

Que caches-tu dans ta poche ma fille ? Encore ces petits filet de soie que tu dissimules dans tes poches ? User de tels artefacts pour commettre des actes répréhensibles, cela ne fait pas partie de mon enseignement. Je ne peux malheureusement rien te concéder, et te réprimer m’est impossible lorsque je découvre tes prunelles attristées. Tu aimes jouer avec le feu, et parfois même te brûler. Tu laisse les braises glisser sur ta peau satinée, et griser ton corps à vie. Des cicatrices invisibles, dissimulées en toi, qui te rongent de l’intérieur lorsqu’elles éclatent au grand jour. Cesse de flirter avec les ennuis, tes ailes sont fragiles, et tes plumes peuvent à tout moment  se noircir. Tu n’es pas influençable, mais tu te laisses facilement entrainer dans les méandres des vices. Tu voues à la contradiction une telle passion, que tu te pousses parfois à franchir tes limites, à accepter l’inacceptable. Tu fascines les autres Soraya, mais lorsque l’on te fascine, tu deviens esclave. Je suppose que tu dois gagner ton pain, avec l’argent que tu amasses, en prédisant aux autres un avenir brumeux. Tu lis dans les cartes et dans les lignes de la main, comme je te l’ai appris. Djamena use de ton corps pour transmettre sa magie, et des messages. Tu donnes aux hommes le fil de leur vie, et parfois entre en contact avec les disparus. Tu n’es pas un charlatan, n’écoutes pas ces impies qui te le répètent, ton pouvoir est réel et tu dois en user avec sagesse et équité, comme tu l’as toujours fais.

J’ai confiance en toi ma fille, n’oublies pas mes leçons et tâche de toujours suivre le chemin que je t’ai tracé. L’esprit de la grande Djamena guide tes pas Soraya. Ouvre ton cœur et inspire sa foi. »



Biographie

    « Mon enfant, Mahshra est fière de toi. Comme tu as grandi, comme tu es belle ! De là où je suis, je t'observe vivre jour après jour, cette vie que je t'ai offerte. Je dompte pour toi les ombres, maudit les mauvais hommes. Je te guide à travers ce monde de chaos et de désordre. Que j'aimerais pouvoir caresser ton visage, ma fille...  
     
   Les moments que nous avons vécus ensemble ne s'effaceront jamais de ma mémoire, peu importe l'âge que je prendrais au fil des printemps. Je me souviens, aussi loin que mon esprit me laisse me souvenir, de tes petites mains qui serraient les miennes. Tes premiers pas, accrochée à ma robe de chiffon. Tu marchais tout prêt de moi, anxieuse à l'idée de trébucher sur une pierre ou une racine. Je me souviens de ton visage, de tes sourires, de tes rires, de tes larmes, de tes cris. De ton visage déformé par la joie et la douleur. Et de ta voix. Cette voix unique, merveilleuse, enchanteresse, que je ne pouvais me lasser d'écouter. Tu es tout pour moi, Soraya. Tu l'as toujours été.

Ton histoire commence une petite matinée d’Arano, alors que le soleil colore le ciel d’une teinte rosée magnifique. Tu ouvres les yeux, bouges tes petites mains en balbutiant, et fait naitre de grands sourires sur le visage de tes parents. Ils sont  heureux, et leurs prunelles s‘illuminent d’amour envers ce petit être tout juste humain. Ton père embrasse ton front, et ta mère verse des larmes de joie. Une jeune fille, lâchant la main de ton paternel, viens caresser ta joue. Toi, je suppose que tu es heureuse, je ne parviens pas vraiment à savoir. Tu ne pleures pas, tu es calme, toute calme. Tu es posée contre la poitrine de celle qui t’a mis au monde, et tu t’endors paisiblement, pour ton tout premier sommeil en compagnie de tes proches.

Tu grandis vite jeune fille, tu marches depuis peu déjà. Ou plutôt tu cours. Car oui Soraya, chaque fois que mon regard se porte sur toi, je te vois traverser les pièces du manoir à grande vitesse, filant comme une bourrasque en ligne droite, te cognant parfois même aux obstacles qui parsèment ta route. Les bleus se multiplient sur ton visage autant que les sourires. Mais tu n’en as que faire, tu continues de gambader à toute allure. Quand tu ne t’amuses pas à caracoler dans tous les sens, ou à jouer avec ta sœur Aldnéah, tu es assises, attentives aux leçons données par tes instituteurs. Choisis spécialement par tes parents pour leur grande renommé, ils t’enseignent les bases d’une éducation solide. Matières théoriques, pratiques et civiques rythment ta journée dès ton plus jeune âge. Je constate également la venue régulière d’une femme dans ta future demeure. Elle semble devoir s’occuper de toi. Elle prépare tes repas, se charge de ton linge, et veille sur ta santé, à la place de tes parents sollicités un peu partout dans le monde. Elle est douce, et te raconte de petites histoires que tu adores écouter.

Le temps passe vite dis-moi, tandis que ton esprit et ton caractère se développe, et que ton corps se transforme, mes vieux os s’endolorissent. Quel âge peux-tu bien avoir ? Tu es grande, vêtue de tenues splendides. Je crois qu’elles proviennent de tes parents, qui te les font parvenir au fil de leur voyage. Tu cours beaucoup mois, le jardin se sent terriblement vide sans tes cris de joie et le bruissement de l’herbe craquant sous tes pas. Tu es bien plus à l’intérieure, enfermée, à écouter des heures durant des professeurs. Tu apprends une panoplie de choses, souvent inutiles à mon gout. Tu l’as très bien compris. Ta vie est d’ors et déjà tracée à l’encre rouge. Je te surprends parfois, à poser la tête contre la vitre, et à perdre ton regard dans le jardin. Depuis le départ d’Aldnéah, tu te sens un peu seul dans cette grande bâtisse. Tu n’adresses plus aucun mot à ta nourrice, et tes enseignants te désespèrent les uns après les autres. Les cartes envoyées par tes parents ne t’intéressent même plus. Que se passe-t-il dans ton esprit jeune fille ? Chaque jour qui passe, tes prunelles scrutent la pelouse de ton jardin. Elles détaillent les fleurs aux couleurs flamboyantes, les roches grisâtres parsemant la terre, l’onde claire de la mare où pataugent les carpes, puis cette clôture de bois, pointue comme des lames, et ensuite ces troncs au loin, leurs feuillages verdoyants, les oiseaux qui volent entre les branches. Elle semble si belle la forêt, au-delà de la barrière. Le chant des oiseaux y paraît plus agréables, la nature plus réelle, le parfum plus authentique.  Je te vois, jours après jours, te poser la question. Tu voudrais poser ton pied en son sein n’est ce pas ? Après les cours, tu t’approches de la porte de ta demeure, et risque à parcourir de tes doigts l’air libre de l’autre côté. Il semble plus frais non ou bien ne serait-ce qu’une simple impression ? Tu jettes un œil derrière toi, personne ne te vois. Tu ne crains rien ma fille, viens. Entre dans ma forêt. Tu hésites encore un peu ? Voyons mon enfant, tu ne devrais pas. Cette nature, elle t’écoute, elle t’appelle. Tu regardes à nouveau dans ton dos, prends une grande inspiration et ouvre la porte devant toi.

La forêt t’accueille en elle, te laisse naviguer sous son manteau de feuillage. Elle t’accompagne, par une brise délicate, un couple d’hirondelle. Tu te déchausses et pose tes pieds nus sur ce tapis verdoyant. Une sensation de frais t’envahit immédiatement. Tu sembles entrer en communion avec la nature, ma nature. Tu avances à pas feutré, comme évitant de déranger cette harmonie sereine. Tu te sens à la fois étrangère et invitée. Un sentiment particulier, qui ne te déplait point. Ton pouls est calme, tes yeux grands ouverts. Et tu t’engouffres dans ma demeure.

Tes doigts caressent l’écorce des arbres et la mousse qui les recouvre. Il fait en ces lieux bien plus doux. La chaleur extérieure semble absorbée par les grands arbres qui t’entourent. Tu aperçois soudainement quelque chose d’étrange. Une chose qui jamais ne pourrait en temps normal se trouver à cet endroit. Une chaumière, modeste, en bois sombre. Elle n’est ni trop grande, ni trop petite. Elle semble à deux étages, et je lis dans tes prunelles les questions  qui taraudent ton esprit. Cette chaumière, c’est la mienne. Entre ma petite, pousse la porte, n’aies crainte. Monte les marches jusqu’à l’étage, ne renverse pas mes livres et mes affaires qui trainent sur mo, établis. Tes pieds font grincer le plancher, et ton cœur s’accélère au fil de ta montée. Enfin, le perron. Tu penches la tête, et enfin, tes yeux se posent sur moi. Je suis assise, me balançant lentement dans ma chaise en acajou. Je t’observe du coin de l’œil. Tu t’approches, et m’apostrophes « Hum… Madame ? ». Ta magnifique voix, quel bonheur de pouvoir l’entendre d’aussi près. Je te réponds « Appelle-moi Mahshra.». Tu ne dis d’abord mots, et préfèrent me scruter sous tous les angles. Je te comprends, j’aurais fais de même en ta position. Tu décides de me parler à nouveau, comme mue d’une curiosité nouvelle.

- Mahshra… vous habitez ici, au milieu de la forêt ? Et pourquoi, pourquoi avais-je si envie d’entrer chez vous ? Qui êtes-vous ?
- Je suis à la fois tout le monde et personne, je ne suis qu’un esprit en cette forêt. Je vis loin des tiens, car ils ne sont pas aptes à me comprendre. Comme toi, personne ne te comprend. Mais je sais ce que tu vies, et c’est pourquoi je t’ai choisi. Je t’ai guidé ici, pour t’amener à moi. J’ai beaucoup de choses à t’apprendre ma fille.
- Mais enfin… je ne comprends pas, pourquoi ? Qu’est ce qui me prouve votre bonne foi ?
- Rien ne le prouve. Seule ton âme peut juger de ma véracité. Crois en toi, et tu sauras.
- Mais… je suis perdue dans vos paroles. Qui êtes-vous à la fin ?
- Tutoies moi Soraya, je suis celle dont tu possèdes un trait si particulier. Tes yeux, sont les miens. Tu es mon enfant, ma petite fille.
- Votre petite-fille ? Vous voulez dire que…
- Oui. Mais ne parle pas à ta mère de ma présence ici, elle ne m’apprécie point.
- Mais pourquoi ? Tu lui as fait une chose en particulier ?
- Non, au contraire. Elle m’en veut à juste raison, et je ferais ce qui est en mon pouvoir pour me racheter, et ne pas commettre les mêmes erreurs. Enfin ma fille, je suis heureuse de pouvoir toucher tes joues, caresser tes cheveux…

Tu cesses de parler, je sens ton cœur qui m’accepte doucement. Ta méfiance disparait lorsque tu plonges ton regard dans mon visage. Il te ressemble n’est-ce pas ? Tu restes un peu, boit un peu de thé, préparé en prévoyance de ton arrivée. Tu me parles, me racontes des histoires que je connais déjà. J’ai l’impression de t’entendre répéter mes souvenirs, et tes souvenirs. Mais je feins de réagir naturellement à tes dires, et argumentes à la suite de chacun d’entre eux. Mes gestes sont chaleureux, et mes paroles sont sages. Mais le temps passe vite, et bientôt je te rappelle à l’ordre. Tu dois rentrer, avant que les gens ne s’inquiètent de ton absence. Tu m’écoutes, non sans rechigner, et retournes sur tes pas. Tu m’adresses depuis l’extérieur un grand geste de la main, et repars la tête emplies d’idées fabuleuses. Ma fille, je suis fière de toi, je vais pouvoir enfin t’avoir auprès de moi. Je te vois marcher, la tête perdu entre mes mots, et te diriger vers ta demeure. La nuit est tombée, tes parents sont inquiets. Tu leur fais croire à une simple promenade, et pourtant, tu sais au fond de toi que c’est bien plus encore. Tu montes les marches menant vers ta chambre et t’enfermes. La douce couverture te réchauffe les épaules, et tu laisses ton esprit vagabonder. Tu réfléchis beaucoup, mais cette intrigue qui te noue les organes semble te travailler suffisamment. Morphée a raison de toi, mais tes rêves fantastiques enchantent mon âme.

Le jour se lève sur un nouveau jour, tandis que toi, dès l’aurore, tu foules le sol de ma forêt. Les arbres s’écartent devant tes pas, comme pour te guider vers ta destination. Comme si les branches pointaient du doigt la bonne direction, comme si les oiseaux volaient vers la bonne position. Tu retrouves mon lieu de vie, et entre. Ta curiosité continue d’actionner tes pas. Tu te hisses à l’étage, où déjà je m’active devant un chaudron.

- Ma fille, tu es donc de retour ?

- Expliquez-moi…
- Que veux-tu savoir ? Je puis répondre à toutes tes questions mon enfant.
- Je veux tout savoir, comprendre ce monde qui m’entoure, comprendre pourquoi vous vivez ici, qui vous êtes pour moi, ce que vous faites…
- Je ne puis t’apprendre toutes ces choses en une seule leçon, tu en conviens n’est ce pas ?
- J'en conviens bien... comment pouvons-nous faire ?
- Rend-moi visite tous les jours, et chaque journée sera pour toi l’occasion d’apprendre une chose en particulier. Tu devras te montrer patiente, et apprivoiser cette verdoyante et luxuriante forêt qui entoure ma demeure.
- La forêt ?
- La forêt est une création de la Déesse, Djamena la divine. Elle t’a guidé en ces lieux pour que ton destin se réalise. Tu es vouée à de grandes choses ma faille, mais pas à servir le royaume de tes parents.
- Djamena et mon destin ?
- Oui mon enfant, mais permets moi de t’expliquer cela autour d’une tasse de thé…»  

Nous parlons beaucoup, à l’identique de la veille. Tu hésites un peu moins, tes phrases sont plus claires. Tu retiens quelques gestes, verrouille par moment tes lèvres, tant la timidité qui enserre ton être te dévore. Mais je ne t’en veux pas, tu n’es pas prête. Il te faudra bien du temps encore...
Les jours s'enchainent à nouveau, j'ai l'impression que le temps désormais s'accélèrent. Au fil des nuits qui passent, je t'apprends de nouvelles connaissances, qu'aucun autre professeur que moi ne peut te révéler. Je te fais découvrir les secrets de la nature, des être qui peuplent les forêts. Je t'apprends à bien voyager à travers elle, à comprendre et interpréter les signes de la déesse, s'exprimant pas la naissance d'une fleur ou la mort d'une abeille. Le temps qui file noircit tes cheveux et creuse ta taille. Tes hanches se métamorphose et tes jambes s'élancent. Tu deviens jeune femme à présent, et ta beauté fulgurante ne rend plus personne insensible à te présence. Les regards se tournent vers toi lorsque tu marches, et de jeunes hommes t'accostent par moment. Mais tu es sage ma fille, tu prends garde, tu te méfies. En suivant mes enseignements, tu veilles à ne point te laisser manipuler et renvoies les individus trop désireux.
Ta foi envers Djamena grandit. Tu comprends que cette déesse est la seule en laquelle tu dois croire. Tu n'en parles pas aux autres, qui préfèrent s'agenouiller devant des idoles stupides, souillant leur âme d'un lourd péché. Mais il ne faut pas leur en vouloir, quelqu'un doit leur ouvrir les yeux.

Puis vient ce jour. Tes pas à travers la forêt font pleurer les esprits. Tu sanglotes, tu sembles dévastée par une nouvelle tout juste annoncée. Tu te réfugies dans ma demeure, espérant trouver en ma présence un réconfort que tes parents ne peuvent t'offrir sur le moment. Je te prends dans mes bras, caressant tendrement tes cheveux de cendre. Je te berce avec douceur, chantonnant une mélodie enfantine, visant à apaiser ton cœur serré.

- Ma fille, dis moi. Dis moi ce qui te chagrines, ce qui te rend malheureuse. Dis moi ton malheur que je puisse t'aider à aller mieux.
- Mes parents sont rentrés plus tôt aujourd'hui...

Je te laisse un petit moment, je ne veux point te brusquer. Je patiente, caressant doucement ta tête, et essuyant tes larmes du bout de mes doigts. Je te voyais si grande, mas tu es encore toute petite. Je ne peux que mieux comprendre ta réaction. Ce genre d'évènement reste nouveau pour toi, tu ne l'avais jamais vécu auparavant. Même si je connais déjà l'origine de tes tourments, je préfère te laisser mettre des mots dessus.

- Aldnéah... elle ne rentrera pas à la maison... elle est... elle est...morte

Ce mot résonne comme un fracas dans toute ma demeure, et des frissons te parcourent la nuque. Un croassement funeste s'échappe depuis la forêt et à nouveau, tu fonds en larmes. Je compatis ma fille, je connais cette douleur si particulière qui enserre l'âme et la torture depuis l'intérieur. Tes yeux papillonnent lentement, tu t'apprêtes à parler. Ta voix est un peu plus calme.

- Ce qui m'attriste le plus... c'est que je ne sais même pas comment elle est morte. Mes parents refusent de me donner plus de détails. Je... pourquoi ?
- Ma fille, tu dois comprendre que tes parents te protègent. S'ils ne te disent rien de plus, alors ne cherche pas. La curiosité mon enfant est un fardeau qui n'apporte que la douleur et la haine.
- Mais puisque je te dis que ne rien savoir me fait trop de mal ! Je peux m'imaginer tout et n'importe quoi, sans jamais pouvoir valider une seule de mes hypothèses. Dans ce cas tout est possible, même la pire et la plus ignoble des morts. Tu ne peux pas me conseiller de rester dans l'ignorance !
- Tu ne comprends pas. La vérité est pire encore que le mensonge. Je te le répète encore une fois, tu ne dois pas chercher à savoir.
- Mais enfin, je croyais que tu m'aiderais, pourquoi t'obstines tu à me contredire ! Je suis vraiment stupide d'avoir cru qu'une étrangère pourrait m'aider à me consoler !

Tu cries ces derniers mots, puis te lèves. Sans attendre, tu dévales les escaliers, les yeux embués de larmes et t'enfuis à travers la forêt vers ta maison. Moi, je soupire, blessée par tes mots et le sentiment de culpabilité qui me ronge. Mais je n'avais pas le choix que de te mettre en garde. Ce que tu trouveras te fera du mal. J'attendrai ton retour dans ce cas, et je resterai dans l'ombre, comme toujours. Le lendemain tu ne reviens pas. Tu restes une bonne partie de la matinée, allongée dans ton lit, cachée sous les draps de velours. Tu réfléchis, ou du moins, penses réfléchir. Et pour la première depuis notre rencontre, tu prends la décision de me désobéir. Tu attends le départ de tes parents, cloitrée dans ta chambre et patiente silencieusement. Puis lorsqu’enfin le soleil atteint sa plus haute place dans le ciel, tu te décides à déambuler dans la maison. Tu marches dans les couloirs, ne sachant pas vraiment où chercher, mais tu es résignée à trouver des informations. Tu n’aimes pas les mystères, et tu comptes bien donner des réponses à tes questions. Tu finis par pénétrer dans le bureau de ton père. Tu t’assois sur le siège paternel, toisant du regard l’ensemble de la salle. Ton doigt fin glisse sur le marbre du bureau. Non, rien de ce côté. Tu dévale la pente du meuble, et entrouvre chacun des tiroirs. Rien, toujours rien, quand soudain une enveloppe mystérieuse t’alarme. Tu la récupère, l’entrouvre, et déplie la lettre cachée en son sein. Ce que tu lis t’intrigue au plus haut point. Il s’agit d’un rapport, dénué de tout sentiment. Vide à cause d’une objectivité complète. Deux trois mots de condoléances, et une phrase fatidique : « Le cadavre de votre fille a été retrouvé ce matin, nous vous adressons nos plus sincères condoléances. ». Tu découvres une seconde lettre, plus récente, qui cette fois porte un cachet d’une grande institution. Tu n’aurais jamais du al lire ma fille, jamais. Tes yeux se couvrent de larmes, ton cœur se resserre. L’atrocité des propos te dégoutent, malgré leur caractère cru et sans détour. Une description. Mais pas n’importe laquelle non, celle des derniers instants de ta sœur, par le biais d’un médecin. Tu prends conscience de l’horreur dans laquelle ta sœur s’éteignit. Prise de nausée, tu ranges les lettres avec précipitation et te jettes à l’extérieur, pour cracher tes trippes. Tu regrettes désormais. J’avais raison, et tu avais tort. Tu aurais du m’écouter. D’ailleurs, tu te fais la réflexion de ne jamais plus me désobéir, repensant à notre discussion de la veille. Lorsque le gout amer se dissipe, tu arpentes à nouveau le chemin qui te sépare de moi. Je suis si heureuse, te reviens enfin, quelle agonie ce fut que de t’attendre à nouveau. Ton visage est cependant baissé, fermé, n’exprimant comme émotion que la douleur de la perte d’un être aimé. Tu apparais sur le palier, et tu viens te loger dans mes bras.      

- Ma fille, le monde est parfois empli d’injustice qu’il te faudra surmonter. Djamena t’accompagne dans cette épreuve, et moi aussi. Tu n’es pas seule.

Les larmes qui ruissellent le long de tes joues valent mieux que le plus long des silences. Tu sanglotes, et me demande pardon.

- Ma fille, je t’accorderai toujours mon pardon…

Ton visage esquisse un petit sourire, et tu comprends, à cet instant, que je serais toujours là pour toi.

Nous passons la soirée à discuter, comme nous en avons l’habitude. Je t’apprends de nouvelles connaissances, dont le moyen d’honorer ta défunte sœur. Je débute avec toi l’apprentissage du langage des fleurs et des plantes en général. Mais le temps passe vite, et tu dois déjà rentrer à la maison. En partant, tu me fais à nouveau ce petit signe de la main que j’apprécie tant observer, et tu retournes dans ta demeure, l’esprit apaisé. Le soir même, tes parents t’offrent le collier, reçu la journée même, qui appartenait à ta défunte sœur. Plus jamais il ne quitta ta nuque.
Encore et toujours, ce long fil invisible qu’est le temps, guidés par les mouvements d’aiguille de Djamena la divine se déroule. Le long parchemin de ta vie se forme au fil des jours, s’arborant de couleurs ou de sombres nuances selon les évènements que tu vis. Tu reviens me visiter de façon journalière, prenant le temps d’écouter mes enseignements, toujours avec cette passion dévorante qui te caractérise. Je t’initie aux arts de la divination, de l’herboristerie, de la création d’ongues,  de parfums, je t’éduque à l’observation de la nature, des étoiles, des signes que Djamena nous transmets à travers le monde qui nous entoure et enfin, je t’apprends la parole de la divine, et la manière de réaliser son adoration. En quelques sortes, je te transmets tout ce que je sais, sans détours, sans intermédiaire. Si bien que bientôt, je ne sais plus rien que tu ne sais pas. Le jour de tes dix-huit ans, tes parents te réservent une surprise, ils rentreront plus tôt. A peine ferment-ils la porte derrière eux que tu t’évades vers la forêt.

Tu ressens depuis ce matin une sensation étrange, une nostalgie paradoxale, alors que ce jour devrait être pour toi merveilleux. Tu t’approches de la maison et montes lentement les marches. Je suis à l’étage, t’attendait sur ma vieille chaise à bascule. Je me lève, te salue, t’embrasse sur le front, et t’invite à boire le thé. Nous parlons, fantasmons sur cette vie qui s’ouvre à toi. Tu me décris tes rêves de voyage, tes espoirs quant à l’avenir, et me racontes cette vie que tu imagines vivre. Pendant que nous discutons, nous marchons à travers la forêt. Nous découvrons et redécouvrons cette nature omniprésente. De temps à autre je t’interroge, te demandant le nom d’une plante, d’un animal, te posant des questions aléatoires. Et tu réponds toujours juste, sans jamais hésiter. Nous nous baladons longtemps, profitant de cette journée comme si c’était la dernière, parlant, riant, toujours dans cette joie commutative dont toi seule possède le secret. Enfin, nous approchons de la clairière. Les arbres se font plus grands, le ciel plus sombre. Le vaste feuillage cache les rayons du soleil et dissimule l’éclat du jour. Je me retourne, te contemples dans toute ta beauté, et une larme glisse le long de ma joue.

- Ma fille, je t’ai tout appris. Je t’ai élevé du mieux que j’ai pu, sans faire de tort à tes parents, et aujourd’hui, le temps est venu de se dire au revoir.

Ton visage se crispe. Tu restes calme, car tu avais compris depuis le début que je m’en irais. Tes prunelles s’abaissent, tu retiens tes larmes. Tu n’arrives toujours pas à te faire à l’idée. Je te souris, te prends dans mes bras, caressant tes longs cheveux d’ébènes. Je fais un pas en arrière, et t’adresse un visage de tendresse et de bienveillance.

- Va, Soraya ! Grandis dans ce monde que Djamena t’a laissé. Ne vis que pour ton bonheur, et veille à ne plus jamais être triste. Et n’oublies pas, que je serais toujours là pour guider tes pas et veiller sur toi.

Je recule lentement, tourne les talons et avance un peu. Lorsque je me tourne à nouveau vers toi, je t’aperçois je faire des signes, me dire au revoir de tes mains, et sur tes lèvres je peux lire ce mot qui sonne si doux auprès de mon vieil être.

- Merci… merci beaucoup Mahshra.

Un dernier signe, un dernier sourire, un dernier adieu et je disparais dans la clairière profonde. Tu n’es pas triste, au contraire, tu te sens heureuse. Tu touches à ce que les hommes appellent « bonheur » à cet instant. Tu fais marche arrière, quitte la clairière et rentres chez toi, d’un pas lent mais décidé. Ta vraie vie débute là où se termine la mienne sur cette Terre, à toi désormais de mettre à profit mes enseignements.


       Malgré l’étau qui resserre ton cœur, tu vis dans l’amour sans limites  de tes parents, et la douce chaleur de ton foyer. Ton corps change encore, se sublime. Ses traits s’affinent toujours plus, se perfectionnent, suivant un modèle inconnu, mais qui jour après jour gagne en beauté. Tes cheveux de charbons, que tu ne coupes que lors de rares occasions, sont devenus si long, qu’ils dépassent tes épaules, et entourent tes omoplates. Tu les noues avec soin, veillant à les recouvrir suffisamment de crèmes, et de mixtures de ta propre réalisation. Ils sont dignes de la chevelure d’une princesse ma fille. Mais si seulement ta magnificence ne se réduisait pas qu’à tes cheveux, il serait si simple de te décrire. Tout ce que je peux dire, c’est ta popularité s’accroit. Les hommes te dévorent du regard lorsqu’ils croisent ta route, tes amies se pavanent à tes côtés. Sans mentir, tu es à mes yeux, et aux yeux de beaucoup d’autres, la plus belle des femmes, puisque je dois te nommer ainsi désormais, de cette île. Cette attirance magnifique qui s’échappe de toi aurait pu tant te servir, s’il n’avait pas causé ta perte.

Un matin, alors que le ciel se pare tout juste des premières couleurs de l’aurore, un bateau arrime au port. Un navire immense, dans un matériau ressemblant étrangement à du bois, mais dont la teinte si étrangère rappelle une origine exotique. Des hommes, lourdement équipés, descendent sur la plage. Ils s’installent, construisent un camp sur la rive. Au départ, les habitants, doués d’une curiosité accrue pour les étrangers, s’interrogent. Puis ton père, le chef administratif de l’île, mais aussi l’émissaire du clan Powhatan, décide de leur rendre visite, afin de faire preuve d’une bienveillante hospitalité. Grave erreur. Ces hommes n’étaient pas de simples étrangers, ils  ne comptaient pas rester. Ton père est mal reçu, blessé même, et se doit de retourner au village, le visage grave, les mains tremblantes. Il parle de menaces,  de représailles, et convoque le grand conseil. Les étrangers, intrus à notre communauté, désirent en réalité s’emparer des ressources. Alors ils ordonnèrent à ton père de les laisser paisiblement arracher à notre Terre ce qu’elle avait produit. En cas de refus,  les hommes s’armeront, et réduiront en cendre notre belle région.

Tu t’offusques, face à de telles horreurs. Tu ne veux point accepter de telles conditions. Comment des hommes osent-ils bafouer l’honneur de votre clan ? Honteusement outragée, tu t’entretiens avec ton père, mais celui-ci ne t’écoutes pas. La vie de milliers d’habitants est en jeu, il ne peut se permettre de mauvais choix. Tu ne le comprends pas, mais je ne te peux te blâmer. Tu n’es pas assez expérimentée dans le domaine des décisions. Blessée, votre discussion s’envenime. Sauf que tu ne peux convaincre un convaincu, et fuis en hurlant vers la forêt, laissant ton géniteur, penaud et désolé. Tu coures, espérant retrouver la sérénité de la nature, mais le spectacle qui s’offre à toi t’horrifie. La vaste et luxuriante clairière d’autrefois n,’est plus rien. Tout est fané, mort, grisâtre. Le paysage verdoyant s’est transformé en en affreux tableau de désolation. Le chêne centenaire s’est effondré, la maison où j’habitais moisit dangereusement. Plus rien de reposant dans ce monde qui abrita ton enfance. Effondrée, tu t’en remets à Djamena, espérant obtenir d’elle des réponses. A tes pieds, tu prends conscience de l’existence d’une petite fleur, dont la ridicule couleur de ses pétales contraste avec le teint mat des alentours. Tu la cueilles,  et l’observe dépérir lentement. Un à un ses pétales tombent, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un unique ornement, d’un rose pur comme l’aurore. Tu jettes la fleur au sol, et fais demi-tour, comprenant que ta ville est en danger. Trop tard, de la fumée s’échappe déjà au dessus des bois morts. Des cris retentissent, et des hurlements sauvages leur répondent. Plus tu t’approches de ta demeure, plus les bruits s’accentuent, et plus le ciel se rougit. Tu arrives après l’incident. Un incendie embrase ta demeure, et toutes les voisines sur une longue distance. Les gens courent se réfugier vers la montagne, alors tu les suis, ôtant tes chaussures pour filer à toute allure sur le sable des routes. Beaucoup te reconnaissent, et te somment d’accélérer ta course.  Tu remarques d’ailleurs que peu de femmes constituent ce cortège de fuyants. Tu gardes l’allure, espérant rejoindre tes parents pour prendre connaissances de la situation. Tu gravis la pente, menant vers les hauteurs, et aperçois ton père, qui coordonne la mise en sécurité des habitants. Tu t’approches de lui, inquiète. Il te remarque, et te fais des grands gestes, t’ordonne de suivre la foule sans trainer. Tu refuses de l’écouter, et poursuis ton chemin. Il ne cesse pourtant de t’indiquer de ne pas rester près de lui, de t’éloigner au plus vite. Tu te demandes pourquoi ma fille, tu es indécise devant tant d’insistance. Djamena t’envoie un signal ; ton pied écrase une azalée rougeoyante.  Tu lèves la tête, et constates dans les yeux de ton père une détresse jamais vue auparavant, quand une voix animale signe la fin de ta paisible existence.

- En voilà une autre, attrapez-la !

Ils se jettent sur toi, comme des vautours sur leur proie, prêts à te dévorer tout entier juste à cause de ta beauté. Mais tu ne te laisses pas faire, tes membres s’animant d’une fureur combattive, décidée à ne pas te laisser piéger par des brutes désireuses. Tu t’agites, t’évertues comme une bête à repousser tes assaillants. Ils te lient les poignets, mais ton ardeur redouble ; tu te déchaines comme une bête sauvage prise dans les mailles du filet. Impossible de te maitriser, tu fais preuve de trop de vivacité. Tes ongles se plantent dans la peau des ravisseurs, tes hurlements leur scient les tympans. Tous les coups sont permis pour survivre, plus encore lorsque ceux qui veulent ta mort ne sont que des criminels. Ton père essaie de venir à ton secours, mais un coup de masse assommante écarte de toi tout espoir de survie. Alors tu donnes tout ce qui est en ton pouvoir dans un dernier assaut. Spectaculaire, tu sembles possédée par un esprit malin incontrôlable. Soudain, du tissu vient bâillonner le bas de ton visage, et en à peine quelques secondes, tes prunelles roulent et tu bascules en arrière, vulnérable.


Tes paupières papillonnent lentement, essayant tant bien que mal de s’habituer à l’obscurité quasi-totale des lieux. Il fait trop sombre pour que tu puisses distinguer une forme évoluer aux alentours.  Seule une brise légère souffle au sol, et soulève les plis de ta robe, désormais en lambeaux. Cependant, un son résonne à travers la pièce où tu sembles te trouver. Formé de différentes voies, s’activant ensemble ou séparément, le bruit aguiche ton intérêt. Il est semblable à une respiration, à plusieurs expirations et inspirations disséminées autour de toi. Tu tombes à la renverse, le sol au dessous de toi vient de bouger. Où es-tu ? Tu deviens attentives, et un roulement régulier, mêlé à un grincement à peine perceptible se font audibles. Un bateau ? Tu n’as que très peu voyagé en bateau, alors pourquoi te trouves-tu supposément enfermé ?

Des mouvements t’interpellent, d’autres personnes partagent ta détention. Personne n’ose parler, encore sonné par les récents évènements. Avec difficultés, tu te relèves en prenant appui sur tes mains. Tu perçois les lignes de la pièce ; aucune entrée de lumière. Soudain, un bruit suspect te tire de tes analyses. Un claquement, comme des mains frappant contre le bois des murs. Ta tête se tourne vers la source du bruit, pour distinguer un homme. Tu ne parviens pas à détailler ses traits, mais sa carrure et son absence de peur te forcent à penser qu’il n’est pas prisonnier comme vous. Tu aimerais l’approcher, converser ne serait-ce qu’un instant avec lui, car bien qu’il te fasse peur, tu préfères savoir que rester dans l’ombre. Tu ne sais comment l’aborder, ni même si tu en as le droit. Mais ton instinct nocif te forces à commettre le pire. Tu vas dans sa direction, tandis que son regard se perd sur un groupe de femmes recroquevillées un peu plus loin.

- Excusez-moi…

A peine le temps de réagir, tu es à terre, le coup fut puissant, tu n’oses même pas bouger.

- Les esclaves restent à leur place, alors retourne directement dans ton coin jeune fille.

Tu comprends rapidement que tu n’obtiendras rien de lui. Il ne semble pas enclin à la coopération. Tu n’as d’autres choix que d’attendre. Et le voyage est long. Tu parviens à échanger quelques mots avec les autres détenues, mais leur peur les empêche de s’étendre en explications. Mais tu apprends que toutes ces femmes viennent d’îles voisines à la tienne. Tu ne sais pas combien vous êtes, ainsi enfermée dans cette pièce, loin de toute terre accueillante. Tu crois reconnaitre au loin des visages familiers, mais rien n’est certain. Tu crains que ta vie ne soit en danger. Mais tu ne peux que patienter, recroquevillée au maximum, priant pour qu’aucun de vos gardes ne soit pris d’une envie terrible de vous faire du mal. Heureusement pour toi, Djamena semble avoir entendu ta prière. Le trajet suit son cours, sans altercation particulière, et personne n’est blessé. Un homme bien vêtu finit par descendre dans la cale, et marche en suivant une ligne presque tracée dans le bois, comme s’il avait parcouru encore et encore ce chemin. Il vous scrute les unes après les autres du regard, puis il lâche, avec un air hautain et méprisant.

- Mesdemoiselles, veuillez monter sur le pont.

Le regard des gardes et les menaces ne vous inspirent pas, vous vous exécutez sans broncher. Toi la première, tu te lèves et suit la voie dessinées par les hommes armées. Tu montes sur le pont, suivie des autres, et te positionnes au milieu. Un homme vous compte, et un autre tient un registre. Il passe dans les rangs, demandent vos noms, et griffonnent quelques annotations auprès. Lorsqu’il arrive à toi, l’homme certainement riche te dévisage de haut en bas.

- Nom ?

Tu ne réponds pas et le défies du regard. Il n’apprécie pas du tout cette remise en cause de son autorité et ses doigts crochus viennent agripper tes joues.

- Ne joues pas à la maline. Nom !

- Soraya Ishaïna Powhatan.

Des visages se tournent vers toi, et des filles te reconnaissent. Leurs yeux emplis d’effroi se mettent à verser des larmes pour certaines. Puis le silence revient, sous les gestes à peine  agressifs des hommes.

- On pourra tirer de toi un bon prix, tâches de ne pas t’abîmer avant l’arrivée.

Tu ne comprends pas le sens de ces mots, mais il est trop tard. L’homme passe déjà à une autre prisonnière. Il continue à scruter les caractéristiques de chacun puis rend ses écrits à un subordonné.

- Mesdemoiselles,  le voyage risque de subir quelques perturbations dans quelques instants, mais vous vous y ferez très vite.

A peine le temps de se poser des questions qu’une violente douleur se fait ressentir dans ta poitrine. Une douleur si forte que tu ne peux t’empêcher de poser genoux à terre. Tes yeux s’écarquillent et tes doigts se crispent sur les plis de ta robe. Tu respires mal. Ma fille, tiens bon. Aies le courage de surmonter la douleur. Tu sens une main invisible plonger dans ton buste, et t’arracher sans douceur une partie de toi. Est-ce ton cœur ? Tes organes ? Impossible de savoir, mas tu te sens perdre pied. Tu ne tiendras plus à ce rythme, tant la sensation désagréable s’intensifie au fil du temps. Ton corps engourdit est paralysé par la souffrance, et tu es à la limite des larmes. Tu retiens au maximum tes gémissements, ne désirant en aucun cas offrir à tes ravisseurs la chance de voir tes faiblesses. Tu relèves la tête, tous autour de toi sont immobiles. Les filles sont pliées contre le sol, et les hommes se tiennent fermement accrochés aux bois du navire. Tu lâche un petit rire nerveux. Tout le monde est égal face à la douleur. Voir l’état des autres aux alentours te donne la force de rester stoïque et de résister. Après tout, tu es une personne de haut-rang, jamais de la vie tu ne devrais te permettre de faillir. Alors tu gardes ton calme, priant en ton toi intérieur pour garder conscience jusqu’au bout de l’épreuve.  

Le temps passe, et les sensations diminuent. Tu as toujours en toi cette impression d’avoir perdu une chose de chère à tes yeux, mais tu ne vois pas quoi. Des filles se sont évanouies, et les gardes sont de nouveaux droits comme des colonnes de marbre. L’homme mondain lui n’a pas bougé d’un pouce, il te fixe d’un sourire satisfait, te donnant intérieurement envie de lui arracher. L’homme te quitte enfin des yeux et dévie sur le côté, il fait un signe à ses hommes, qui vous font retourner dans la cale. Encore à attendre, tu vas finir par devenir folle.


Les hommes reviennent vous chercher, le bateau ne semble plus bouger. Tu ne perçois plus le roulis des vagues contre la coque, ni l’odeur forte de l’océan. En sortant sur le pont, toujours bien accompagnée, tu découvres face à toi une plage immense s’étendant aussi loin que l’horizon. Poussée par la pointe d’une lame, tu descends, pieds nus, sur le sable brûlant. Tes pieds surchauffent, mais ta résistance à la douleur semble avoir changée,  comme si le passage de tout à l’heure t’avait rendu plus forte. Pure illusion ? Peu importe, tu dois avancer. Et je te regarde, la mine grave, me demandant tout comme toi si ton destin te mènerait ici. La volonté de Djamena est ainsi faite, tu ne peux échapper au fil de ses tricots de l’avenir. Un long périple vous sépare de votre destination. La sensation atroce revient, mais plus faible qu’auparavant. Courage ma fille, bientôt tu ne seras plus entravée, ton corps s’habituera. Toi, et toutes les filles, êtes escortées jusqu’à une grande ville, magnifique. Tes yeux s’émerveillent devant les constructions immenses qui te surplombent. Tu ne sais comment les édifices ont pu être bâtis, mais leur beauté est foudroyante. Les pavés des chemins resplendissent au soleil et tout autour de toi se déplacent des personnes incroyables. Pour la première fois de ta vie tu croises des ainokos. Tu le sens, ce sont eux, dès que l’un s’approche un peu trop, une profonde envie de t’éloigner te prend. Tu n’arrives pas, perdue au milieu de cette ville, à faire résonner ton âme avec celles des fleurs ou des arbres, comme si tes aspects druidiques étaient en sommeil. Bientôt, tu déboules sur une grande place, agitée et peuplées de milliers d’hommes et de femmes de toutes les couleurs. Une sorte d’évènement semble animer la place, d’immenses stands s’élevant de toutes parts.
Tu es escortée jusqu’à un stand, et toutes les filles sont poussées à entrer par l’arrière. Dès lors, vous êtes triées sur le volet, et séparées en groupes. Sauf toi, tu es mise à l’écart, sous les regards inquiets des autres filles. L’homme mondain reparait, dans une tenue majestueuse et extravagante.

- Mesdemoiselles, vous allez êtres vendues au plus offrant, j’espère que votre nouvelle vie d’esclaves saura donner un sens à vos vies !

Des larmes se font entendre, du désespoir, et beaucoup de regrets. Pas de temps à perdre,  elles sont amenées dans une pièce voisine, les préparant à la vente. Le riche vieillard se tourne vers toi, un sourire malicieux aux lèvres.

- Toi je ne te vends pas, je te garde pour moi. Tu vas gentiment rester ici, je reviens dans un instant.

Ton esprit s’élance, ton corps est prêt à agir. Tu ne peux pas rester ici, et passer ta vie auprès d’un vieil homme pitoyable qui te ferait vivre une misère et abuserait de toi jours après jours. Impossible, cette liberté à laquelle tu aspirais allait en contradiction avec ce futur. Non. Non ma fille, bats toi pour ton monde. Ne te laisse pas piéger par les aléas du temps et de ces hommes qui croient pouvoir asservir d’un claquement de doigt. Un seul garde te surveille du coin de l’œil, tu peux éventuellement passer à l’action ? Cette dague conservée dans ta manche trouvera son utilité. Tu dégaines, et plante l’arme dans le ventre de ton ennemi. Tu ne sais pas viser, mais le temps est suffisant pour que tu puisses t’échapper de son attention. Tu files à toute allure, vers ce qui te ressemble de près à une salle annexe. Décorée sobrement par des chandeliers, la salle doit être un entrepôt. L’association magique se forme dans ton esprit. Chandelier, bougie, feu, toile, brasier ! Voici ta chance pour fuir sans être vue. Tu fais basculer le chandelier et le dispose difficilement face à la tente, mais tu dois attiser le feu. Tu ressors de ta poche ton sachet d’herbe médicinale, au diable tes expériences devant le prix de ta vie. Une bonne dose d’Eucalyptus suffira à rendre le feu plus rapide. Et le résultat est presque immédiat, les vapeurs se dégageant du foyer s’embrase et enflamme la tente. Tu jettes un œil dehors, le garde est stupéfait et part prévenir son maitre dans une autre direction. Tu cours, de toutes tes forces, pour partir dans l’autre sens, quittant les lieux. Tu fonces à travers les allées, évitant au maximum les autres passants. Trop tard, des hurlements t’indiquent que des hommes sont sur tes pas, tu es repérée. Tes pieds avancent par leur propre volonté, désireux de t’aider à échapper de cette tyrannie non voulue. Mais la foule est immense, et bientôt tu gagnes de l'avance sur tes poursuivants. Désireuse de disparaître, tu profites de l'agitation ambiante pour entrer dans un commerce. Les gardes passent, toi tu restes immobile. Tu es arrivée ici, dans cette ville inconnue. Tu ne possèdes plus ta magie, ma fille, tu es seule à présent.  Tu ne sais pas vraiment dans quoi ton cœur t’a poussé, mais tu es loin de te douter que ton arrivée dans cette ville marquera un tournant dans ta vie. Tant d’aventures patiente ta venue. Je suis heureuse d’avoir pu te suivre jusqu’ici, et je me demande si à l’avenir, les choses seront ainsi pour toi. Courage ma fille, même si parfois le présent te semblera morne et dénué de sens, il te faudra l’accepter, et vivre toujours dans la couleur que tu donneras au vent. Colore le monde ma fille, et vis l’existence que Djamena t’a accordée. »

Ô que ta vie soit mélodie,
Fleuve riche d'aventures bénies.
Qu'à tes pieds poussent les lotus fleuris,
Qui feront de toi la princesse de minuit...


[16 | 08 | 2017 : Les dernières modifications ont été postées, j'espère qu'elles sauront vous convaincre, auquel cas je tâcherai de modifier ma fiche selon vos critères. Je m'excuse encore pour ces délais inexcusables et irrespectueux, et je vous remercie pour votre gentillesse à rude épreuve. ]



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Comment avez-vous connu le forum ? : de longues recherches sur internet ~
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Soraya I. Powhatan
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 13.08.16 16:53
Bienvenue a toi petit bout d`humain, on fera en sorte que ton sejour parmi nous soit intense^^


Spoiler:
 


La vérité est plus terrifiante encore , si tu cherches en profondeur.
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Tendresse Sadique
Ainoko Libre
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Habane Satoshi
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 13.08.16 19:00
Bienvenue gente demoiselle.
J'espère que tu t'amuseras bien sûr Migoto.

Si tu as des questions, le staff reste à ta disposition <3
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 13.08.16 20:12
Coucou,

Je te souhaite la bienvenue sur le forum ^^
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 13.08.16 20:13
Bienvenue jeune damoiselle
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 13.08.16 21:12
Bienvenue très chère !! :3
Bon courage pour ta fiche o/


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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 13.08.16 23:54
Bienvenue belle demoiselle <3

*mouvement de cheveux l'oréal* T'as de beaux yeux tu sais ? /paf/

*sors*

Une fiche qui promet j'ai hâte de voir la suite !
Invité
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 16.08.16 0:14
Bonsoir et merci à tous pour vos petits messages d’accueil adorable ♥
Alors je vais prendre le temps de vous répondre à tous tranquillement ♪

Habane : Merci, j'espère aussi que mon séjour sera intense c:

Wilhelm : Merci gent damoiseau, j'espère que vous tours de magie sauront m’impressionner ♪

Gabriel : Merci à toi ♥

Farrial : Merci jeune servante c:

Miyabi : MIKAZUKI MUNECHIKA ♥ Ow mon dieu je t'adore déjà rien que pour cet avatar ♥ merci !

Svein : mouvement de cheveux franck provost, la qualité professionnelle pour moi ♪, t'es très bow aussi tu sais ♥
Merci bien c: je vais faire de mon mieux pour ne pas vous décevoir !

Merci encore à vous ♥
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 16.08.16 1:25
Bienvenue ! Comment ai-je fait pour pas venir visiter ta fiche plus tôt ? Moi qui adore les coutumes tribales et chamaniques/druidiques du monde entier ! Bienvenue parmi nous, je vais attendre la suite avec impatience ^^.
Ainoko Asservi(e)
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Aaron Halvor
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 16.08.16 1:47
Bienvenue et bon courage pour ta fiche


Spoiler:
 
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 16.08.16 2:03
hm... alors tu te présentes comme ça? intéressant, je suis curieux de voir la suite ^^
Invité
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 21.08.16 12:23
Merci à vous trois pour votre accueil c:
Je tâcherai de ne pas faire traîner ma fiche trop longtemps ! (Imaginez un coeur ici, je peux pas les faire depuis mon portable)


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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 21.08.16 15:16
(Ici Master/Takamori sous une autre de ses facettes Wink )

Bon courage pour ta fiche ^^
Ne t'en fais pas, tu as encore du temps Wink
Et puis, je vois que tu passes régulièrement donc je ne m’inquiète pas Very Happy


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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 27.08.16 18:35
Bonjour !
Comme tu avais spécifié que tu mettrais un peu de temps, sache que je t'octroie ton délai supplémentaire de 2 Semaines Wink
N'hésites pas à nous tenir informer pour ta fiche en tout cas ♥
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 27.08.16 18:56
Bonjour c:

Merci beaucoup beaucoup, je devais venir vous le demander et... Bah je ne l'ai pas fais je m'en excuse. Merci de votre accueil d'ailleurs c'est gentil de votre part et merci du délai. Ma fiche avance mais sur un autre support puisque j'ai peu de temps de libre mais elle sera terminée bientôt avant la fin du délai promis !

Merci encore c:


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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 27.08.16 19:02
Y'a pas de mal ^^
Je te vois passer régulièrement, et de temps en temps dans le flood. Donc, je ne m'inquiéte pas. J'avoue être parfois plus "stricte" : mais c'est surtout quand je suis sans nouvelles aucunes, ou pour des prédéfinis ou pour des rôles importants ^^'

Enfin, courage pour la rédaction ♥
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 01.10.16 14:25
Hello ♥

J'ai l'impression que tu as ajouté du contenu depuis ma dernière lecture, non ? Par contre, ta fiche est-elle terminée ? Toujours en cours ? Quand penses-tu avoir terminé ?
Merci d'avance de tes réponses et sache que je reste disponible pour toutes demandes ou questions sur l'univers, la fiche, les délais etc !
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 02.10.16 0:14
Bonsoar ♥

Je suis profondément désolé pour mon retard, inexcusable je l'entends bien. En effet, j'ajoute régulièrement un peu de contenu à mon histoire, afin de terminer ma fiche de présentation. J'ai très peu de temps devant moi, et j'ai beau me démener, mon temps libre se compte sur les doigts de la main. Je n'oublie pas ma présentation, la preuve étant que le caractère de Soraya est terminée, mais il me reste encore à faire pour son histoire. Je m'excuse du fond du cœur :/
Je n'ai pour le moment plus aucunes questions, mais je n'hésiterais pas à venir vers toi en cas de problèmes. Puis-je demander un autre délai ? Même si je crois que j'ai largement dépassé les délais...


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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 17.10.16 23:55
Y'a pas de mal ^^
Fais-moi signe quand c'est bon et tiens-moi informé. Je ne demande rien de plus ♥
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(#) Sujet: Re: Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom 17.08.17 15:54
Coucou ♥

Alors, l'edit est nickel. L'incohérence que j'avais relevé dans la version précédente ait corrigé. Et c'est un cheminement de chose logique et sur lesquels tu pourras rebondir en rp Very Happy
En tout cas, pour moi, tout est OK donc je valide bien volontiers ♥

Fiche Validée

"C'est partit pour le Grand Voyage ! Découvrons Migoto tous ensemble !"

Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Migoto no Shima et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants.
Nous te demanderons aussi d'aller Recenser tes dons ainsi que Recenser ta race si tu es Ainoko. De plus, peu importe ton groupe, si tu peux aller recenser ton Métier cela serait pratique.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Les langues que parlent ton personnage, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! Pour ce faire, il te suffit de te rendre dans ce forum-ci.
Nous avons aussi les Dépôts de Missives pour les rps de type "épistolaires". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage ^^
A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, et trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.


Le staff te souhaite la bienvenue!
Ainoko Libre
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Takamori Ankoku
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Mystic Aria - Crescendo of lotus bloom
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