Wilhelm "Erwin" Rosenthal
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(#) Sujet: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 11.07.16 16:36
Image Présentation 600*200
Wilhelm "Erwin" Rosenthal

Informations
Année de Naissance : An 24. (36 ans)
Genre :
Nationalité : Himéro
Statut : Inexistant
Métier : Gentleman Inventeur et Magicien à ses heures


Psychologie & Physionomie


Oh, strong man,
Queen of the balls
Some Brotherly Love
Is a pleasure for all
Come out - Open your eyes
It's a matter of size!

Ne croyez pas tout connaître d’Himéro, de ses codes, de ses dogmes, de ses coutumes, ni de son protocole. Car si vous pensiez que chaque noble himérien se voit affubler d’un balai dans l’arrière train, à passer son temps à critiquer les tenues des autres et de ne raffoler que de petits plats minuscules hors de prix, c’est bien mal connaître Wilhelm.
Car là où d’autre chuchote, lui parle haut et fort, là où certains se montrent prude, lui revendique sa sexualité hors-norme, là où certains jouent une fausse modestie, lui se pavane, abusant de ses tours et attire tous les regards. Il aime être le centre de l’attention, il aime rire, fort et sans retenue, il aime dire ce qu’il pense, dire ce qu’il ressent, il aime faire la cour, lancer des compliments quand c’est mérité, il aime amuser, parler de lui et  de ses inventions farfelues, il aime poser des questions, beaucoup de questions, jusqu’à l’outrance. Si certains le traite de fanfaron vous pouvez être sûr qu’il s’évertuera à vous donner raison.
Oh bien sûr qu’il connait les codes de conduites, les révérences élégantes et les valses chaloupées, allons, ne croyez pas non plus qu’il soit si différent de tout ce beau monde, il sait s’y intégrer mais outrepasse jusqu’à la limite possible la politesse qui est dû. Il pousse, il cherche, il amuse, il fait rire, il réfléchit, il pense, il conçoit, chaque minute est précieuse, il dort peu, invente, créer, tournoie sur lui-même, lit beaucoup et surtout il observe. Wilhelm est toujours accompagné des plus belles dames de la cours, il les traite avec flatteries, avec égard, piaillant avec elle, maniérant et parlant des jolis nobliaux qui le dévisage. Il ne se cache pas, revendique ce qu’il est et tout semble glisser sur lui comme de l’eau sur un rocher.
Pourvu d’un esprit capable d’inventer milles et une chose, il apprécie parfois le calme de son atelier d’étude et sait se faire oublier jusqu’à être désirer, jusqu’à ce qu’on réclame sa présence exubérante et ses tours de passe-passe sans magie où tout n’est qu’une question d’habilité, de réflexion et de malice.
A faire le spectacle, à construire son image, on oublie bien souvent de se demander ce que Wilhelm pense vraiment, à se demander si tout cela n’est pas qu’un joli spectacle et que derrière chaque tour, s’il n’y a pas un truc. Car en vrai, il se fiche bien d’être un noble, d’être un intellectuel, non lui, il aime les ainokos. Il les admire, les observe, il veut tout savoir d’eux. Ce sont des créatures fascinantes qu’il à étudier pendant plus de dix ans, n’hésitant pas à abandonner parfois tenues de prestiges et soirées mondaines. Véritable baroudeur, il est capable de changer de visage par magie, de se faire oublier ou de se faire remarquer. Avec Wilhelm, c’est simple, tout n’est que magie et mystère.


Now remember,
There's a big difference between
kneeling down or bending over!
Pick up the soap
Get on your knees and pray


Pourtant, s’il y a bien quelqu’un qui dérange dans les hautes sphères d’Himéro, c’est bien Wilhelm Jakob Rosenthal. Il est toujours là quand on s’y attend le moins, à porter des tenues provocantes, faites de tissus brillant, aux formes géométriques insoupçonnable, à natter ses longs cheveux gris cendré comme les dames, à se pomponner, à se parfumer comme la gente féminine. Il n’y en a pas deux comme lui et s’il arbore le haut de forme des nobles d’Himéro, il est capable de se pavaner en corset et jupon au milieu d’un bal. Parfois farder comme une femme, il lui arrive de se prendre pour l’un d’elle et passe ses journées dans les jardins de la demeure familiale dans les robes de rubans et de dentelles de ses sœurs.
D’un physique atypique, Wilhelm a toujours su qu’il était différent, de par ses cheveux, de par ses yeux d’un bleu tirant sur l’or, de par sa bouche féminine, aux lèvres veloutées et à la moue amusée. Si il n’est pas aussi grand que les hommes d’Himéro, il n’a pas à rougir devant son mètre quatre vingt cinq et sa taille svelte. Il adore natté ses cheveux quand ils sont humides pour les faire boucler. Il est capable d’arborer une posture fière et hautaine dû à ses origines, comme il peut très bien prendre un accent de charretier et se faire passer pour quelqu’un du peuple. Il a des manies, très féminine, une gestuelle qui lui est propre quand il est au naturel où ses origines nobles ressortent, où il baille en quémandant un thé le petit doigt en l’air. Il a la fâcheuse habitude de changer d’attitude en fonction de la personne en face de lui, et il passe son temps à rire de bon cœur. C’est quelqu’un de bon vivant, même si il ne mange pas devant les autres, toujours à l’écoute et amusant. Il est capable de passer du coq à l’âne en moins de trente seconde et de partir dans un délire qui lui est propre.
Pour ses tours de magie, il porte la plupart du temps un masque, une cape et un chapeau haut de forme d’Himéro. Ce sont d’ailleurs les seules choses qu’il avait sur lui en arrivant sur Migoto, ça et toute sa panoplie de jeux de carte truqués, son carnet de note et un recueil de poésie.




Biographie


Vous êtes-vous déjà demandé ce que cela faisait de naître « différent » des autres ? De vous sentir au plus profonds de votre être hors-norme, de savoir qu’au fond de vos entrailles vous n’êtes pas comme tout le monde, que vous n’aimez pas les personnes qu’il faudrait aimer, que  vos capacités ne sont pas les mêmes qu’une moyenne établie par un état royal, que votre mode de pensée est diamétralement opposé à tout ce que l’on vous a toujours inculqué ?

Je suis différent. Je l’ai toujours su et je le saurais toujours.

J’ai appris à cultivé cette différence et si certains vous diront que cela peut être une force, je vous dirais juste que mon vœux le plus cher est d’être comme tout le monde. Mais voilà ce n’est malheureusement pas possible. Je suis différent et j’aurais beau faire de mon mieux pour me fondre dans le moule, je n’aurais que cette impression tenace de ne pas être à ma place, de me cacher et d’être ce que je ne suis pas. Alors j’ai appris à en rire, à en jouer, parce qu’au final il n’y a que dans l’exubérance et le rire que les choses semblent mieux se passer, parce qu’on retient moins un sourire que des pleurs. Parce qu’il est difficile de critiquer quelqu’un de sympathique qu’un être antipathique.

Ma différence maintenant, je la cultive. Je suis différent, je le sais, et je le resterais.

Tout a commencé quand je suis né, un joli jour de printemps, la vallée des Rosenthal était en fleur, s’étendaient à perte de vue les landes remplient de couleurs délicieuses, de serres garnies des plus belles roses, tulipes, jonquilles, camélias, iris et autres multitudes qui font la fierté de ma famille. Nous sommes des Maîtres-Fleurs, depuis des générations, notre fortune, notre nom nous vient de là, même si parlons avec un accent un peu plus rocailleux que celui de la cours d’Espéras, nous fournissons les plus belles fleurs dans les palais des Rois et des Reines du monde. Notre domaine s’étend des Crevasses du Soleil jusqu’à Sjalkraft, chaque vallon où poussent une fleur nous appartient, tous les villages environnants portent le blason de notre famille, chaque homme et chaque femme travaille à produire les plus belles fleurs que l’on ait jamais vu.

Je suis né ici, au milieu des jonquilles, des amarillys et du mimosa odorant. Je suis né dans la demeure majestueuse de ma famille, aux pierres blanches et crème, aux arcs de fer soulevant des toits de verres et de vitraux multiples, faisant miroiter sur le carrelage chaud des couleurs chatoyantes. J’étais le premier né, le plus attendu, celui qui devait hériter, le modèle, l’exemple mais voilà, quand je suis né je pesais plus de cinq kilos. J’étais une véritable boule de chair à la couleur de cheveux atypique, d’un blond centré, tirant sur le blanc grisatre, à la peau étrangement pâle pour celle dorée de mes parents, aux yeux bizarre d’un bleu tirant sur le jaune.
Si ma mère avait cru bon d’ingurgiter des décoctions faites par les Mages de Vetenskap pour avoir un beau bébé, digne de ce nom, elle a très vite déchanter. Je n’étais pas facile à vivre, je pleurais sans cesse, geignant, hurlant à plein poumon, j’étais gros, potelé, même pour un bambin, j’étais difficile à soulever, je me débattais sans cesse. J’ai fait vivre un enfer à mes parents qui ont fini par me relayer dans les bras de nourrices pour ne profiter pleinement que des rares moments où j’étais calme et souriant.

Non content d’avoir un physique atypique, j’ai marché et parler très tôt, j’ai fait montre d’un caractère capricieux et surtout d’un très faible taux de magie. Si ma mère pouvait faire éclore les fleurs juste avec son chant et mon père soulever la brise d’un simple claquement de doigt, j’arrivais tout juste à faire pousser une feuille sur une tige, et au prix d’effort incroyable.
Oh croyez-moi, j’ai bien vite compris leur déception face à l’échec cuisant que j’étais pour eux et si plus tard j’ai compensé par mon intellect et mon ingéniosité, mon enfance a été des plus difficiles. Du moins, si l’on considére difficile le fait de se goinfrer en permanence et de passer son temps à lire des livres et aussi de ne pas faire la fierté de ses parents accessoirement.

Mes parents ne me présentaient jamais à leurs amis en visite, même mes cousins et cousines me mettaient un peu à l’écart et plus le gouffre se creusaient et plus j’étais capable d’avaler des quantités pharamineuses de nourritures et de livres. Pourtant, j’avais beau lire, je n’étais pas doué pour les études, tout cela m’exaspérait, m’ennuyait, je ne comprenais pas l’intérêt de tout cela, je le savais déjà, plus ou moins, je pleurais, refusait de faire mes exercices, je n’arrivais pas à rester là assit à devoir écouter quelqu’un parler alors que j’étais trop serré dans mes vêtements, alors que la bibliothèque de la demeure n’attendait que moi, alors que les odeurs des cuisines devenaient délicieuses. J’avais honte, honte de moi et cela m’énervait de plus belle, j’avais honte quand ma mère me pointait vaguement du doigt, quand elle butait sur les mots pour me présenter en tant que fils, quand je voyais la déception au fond de son visage alors que son ventre s’arrondissait de nouveau.

Alors, je m’enfermais dans une petite serre, juste derrière les cuisines, je volais des gâteaux et je m’enfermais là pour lire des livres qui parlaient de machines gigantesques capable d’aller sous l’eau, capable de voler dans le ciel. Je prenais des notes, redessinait les schémas avec un plaisir non feint, j’étais déjà capable de comprendre certains systèmes de poulies, les lois de la gravité et de la tectonique des plaques.
Mais à cet endroit, ce qui me plaisait le plus, c’était que parfois, quand je me cachais bien derrière les pots de fleurs, je pouvais voir Erwin.

Ah Erwin ! Il a été mon premier amour, celui grâce à qui je suis devenu ce que je suis à l’heure actuelle. C’était un des domestiques de la maison, sa famille vivait dans un village en contrebas et comme il n’avait pas de prédispositions pour la magie, on l’avait envoyé ici car il était assez robuste et ne rechignait pas à la tâche. Parfois il venait dans la serre car il devait transporter des sacs de terreaux, quand il faisait chaud, il retirait sa chemise et je l’observais, regardant ce corps musclé qui sortait à peine de l’adolescence. Vous noterez ici qu’une autre de mes différences a été d’être attiré par les hommes. Je pouvais passer des heures à le regarder, à voir ses bras se contracter sous l’effort, à voir ses tempes s’humidifier de sueur, ses cheveux bruns coupé en brosse briller légèrement sous la transpiration. Il était beau, je le trouvais beau. Parfois, il ramenait une domestique avec lui et je regardais sa chute de rein se soulever alors qu’ils forniquaient entre les roses trémières et les fortifias. Bon sang de bonsoir, c’est à ce moment-là que j’ai connu mes premiers émois, que j’ai salis quelques pantalons et que je courais de toute ma masse flasque jusqu’à ma chambre pour cacher mes vêtements.

Puis un jour, il m’a surpris en train de le regarder, j’ai rougis comme pas possible et il a ri doucement avant de me frotter la tête. Puis finalement, je suis venu lui parler, tous les jours. C’était quelqu’un de doux malgré son aspect brut, il m’écoutait toujours même si parfois il ne comprenait rien à ce que je racontais. Il est devenu mon tout premier ami, il me faisait rire en me parlant de tout et de rien. Avec lui, j’avais l’impression d’être normal, il ne se moquait pas de mon physique ventripotent, du fait que je l’observais, que je sois capable de calculer le nombre de fleurs dans la serre d’un simple coup d’œil. Non, il sifflait toujours entre ses dents du bonheur impressionné et sortait de derrière mon oreille un bonbon, comme par magie, pour me féliciter.

C’est lui qui m’a appris mes premiers tours de magie. Faute de pouvoir en faire réellement, il avait pris l’habitude d’impressionné les filles avec une dextérité dans la manipulation de carte et l’apparition et disparition d’objet. Grâce à ça, j’ai réussis à impressionner mes cousines à l’anniversaire de l’une d’elles. Elles sont restées ébahis quand j’ai réussis à faire apparaitre une rose de leurs boucles blondes. Elles ont ri, en ont redemandé et j’ai ris avec elles. Je me suis senti bien pour la première fois.
Si les garçons m’évitaient encore, je suis rapidement devenue la coqueluche des filles, j’acceptais tout, de jouer avec elle, à la balle, à la coiffeuse, à la dinette, de me vêtir de leur vêtement, elle me maquillait et l’on riait fort. Elles embrassaient mes joues, me disait que j’étais adorable et j’étais devenu le plus heureux des petits garçons. Pour continuer à leur plaire, j’apprenais des nouveaux tours, de l’apparition du lapin dans un chapeau, au foulard infini. J’organisais même des petits spectacles pour elles, avec une petite scène que j’avais construite avec Erwin. Il était là, dans le fond à applaudir et à rire. Puis mes spectacles ont commencé à devenir plus compliqué, je construisais mes trappes, double fond et mes malles moi-même, je réfléchissais à la façon la plus scientifique possible pour arriver à faire croire que tout était magique. Mais rien ne l’était. Non vraiment rien.

Pour l’anniversaire de ma mère, avec qui je m’entendais mieux, devant mes frères et sœurs, devant la famille, des amis, par un beau jour d’été je suis monté sur la scène que j’avais faite avec Erwin. Mon costume était beau, brillant, avec une longue cape, un masque sur les yeux, j’ai vu leurs iris s’illuminer quand j’ai fait disparaitre ma cousine, que j’ai réussi à sortir un bouquet de rose blanche de ma manche pour l’offrir à ma mère, mais surtout, je me suis fait remarqué. Non pas par la qualité de mes tours, mais par mon habilité à avoir inventé tous les objets qui me servaient dans mes spectacles. Cela allait du phonographe, à la réfraction de la lumière dans les fonds de mes malles.

Quelques semaines plus tard et je partais en direction de Sjalkraft, la Cité des Inventeurs. J’y suis resté plus de dix ans. Etudiant, grandissant, paradant, réfléchissant, tout en étant toujours ce petit canard qui ne faisait pas les choses comme il fallait les faires.
J’apparaissais lors des présentations scientifique dans un nuage de fumée, je riais et parlait fort, j’étais vêtu avec élégance, j’avais...grandis, beaucoup grandis et le petit garçon rondouillard avait laissé place à un grand jeune homme sûr de lui. J’étais différent, toujours, je remettais en cause les principes même du monde, ces fondements, l’existence de Deus et si l’on me montrait du doigt, je ne cessais de parader dans les bals des Hautes Familles, une rose au poignet et les plus jolies filles dans l’autre. Du capricieux et renfermé gamin, j’étais devenu une étoile brillante et mon égo s’en ai retrouvé flatté. J’arborais une confiance en moi inattaquable et l’on pouvait bien cracher sur mon passage, j’étais comme un paon qui venait de découvrir qu’il en était un.

J’étais différent, dans ma chair, dans mon cœur, j’étais loin de ces physiques typiques, loin de suivre ces modes que je jugeais saugrenues, j’étais loin des standards lié aux inventeurs vieillissant et radotant. J’étais devenu charmant, par la force des choses, car il est plus facile de conquérir avec un sourire qu’avec des pleurs.
S’il y avait bien un domaine où je ne brillais malheureusement pas, c’était pour aborder les garçons. Du moins, pas au début en tout cas. Dans un pays comme Himéro, ou cela est mal vu, je me contentais de me les regarder, riait bien souvent pour détourner les yeux de ceux qui m’attiraient. Je pensais à Erwin parfois la nuit, Erwin qui s’était marié entre temps et à qui j’écrivais régulièrement. Puis j’ai rencontré quelques hommes, qui comme moi, on laisser leurs doigts glisser sur ma peau, qui ont laissé mes lèvres se poser sur leur chairs. Je n’étais pas fou, je n’étais pas le seul à aimer ça, et parfois je fréquentais les bordels de la ville à la recherche d’une belle gueule que je pourrais me payer, pour éteindre un corps typiquement masculin en toute impunité.

La première fois que j’ai rencontré un ainoko, je passais quelques jours dans la demeure d’été d’un amant rencontré à un bal, Elliot Harrigton de son nom, le deuxième né d’une famille d’Espéras, mais ce n’est pas très important. Il était plus âgé que moi qui venais de fêter mes vingt-deux printemps et je me prélassais sur la terrasse en lisant quelques notes sur des machines à vapeur.
Ah oui, j’ai oublié de vous en parler, mais la nourriture est devenue quelque chose de difficile pour moi. Je ne mange plus avec plaisir, j’ai certes grandit, mais maigrir a été un enfer sans nom, je me faisais vomir après chaque repas, enfonçant mes doigts dans ma gorge pour faire sortir de mon corps tout ce que j’ingurgitais. Je me bâfrais littéralement, puis je vomissais. Je suis même devenue extrêmement maigre à un moment donné, c’est Elliot qui m’a alors proposé de l’accompagner dans son petit château sur la côte pour s’occuper de moi. Hum, Elliot était chercheur en psychologie, alors mon cas l’intéressait, en plus de mon corps bien entendu. Enfin bref, tout ça pour dire que manger était devenu pour moi un calvaire et que je rechignais à aller à cette soirée où Elliot tentait vainement de m’emmener. Un ami d’enfance à lui organisait une petite soirée, qui avait de grande chance de finir en orgie en connaissant Elliot, mais qui avait surtout quelque chose de soi-disant incroyable à nous montrer.

Je me souviens du chemin que nous avons emprunté pour aller voir cette surprise. Nous étions déjà plus ou moins imbibé d’alcool, les filles soulevaient leurs robes de rubans et de satin alors que les hommes riaient et s’amusaient à leur souffler dans le cou. Nous marchions à la lueur de bougie et de lanterne dans l’immense jardin, et puis soudainement le silence s’est fait ; quelque chose s’est mis à me tordre les boyaux. Les filles ont criées, certaines se sont évanouies et j’ai regardé Elliot qui semblait lutter tout comme moi avec ce qui nous déchirait de l’intérieur. Nous n’avons finalement été que quatre à pouvoir accéder à la petite dépendance tout au fond des jardins. Mon cœur et mon corps était lourd, pourtant ce moment reste à jamais gravé dans ma mémoire. Quand la porte a été poussée, je l’ai vu, il était là, agenouiller sur le sol. On aurait dit un faune, en chair et en os. Ses pieds se tordaient, se déformant en sabot, alors que sur sa tête d’immenses cornes s’enroulaient dans ses boucles chatoyantes.

Il était beau, si beau, si magnifique. Mi humain, mi animal, comme les chimères de mes romans d’enfances, il était si…attirant. Je n’arrivais pas à comprendre comment tout cela était possible, je n’arrivais pas à comprendre et ce simple fait m’enchantait.
Je me suis approché pour le voir de plus près, il était de toute façon drogué, de passage ici pour être envoyé vers Espéras si j’avais bien compris. J’ai touché ses cornes du bout des bois, ses sabots, ses oreilles velues, puis sa peau d’humain. J’avais la cage thoracique compressée, mais je n’arrivais pas à me défaire de ce spectacle. Certains soufflèrent qu’il était affreux, une engeance de Deus, le diable et le malin en personne. Mais moi, je ne pouvais m’empêcher de le trouver absolument remarquable, hypnotique, intriguant.

C’est Elliot qui a dû me faire reculer, car j’aurais pu rester là à l’observer pendant des heures. Après cette rencontre, je suis devenu obsédé par les ainokos. Je savais leur existence depuis bien longtemps, leur mythe et leur légende, mais d’en voir un m’avait transformé. J’ai commencé à inventer mes propres ainokos, à les dessiner comme je les voyais dans mon imagination. J’ai délaissé mes recherches en ingénieries pour me pencher sur les sciences médicales et comprendre ce phénomènes, mais tout m’échappait, cela tenait presque plus du miracle que de la science.

Alors je suis parti, j’ai délaissé mes études, j’ai pris mes carnets avec moi et j’ai parcouru la plupart des continents à la recherche d’ainokos pendant plus de dix ans. Je me suis rendus dans les ambassades pour les voir, les observer, répertoriant leur physique, leur croisement, leur génétiques dans mes carnets. J’ai appris les langues sur le tas, m’acclimatant comme je pouvais aux différents climats. Je vivais grâce à la fortune de ma famille, de mes tours de magie parfois dans la rue, je me glissais dans les cales des bateaux pirates pour observer leurs marchandises ainokos.
J’ai fait de multiples rencontres, partager nombres de lits, des hommes tous différents, de toutes les origines, j’ai amusé beaucoup d’enfants grâce à mes tours et leur sourire est toujours le même, où que j’aille.

Puis, alors que je rentrais du Desatma, la peau un peu brunie par le soleil, une idée folle m’a traversé l’esprit. Et si moi, Wilhelm Jakob Rosenthal, j’allais sur Migoto ? Si j’allais là où j’aurais le plus de chance de rencontrer des ainokos…et si j’allais les étudier directement chez eux, dans leur vie quotidienne.

J’aurais pu obtenir un visa, j’aurais pu être un humain libre, mais je voulais vivre leur quotidien, je voulais comprendre leur coutume, leur appartenir pour comprendre, peut être que là-bas ma différence serait moindre, peut être que là-bas je ne serais plus hors-norme, peut être que là-bas on ne me regardera plus comme un être étrange, incompréhensible…Peut être.

Alors tapis dans l’ombre d’un navire de contrebande je me suis glissé dans un lot d’humain asservi. J’avais réussis à avoir des faux papiers Eemerald en Zanshi et je me nommais maintenant Erwin Wagner, magicien en vadrouille.



Informations IRL

Pseudo : Yollo
Âge IRL : Tristesse infinie
Comment avez-vous connu le forum ? : Vision divine je crois
Code du Règlement : On est là pour s’amuser
Qu'ont les humains, que les ainokos annulent ? : La Magie


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Wilhelm "Erwin" Rosenthal
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(#) Sujet: Re: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 11.07.16 17:26
Bienvenue monsieur le magicien

*yeux qui pétille*




 
merci:
 


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(#) Sujet: Re: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 11.07.16 19:01
OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!! J'adore les magiciens, bienvenue à toi^^


"Correr es mi destino."
Manu Chao-Clandestino


Initiateur
Marché d'Outre-monde

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en italique, de l'Himérien dans le texte
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(#) Sujet: Re: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 11.07.16 19:37
*bave*

Re-bienvenue à toi <3

Et non, je n'ai toujours pas l'intention de te foutre Yachi dans les pattes...
Ou peut-être que si... Tu vois ça avec Fumi... XD
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(#) Sujet: Re: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 11.07.16 20:21
(Re) bienvenu à toi parmi nous o/





Je m'exprime en  #9966ff
 
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(#) Sujet: Re: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 12.07.16 10:48
Merci pour votre re-acceuil ! Vous êtes des amours <3 " fait péter les cotillons et les paillettes"

Yachi, tu viendras, je ne m'en fais pas, mon prisme magnétique fonctionne à merveille. Je suis de toute façon si beau que tu ne pourras pas résister..."s’évente"
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(#) Sujet: Re: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 13.07.16 17:45
FINITO !

Yollo.

J'espère que ça ira Smile
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(#) Sujet: Re: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 14.07.16 13:45
Hey !

Fiche très sympathique ♥
Alors, une info pour ton roleplay sur la cité des inventions d'Himero : les inventions sont quasiment toute basée sur de la techno-magie et l'usage de matériaux magique. Bref, c'est une citée surtout spécialisé dans les "enchantements". Donc, ton personnage devait détonner même là-bas Wink Car si sa vision de l'invention "non magique" ou "peu magique" est étrange, et peu bluffé : pour les autres scientifiques, ton personnage restait un excentrique et pas seulement dans son "mode de vie" ^^

Voili voilou donc, pour l'information de contexte qui peut nourir tes rps. Car sur Migoto, il est certain que c'est les inventions "artisanales" qui plaisent le plus ^^ (d'ailleurs, pour ton passage sur les machines à vapeurs en livre : ce système n'existe que sur Migoto actuellement, et surtout pour les célèbres grues du Port de Sangokai...les humains utilisent des cristaux magiques & co plutôt que des forces mécaniques pure. Wink )
Voilou ♥

Sur ce, je valide volontier !
En plus, tu inaugures le fait que les gens vont voir les news chibis des fiches de tag ♥

Fiche Validée
"C'est partit pour le Grand Voyage ! Découvrons Migoto tous ensemble !"

Félicitation !
Ton personnage est validé, nous te souhaitons bienvenue sur Migoto no Shima et espérons que tu t’amuseras bien parmi nous !

Afin de commencer à jouer sur de bonnes bases, nous t'invitons à aller recenser ton avatar afin d’éviter de potentiels conflits quant aux images/personnages pour les nouveaux arrivants.
Nous te demanderons aussi d'aller Recenser tes dons ainsi que Recenser ta race si tu es Ainoko. De plus, peu importe ton groupe, si tu peux aller recenser ton Métier cela serait pratique.

A tout cela, s'ajoute le fait d'éditer ton Profil. Tu remarqueras qu'il y a de nombreuses informations à y entrer. Les langues que parlent ton personnage, tes autres comptes si tu en as, tes périodes d'absence, l'âge et autres petites informations utiles rapidement aux joueurs, et qui concernent ton personnage !
Merci d'avance en tout cas, de prendre le temps de remplir tout ça. Même si, je le sais, ça fait un peu beaucoup Embarassed ...

Sache que tu peux aussi réaliser une fiche de suivi RP/Relations ! Pour ce faire, il te suffit de te rendre dans ce forum-ci.
Nous avons aussi les Dépôts de Missives pour les rps de type "épistolaires". Le lien de sa boîte est à mettre dans son profil soit dit au passage ^^
A noter que les modèles proposés de codage ne sont pas obligatoires, si tu veux faire autrement : tu peux -_^

Pour te lancer en rp, tu peux consulter ou faire ta propre demande de rp dans le forum mis à ta disposition pour cela !
Tu pourras aussi y faire verrouiller tes topics clos, et trouver le code nécessaire si tu désires proposer des prédéfinis à l'administration.

N'hésite pas à contacter le Staff par MP si tu as un problème ou une question.


Le staff te souhaite la bienvenue!
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(#) Sujet: Re: Wilhelm "Erwin" Rosenthal 14.07.16 16:41
Super merci pour les infos en plus. C'est tout à fait ce que je visais, un excentrique un peu farfelue que beaucoup ne considérait que comme un inventeur de seconde zone car il ne fait pas usage de la magie, ni de matériaux magique.

C'est pour ça qu'il devrait se plaire sur Migoto héhéhé.

Merci et plein de bisous <3

Ps : Kyoku est trop choupiiiii
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Wilhelm "Erwin" Rosenthal
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Wilhelm "Erwin" Rosenthal
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